François Giroust

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François Giroust

Naissance 9 avril 1738
Paris
Décès 28 avril 1799
Versailles
Activité principale Compositeur
Style Musique classique
Musique vocale
Activités annexes compositeur, maître de chapelle

Œuvres principales

Motets, messes, etc ; hymnes révolutionnaires, chansons

François Giroust est un musicien et compositeur français né à Paris le 9 avril 1738[1] et décédé à Versailles le 28 avril 1799 (9 floréal an VII)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formé à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, par le compositeur Louis Homet (1691-1767)[3] jusqu'en 1748, puis par Antoine Goulet, il obtient en 1756 le poste de « maître de musique » (maître de chapelle) à la cathédrale d'Orléans, où il exerça jusqu'en 1769. Il fut très apprécié par ses employeurs. Dans cette même ville, le jeune homme dirigea aussi l'Académie de musique (1757-1765)[4] qu'il avait fait renaître (pour quelques années seulement...), peu après son installation.

À la suite d'une double reconnaissance obtenue au concours 1768 du Concert Spirituel des Tuileries, à Paris (où les 1er et second prix avaient été attribués à ses deux motets Super flumina Babylonis, sur le texte du psaume 136), on l'appela pour le poste de maître de musique de l'église des Saints-Innocents, à Paris. Depuis Louis XI, cette église avait pour vocation d’être une pépinière de chantres pour la Chapelle Royale.

En 1775 il fut accueilli avec grand succès au Concert Spirituel. Sa célébrité se confirma avec la composition de la Missa Gaudeamus omnes in Domino, écrite en un temps record[5] pour le sacre du souverain (1775) à Reims. L'œuvre sera reprise pour l'ouverture des États généraux, le 4 juin 1789. Giroust aura été maître de la chapelle du roi Louis XVI, à Versailles, de 1775 à 1780, avant de devenir le surintendant de sa Musique, de 1780 à 1792.

Mais on le connait aussi comme compositeur de pièces pour la Révolution (Hymne des Versaillais). Ses œuvres maçonniques sont, à une exception près, perdues. Les autres ont été conservées pour la plupart, en grande partie grâce à sa veuve, Marie-Françoise de Beaumont d'Avantois, elle-même musicienne du roi (chanteuse).

Membre de l'Institut, il meurt au château de Versailles, dont il était devenu concierge. Une de ses chansons s'intitule "J'ai tout perdu et j'm'en fous !" : mais il faut savoir qu'en 1743, le concierge du Palais-Royal de Paris, Bertrand de Montamant, premier nommé dans l'état général des personnels, était payé une somme conséquente (2325 livres par an)[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 6 messes.
  • 70 grands motets, dont une : Prose des Morts, en partie écrite sur le motif liturgique du Dies iræ (janvier 1765, à Orléans).
  • Élévations, motets.
  • 14 oratorios (en partie perdus).
  • 12 Magnificat offerts à la cathédrale d'Orléans (Ms., 1787). Localisation : Médiathèque d'Orléans
    • Composés à l'époque où il exerçait à Orléans. Il en existe également une copie, ancienne (et partielle : 9 Magnificat seulement). Localisation : BnF
  • Télèphe (opéra, perdu sauf l'Ouverture).
  • Le Déluge, cantate funèbre maçonnique.
  • Le Chant pour la Fondation de la République.
  • Hymnes républicains : Apothéose de Marat et Le Pelletier, L'Aube de la Liberté, Hymne des Versaillais, ... (quelques-uns publiés par Constant Pierre, 1899).

Rééditions :

  • Ed. Jean Prim, Messe brève « Gaudete in Domino semper » du Sacre de Louis XVI, cathédrale de Reims (dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), pour cinq voix mixtes et grand orchestre, Paris-Bruxelles, Lemoine, 1954, 31 p.
  • Id., O Salutaris hostia / Composé à Orléans en 1760 (Elévation), Paris, Saint-Leu-la-Forêt, Schola Cantorum, La Procure Générale de Musique, 1955, 2 p. Chanté à 4 voix. Extrait de la Messe à grand chœur sans symphonie.
  • Ed. Jean Turellier, Magnificat pour 4 voix mixtes, Soprano et Ténor soli, et Continuo, Paris, Heugel et Cie, Coll. Plein Jeu. Per cantare e sonare (PJ 106), 1969, 25 p. (Œuvre extraite des recueils manuscrits cités plus haut)
  • Ed. John D.[ouglas] Eby : [François Giroust], Grands motets pour la cathédrale d’Orléans, CMBV (Coll. Anthologie III.3), 2004, LXIV-240 p.
  • Ed. Henri Adam de Villiers - Schola Sainte Cécile : O Salutaris hostia composé à Orléans en 1760, Paris, 1998, 2 p. 4 voix mixtes.
  • En préparation : John D. Eby, Jean Duron, Catalogue des œuvres de François Giroust, éd. CMBV.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Et non 1737 comme on le lit quelquefois, suite à une coquille du musicographe Jules Brosset.
  2. [Archives en ligne des Yvelines http://img-dad.cg78.fr/archives/fonds-numerises/internet/pac-etat-civil.htm Acte de décès : Versailles D 1799 page 106/163
  3. François Turellier, Louis Homet (1691-1767) maître de musique à Orléans et à Chambord (1714-1731), Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, Nouvelle série, N° 140, 2ème trimestre 2004, pp. 5-13.
  4. François Turellier, Christophe Moyreau (1700-1774), organiste, claveciniste et compositeur orléanais, Bulletin de la SAHO, Nouvelle série, N° 161, décembre 2009, p. 16. (Errata dans : BSAHO, Nouvelle série, T. XX, N° 163, 1er semestre 2010, p. 134).
  5. Signalons tout de même que ce n'est pas une chose si rare.
  6. Chantilly. Musée Condé. Ms. 1274. Maison d’Orléans 1743, p. 67.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Françoise de Beaumont d’Avantois, Notice historique sur François Giroust, Membre de l’Institut, ci-devant Surintendant de la Musique du Roi, et Maître de la Musique de sa Chapelle ; Par sa veuve, Marie-Françoise de Beaumont-d’Avantois, Concierge du Palais Impérial de Versailles et du Musée Spécial de l’École française, Versailles, J.P. Jacob, s. d. [1804], 19 p.
  • Jules Brosset, François Giroust, Maître de Musique de la Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans, Surintendant de la Musique du Roi Louis XVI, Blois, C. Migault, 1911, 26 p. (avec un portrait de Giroust au physionotrace, par Gilles-Louis Chrétien, réalisé au moyen du procédé inventé par cet artiste, violoncelliste du roi et graveur, en 1785).
  • Jean Mongrédien (sous la direction de), Catalogue thématique du grand motet français (1663-1792), Munich, Paris, Saur, 1984.
  • Marcelle Benoit (éd.), Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Fayard, 1992. Article : Giroust (François) de Bernadette Lespinard.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Malgoire Jubilé / Grands Motets / Grétry, Gossec, Giroust / Chœur de Chambre de Namur / Les Agrémens / dir. Jean-Claude Malgoire, K617181-HM90, 2005-2006.
  • Prose des Morts, par La Psalette d'Orléans, dir. Jean Turellier, in : Musiques et musiciens d'Orléans, Merjitur, CL 84102, 1984.

Liens externes[modifier | modifier le code]