Gilles-Louis Chrétien

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Gilles-Louis Chrétien

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Naissance 5 février 1754
Versailles
Décès 6 mars 1811
Paris
Nationalité Française
Pays de résidence France
Activité principale
Violoncelliste
Autres activités
Inventeur du physionotrace


Gilles-Louis Chrétien (5 février 1754 Versailles - 6 mars 1811 Paris) est un violoncelliste dans les concerts de la cour de Versailles et l'inventeur du physionotrace, nouveau procédé mécanique pour l'exécution des portraits.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chrétien avait le plus souvent un collaborateur pour le dessin ou pour la réduction de ses têtes, Fouquet, Fournier ou Quenedey ; il les gravait lui-même au lavis sur du fer blanc.

Pour exploiter son invention, il s'associe en avril 1788 avec le peintre Quenedey qui s'installe au 45 rue des Bons-Enfants à Paris. Quenedey reçoit les clients et manipule le physionotrace, exécutant les grands traits. Il réduit et parachève les dessins qu'il adresse à Versailles à Chrétien qui grave les portraits.

On vit, au Salon de 1793, cent épreuves de différents portraits en profils, dessinés par Fouquet, peintre en miniature, et gravés par Chrétien ; au Salon de l'an IV, douze cadres, contenant chacun cinquante portraits[1]...

Avec la Révolution et la suppression des orchestres royaux, Chrétien qui a besoin de gagner sa vie s'installe à son compte le 18 août 1789. Il travaille seul jusqu'en octobre puis s'associe à Fouquet[2](Cloître Saint-Honoré, passage Saint-Honoré et cour Saint-Honoré). Cette association durera jusqu'en 1798 et Chrétien travaille ensuite à nouveau seul.

En 1807, il devint musicien de Napoléon Ier. Il fit représenter un opéra et écrivit un livre, La Musique considérée comme science naturelle (Paris, chez l'auteur et Michaud, 1811), avec des planches, qu'il grava lui-même en 1811, année de sa mort[1].

Il avait épousé en juin 1792 Agathe-Louise-Pelouse Clairefontaine.

Note et référence[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jules Renouvier Histoire de l'art pendant la Révolution considéré principalement dans les estampes, Paris, Vve Jules Renouard, 1863
  2. Jean ou Jean-Baptiste Fouquet (vers 1761 Verdun- 1799):élève à l'Académie des Beaux-Arts entre 1776 et 1781. Miniaturiste, il remplaça Quenedey auprès de Chrétien en 1792 jusqu'en 1798