Fabii

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Fabii
Gens Fabia

Cognomina Ambustus, Buteo, Maximus, Pictor et Vibulanus
Magistratures occupées
Dictature 6 fois
Maître de cavalerie 6 fois
Censure 6 fois
Consulat 46 fois
Tribunat consulaire 14 fois
Decemvirat 2 fois
Gens et Liste des gentes romaines

Les Fabii sont les membres de la gens Fabia, une illustre famille de la Rome antique qui prétend descendre d'Hercule par une fille d'Évandre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, la gens Fabia est ainsi nommée pour avoir introduit à Rome la culture de la fève (faba en latin) d’où le nom de Fabia. Une des tribus de Rome prend le nom de cette famille.

Parmi les gentes maiores, c'est-à-dire les plus illustres gentes patriciennes de la République, celle des Fabii est l'une des premières à s'éteindre sous l'Empire. Les Fabii patriciens disparaissent des fastes en 34 ap. J.-C., tandis que les Aemilii s'éteignent en 39 et les Claudii en 68. Les Cornelii disparaissent des fastes consulaires sous Marc Aurèle, avec Servius Cornelius Scipio Salvidienus Orfitus, consul en 178, descendant des Lentuli et des Scipions. Il est le dernier représentant du patriciat républicain ancestral.

Les principales branches de la gens Fabia portent les cognomina Ambustus, Buteo, Maximus, Pictor et Vibulanus. Le praenomen Numerius, peu usité, apparaît dans la gens Fabia après le désastre du Crémère qui faillit causer la disparition de la famille, après qu'un des survivants épouse une des filles de Numerius Otacilius, un Samnite de Malventum. Le praenomen apparaît principalement dans les branches des Pictores et des Buteones[1].

Principaux membres[modifier | modifier le code]

Sous la République[modifier | modifier le code]

Fabii Vibulani et Ambusti[modifier | modifier le code]

Fabii Dorsones et Maximi[modifier | modifier le code]

Fabii Pictores et Buteones[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire[modifier | modifier le code]

Pièce célébrant l'amitié de Fabius Maximus et d'Auguste

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Broughton 1951, p. 70.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Françoise Wycke-Lecocq (dir.), La gens Fabia à l'époque républicaine, de la légende à l'histoire : Recherches sur la représentation littéraire d'une grande famille patricienne romaine, Thèse de doctorat de 3° cycle, Université Paris IV-Sorbonne,‎ 1986
  • (en) T. Robert S. Broughton, The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, The American Philological Association, coll. « Philological Monographs, number XV, volume I »,‎ 1951, 578 p.