265 av. J.-C.
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis -265)
|
Années : Décennies : Calendriers : |
Cette page concerne l'année 265 av. J.-C. du calendrier julien proleptique.
Sommaire |
Événements [modifier]
- 30 mars (21 avril du calendrier romain) : début à Rome du consulat de Quintus Fabius Maximus Gurges et Lucius Mamilius Vitulus[1].
- Révolte des esclaves, alliés à la plèbe à Volsinies. Les aristocrates étrusques font appel à Rome qui détruit la ville et transfère la population à Bolsena sur un site moins facile à défendre. Le sanctuaire fédéral du Fanum Voltumnae est pillé. Les cités Étrusques sont « fédérées » (soumises) à Rome en -264.
- Le territoire des cités étrusques est confisqué par Rome, en partie ou en totalité, et des colonies latines et romaines sont fondées au cœur du pays conquis. Certaines cités conservent cependant jusqu’à Auguste une population en majorité étrusque, ainsi que les sacerdoces et les magistratures de leurs ancêtres. Rome laisse leurs privilèges aux élites locales (dont certaines entrent au Sénat), s’assurant ainsi du contrôle des populations et leur fusion dans la communauté romaine.
- Rome soumet les Sarsinates en Ombrie.
- Guerre chrémonidéenne : troisième échec de Sparte devant Corinthe. Mort du roi Areus Ier. Début du siège d'Athènes par Antigone II Gonatas (fin en 262, 261 av. J.-C.)[2]. La garnison antigonide du Pirée résiste à la pression lagide. Gonatas assiège Milet (échec). Victoire navale antigonide à Cos.
Naissances [modifier]
- Agis IV, roi de Sparte.
Décès [modifier]
- Euclide, mathématicien de la Grèce antique († -325)
- Zénon de Citium à Athènes, fondateur du stoïcisme (né en -335). Le démos lui dresse une statue de bronze et l’honore d’une couronne d’or. Pour les stoïciens, l’individu doit rechercher un mode de vie naturel et se détourner des biens matériels. Il substitue la liberté intérieure aux libertés sociale et politique. Le stoïcisme enseigne à chacun l’autarcie, légitime l’état monarchique et met l’accent sur l’ordre. Les individus sont simultanément citoyens du monde et concitoyens, et ne doivent pas se séparer en cités et en peuples.
Notes et références [modifier]
- François Clément, Viton de Saint-Allais, L'Art de vérifier les dates, Paris, Moreau, 1820 [présentation en ligne]
- F. W. Walbank, A. E. Astin, M. W. Frederiksen, The Cambridge Ancient History. The hellenistic worls, vol. 1, Cambridge University Press, 1984 (ISBN 9780521234450) [présentation en ligne]