Claudii

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Claudii

Autre(s) nom(s) Gens Claudia
Cognomina Crassus, Marcellus, Nero, Pulcher et Sabinus
Période Ve siècle av. J.-C. - 68
Magistratures occupées
Dictature 6 fois
Maître de cavalerie 1 fois
Censure 7 fois
Consulat 41 fois
Tribunat consulaire 2 fois
Decemvirat 3 fois
Gens et Liste des gentes romaines

Les Claudii ou gens Claudia constituent l'une des plus anciennes et plus importantes familles romaines.

Les Claudii sont réputés remonter à Attius Claudius, un Sabin qui est en faveur de la paix avec Rome, cette position impopulaire le conduit à quitter Inregillum[1] avec ses clients environ cinq ans après l’expulsion des rois, soit vers 504 av. J.-C.. Ils sont accueillis par Rome, fait citoyens romains, admis parmi les familles patriciennes et des terres leur sont accordées[2],[3], et Appius Claudius Sabinus - son nom prononcé à la romaine - est fait sénateur.

Suétone rapporte une autre tradition sur l’origine des Claudii, en précisant qu’elle est moins reconnue des historiens romains : Attius Claudius aurait été appelé peu après la fondation de Rome par Titus Lartius, roi et collègue de Romulus[3]. Cette tradition semble faire la confusion avec la création de la tribu Claudia, sous le consulat de Titus Larcius Flavus (confondu avec le roi Titus Tatius) en 495 av. J.-C.[4].

Cette installation est féconde, les Claudii obtiennent de nombreuses magistratures pendant la République romaine : 28 consulats, 5 dictatures, 7 censures, ainsi que 6 triomphes selon Suétone[3]. Plusieurs femmes de la famille sont choisies comme vestales, dont la célèbre Claudia Quinta, qui permit à Ostie le débarquement miraculeux de la statue de Cybèle, en 204 av. J.-C.[3]. Une autre vestale Claudia est célèbre pour s'être interposée face à un tribun de la plèbe qui voulait empêcher son père de monter au Capitole sur son char de triomphe[5]

Clodius est une variante « plébéienne » de ce nom utilisé par certains membres de la gens. Claudia et Clodia sont les prénoms féminins issus de ce nomen.

Les claudii disparaissent des fastes consulaires en 68.

Ses principales branches portent les cognomina : Crassus, Marcellus, Nero, Pulcher et Sabinus.

Sous la République[modifier | modifier le code]

Sous l’Empire[modifier | modifier le code]

En la personne de Tibère, les Claudii accèdent au titre impérial. La politique impériale d’accord de la citoyenneté romaine à de nombreux provinciaux diffuse le gentilice Claudius dans tout l’Empire.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La localisation actuelle de ce lieu est inconnue
  2. Tite-Live, Histoire romaine, Livre II, 16
  3. a, b, c et d Suétone, Vie des douze Césars, Vie de Tibère, 1
  4. Tite-Live, Histoire romaine, Livre II, 21
  5. Valère Maxime, Actions et paroles mémorables, livre V, chap IV, 6 et Cicéron, pro Caelio

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M.E. Albertini, La clientèle des Claudii, Mélanges d'histoire et d'archéologie, 1904, 24, p. 247-276. Lire en ligne