Eugène Bozza

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Eugène Bozza

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Nom de naissance Eugenio Bozza
Naissance 4 avril 1905
Nice, Drapeau de la France France
Décès 28 septembre 1991 (à 86 ans)
Valenciennes, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur, chef d'orchestre, soliste violon
Éditeurs Alphonse Leduc
Maîtres Henri Busser
Descendants fille : Cécile Bozza; petits-fils : Maxime Delplace et Alexis Delplace
Récompenses Grand prix de Rome
Distinctions honorifiques Chevaliers de la Legion d'Honneur

Eugène Bozza est un chef d'orchestre et compositeur français né le 4 avril 1905 à Nice d'une mère française et d'un père italien et mort le 28 septembre 1991 à Valenciennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugene Bozza commença dès l'âge de 5 ans l'étude du violon sous la direction de son père, qu'il qualifia souvent de très dure et exigeante. En 1915, à cause de la guerre, il retourna en Italie, où il entra au Conservatoire royal Sainte-Cécile de Rome en 1916. Il suivit alors les cours de solfège, piano et violon. Il termina ses études en 1919 avec le diplôme de professeur de violon.

Il revint en France en 1922, et fut admis dans la classe de violon au Conservatoire de Paris, où il obtint les Premiers Prix (1924). Il fut engagé comme violon solo dans l'orchestre Pasdeloup en 1925 et débuta une carrière internationale de violoniste, notamment en Autriche, aux Pays-Bas, en Italie et en Grèce. Il l'interrompit en 1930 pour se consacrer pleinement à la composition, et il entra dans la classe de chef d'orchestre au conservatoire de Paris , où il obtint un Premier Prix à l'unanimité en 1931. Il fit alors son service militaire. Au cours de cette même année, il fut nommé chef d'orchestre des Ballets russes à Monte-Carlo.

En 1932, il entra dans la classe de composition au conservatoire de Paris (classe d'Henri Busser) et obtint un Premier Prix en 1934. Cette même année,ayant concouru, il se vit décerner le Grand Prix de Rome, qui lui donnait droit à un séjour de quatre ans et cinq mois à la Villa Médicis, à Rome, où il composa beaucoup. Il y rencontra les musiciens Richard Strauss, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Jacques Ibert, Gustave Charpentier et Henry Rabaud, les écrivains Paul Valéry et Paul Claudel, les peintres Lucien Fontanarosa et Yves Brayer, les sculpteurs Paul Landowski (directeur de la Villa Médicis), Albert Bouquillon et Géniniani, le danseur Serge Lifar ainsi que des personnalités politiques, notamment le roi d'Italie Victor Emmanuel, le roi d'Espagne Alphonse XIII, Mussolini, Pierre Laval, Alexandre Millerand, Raymond Poincaré, le père Gillet, supérieur des dominicains, le comte de Chambrun, ambassadeur au Quirinal, et Charles Raux, ambassadeur au Vatican. En tant que musicien représentant la France, il eut l'occasion d'assister à de nombreuses manifestations, dont l'enterrement du pape Pie XI, l'élection du pape Pie XII et la visite d'Hitler à Rome en 1937.

Il fut chef d'orchestre à l'Opéra-Comique de 1939 jusqu'en 1948 et dirigea également à Bordeaux, Nice, Angers, Monte Carlo, Cambridge ou Londres, ainsi qu'à Radio France et à la Société des concerts du Conservatoire. Durant sa carrière de chef d'orchestre, il continua à composer des œuvres pédagogiques, mais surtout, en 1949, la « Messe de Sa Sainteté Pie XI ». Il devint directeur du conservatoire de Valenciennes de 1950 à 1975. Durant cette période, il écrivit « Le chant de la mine », cantate à la gloire des mineurs et du charbon créée à Valenciennes en 1956. Cette même année, Eugène Bozza reçut des mains de Fernand Leimy les insignes de chevalier de la Légion d'honneur.

Il continua sa carrière de pédagogue jusqu'en 1975, conduisant un certain nombres d'élèves jusqu'aux récompenses les plus hautes. Ayant pris sa retraite, il continua de composer, toujours au service de la musique.

Eugène Bozza a écrit plusieurs opéras, des symphonies et des ballets, mais il doit sa renommée mondiale à ses nombreuses œuvres de musique de chambre pour des formations instrumentales variées. Il avait une prédilection pour les instruments à vent en général, et le saxophone en particulier, qu'il sut mettre en avant : cela lui vaut en partie d'être passé à la postérité [1]. Son Concertino pour saxophone alto et orchestre a été composé en 1938 à l'intention de Marcel Mule.

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1924 : 1er Prix de violon
  • 1930 : 1er Prix de direction d'orchestre
  • 1934 : 1er Prix de composition
  • 1934 : 1er Grand Prix de Rome pour la cantate Légende de Roukmani

Médailles[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Officier des Palmes Académiques
  • Chevalier de la Couronne de Belgique
  • Officier du Mérite national
  • Chevalier de la Couronne d'Italie
  • Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres
  • Officier de l'ordre de Nichaire-Iftikhar (Tunis)
  • Médaille d'argent de la ville de Paris
  • Grand-Croix du Mérite Musical
  • Médaille de Vermeil Arts Sciences et Lettres
  • Médaille de la ville de Valenciennes

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ballets[modifier | modifier le code]

  • Fêtes romaines (1939),
  • Jeux de plage (1945), en 1 acte.

Orchestre symphonique[modifier | modifier le code]

  • Scherzo (1943)
  • Variations libres et finale (1943)
  • Rapsodie niçoise (1944)
  • Pax triumphans, Op.63, poème symphonique (1945)
  • Sinfonietta, Op.61 pour orchestre à cordes (1946)
  • Prélude et passacaille (1947)
  • Children's Overture (1964)
  • Symphonie mimée
  • Mallorca
  • Suite pour un vaudeville, musique de scène pour la Station de Champbaudet
  • Danse de la terre
  • Voyages, suite pour orchestre et piano
  • Mikrophonie pour 17 solistes
  • Figures sonores pour 9 instruments
  • Hommage à Rossini
  • Marche des moissonneurs
  • Cinq mouvements pour orchestre à cordes (1970)
  • Symphonie n° 1
  • Symphonie n° 2
  • Symphonie n° 3
  • Symphonie n° 4
  • Symphonie n° 5

Concertos[modifier | modifier le code]

  • Concertino, alto et orchestre (1932)
  • Concerto, violon et orchestre (1936)
  • Concerto, saxophone et orchestre (1937)
  • Introduzione et toccata, piano et orchestre (1938)
  • Concertino, saxophone et orchestre (1938)
  • Prélude et invention, op.24, orchestre de chambre avec piano obligé (1939)
  • Ballade, op.62, trombone et orchestre (1944)
  • Concertino, op.49, basson et orchestre de chambre (1946)
  • Concerto, op.57, violoncelle et orchestre (1948)
  • Concertino, trompette et orchestre de chambre (1949)
  • Concerto, clarinette et orchestre de chambre (1952)
  • Concertino, piano and orchestre à vent (1955)
  • Concerto, violon, alto, violoncelle, vents, harpe et contrebasse (1955)
  • Concertino da camera, flûte et pour orchestre à cordes (1964)
  • Sicilienne et rondo, piano et orchestre (1965)
  • Concertino, tuba (or saxhorn basse) et orchestre (1967)
  • Atmosphères, quatre flûtes et orchestre de chambre (1978)
  • Rapsodie niçoise, violon et orchestre de chambre
  • Divertissement, violon solo, vents, célesta et harpe (1989)

Orchestre à vent[modifier | modifier le code]

  • Fanfare héroïque, Op.46, 3 trompettes, 4 cors, 3 trombones, tuba, timbales, caisse claire et cymbales (1944)
  • Ouverture pour une cérémonie, cuivres et percussions (1963)
  • Ouverture rythmique (1963)
  • Messe solennelle de Sainte Cécile, cuivres, timbales, orgue et harpe (1968)
  • Marche solennelle des dixièmes jeux olympiques d'hiver
  • Marche solennelle des enfants de Valenciennes
  • Pax triumphans, orchestre d'harmonie

Voix[modifier | modifier le code]

  • Arietta d'après un air du XVIIIe siècle (1936 ?)
  • Cinq Chansons Florentines", opus 54 (1946)
  • Cinq Chansons Niçoises, opus 43 (1940 ?)
  • Notre amour est un secret, mélodie

Divers[modifier | modifier le code]

  • Leonidas, opéra (1947)
  • La légende de Roukmāni, cantate (1934?)
  • Improvisation et Caprice, saxophone (1952)
  • Andante et Scherzo, quatuor de saxophones (1957)
  • Scherzo, quintette à vent
  • 18 Études, hautbois
  • Ballade, trombone et piano
  • Hommage à Bach, trombone et piano
  • Chant Lointain, cor et piano
  • Air de Vielle, flûte et hautbois
  • Concertino, tuba et piano
  • Trois Pièces, ensemble de trombones (1964)
  • Sur Le Cimes, cor et piano
  • En forêt, Op.40, cor et piano
  • En Irlande, cor et piano
  • Image, flûte
  • Rustiques, trompette et piano
  • Agrestide,r flûte et piano
  • Sonatine, flûte et basson
  • Jour d'été à la Montagne, quatuor de flûtes
  • Variations sur un thème libre, op. 42, pour quintette à vent (1943)
  • Badinage, trompette et piano
  • Ballade, clarinette basse
  • Rhythmic, percussion
  • Fantaisie pastorale, hautbois et piano
  • Conte Pastorale, hautbois et piano
  • Sonate, hautbois et piano
  • Dialogue, deux trompettes
  • Quintette, cuivres
  • Pièce brève, saxophone alto
  • New Orleans, trombone basse et piano
  • Sérénade en trio, flûte, clarinette et basson (1971)
  • Prélude et Allegro, contrebasse ou tuba ou saxhorn basse ou trombone basse
  • Soir dans les montagnes,
  • Claribel, clarinette et piano (1952)
  • Lucioles, ensemble de clarinettes
  • Thème Varié, Tuba Ut ou Saxhorn basse Sib ou Trombone basse et Piano

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Concertino in Saxhorn et piano David Maillot, saxhorn - Géraldine Dutroncy, piano - Label Hybrid'Music - novembre 2008.
  • Suite in Musique française pour Quatuor de cors Quatuor Olifant - Label Polymnie
  • Sur les cimes - Musique pour cor et piano - Peter Damm, cor - Peter Rösel, piano - Ars Vivendi 1989 -

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Eugène Bozza", in Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, Paris, 2004, pp.103-104