Érik Izraelewicz
| Érik Izraelewicz | |
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Érik Izraelewicz après une conférence HEC Média (Paris, 2009)
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| Naissance | 6 février 1954 Strasbourg (France) |
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| Décès | 27 novembre 2012 Paris (France) |
| Nationalité | français |
| Profession | Journaliste Économie
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| Médias | |
| Média principal | Presse écrite |
| Presse écrite | Le Monde |
| Fonction | Directeur des rédactions |
Érik Izraelewicz[1] est un journaliste français, né à Strasbourg le 6 février 1954 et mort le 27 novembre 2012 à Paris. Il a été notamment directeur des rédactions du journal Le Monde du 10 février 2011 jusqu'à sa mort.
Biographie[modifier]
Sa famille s’installe en 1965 à Haguenau dans le quartier Saint-Gérard où son père dirige un laboratoire d’analyses médicales. Il fait ses études primaires au Petit lycée puis secondaires au lycée de cette ville[2].
Après son baccalauréat, il est élève de prépa HEC au lycée Kléber à Strasbourg puis diplômé d'HEC (1976), du Centre de formation des journalistes (1978), et docteur en économie internationale (1979)[3].
Il débute dans le journalisme économique à L'Usine nouvelle[3]. Il entre à L'Expansion en 1981, puis intègre La Tribune de l'économie à la création du titre en 1985[4].
Érik Izraelewicz est recruté par André Fontaine en avril 1986 pour intégrer le service économie du quotidien Le Monde[5], pour traiter des banques, des assurances et de la conjoncture financière française[3]. Il prend la direction en septembre 1989 du service dont il est le chef adjoint aux côtés de François Simon depuis décembre 1988, et accentue la place consacrée à la vie des entreprises et affirme le sujet économique dans le journal comme aussi important que l'international et la politique[5]. Il devient l'éditorialiste du titre en matière d'économie en 1991, puis correspondant du journal à New York de 1993 à 1994 à la suite de Serge Marti. En novembre 1996, il est nommé rédacteur en chef du journal[3].
Il quitte le journal du soir en février 2000, pour le quotidien économique Les Échos, comme rédacteur en chef et éditorialiste[4]. Nicoals Beytout souhaitant développer le contenu généraliste du titre, Erik Izraelewicz prend la tête des pages « Idées » dans lesquelles il attire des plumes réputées : Martin Wolf, Joseph Stiglitz, Amartya Sen, Federico Rampini[5]... Directeur adjoint de la rédaction en 2006, il devient le 1er octobre 2007 directeur de la rédaction après Jacques Barraux[4]. Il tient aussi une chronique quotidienne économique sur Europe 1. Dans ses ouvrages à succès, il analyse les changements économiques mondiaux[5].
Adversaire acharné du rachat du titre par LVMH fin 2007 auquel il aurait préféré une offre de Fimalac, et opposé aux interventions de Nicolas Beytout, nouveau directeur général du quotidien sur son contenu[6], il quitte Les Échos en février 2008 pour le même poste à La Tribune, récemment racheté par Alain Weill. Il quitte également Europe 1 pour devenir chroniqueur sur les autres médias du groupe NextRadioTV : RMC et BFM TV[7]. Il conduit la sortie d'une nouvelle formule en octobre 2008, et d'une édition du samedi[3].
En juillet 2010, Érik Izraelewicz quitte La Tribune à la suite de la revente du quotidien par Alain Weill. Il rédige alors un nouveau livre sur la Chine, L'Arrogance chinoise.
Alors que Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse entrent dans le capital du Monde, Érik Izraelewicz est nommé directeur des rédactions du groupe et membre du directoire le 7 février 2011, choix ratifié par les journalistes du quotidien avec 74 % des voix, les salariés à 75 % et les cadres à 78 % le 10 février 2011[8]. Sous sa direction sont lancés une nouvelle version du quotidien, désormais disponible l'après-midi dans l'ensemble des régions, le magazine hebdomadaire M et de nouveaux cahiers. Il poursuit le rapprochement entre les salariés du journal et ceux du site Internet et du Monde.fr[9].
Il est également membre du Conseil scientifique du CEPII à partir de 1995, de la Commission économique de la Nation à partir de 1997, et du Conseil d'administration de l'ENA à partir de 2001.
Érik Izraelewicz meurt le 27 novembre 2012 après avoir été victime d'un infarctus au siège du Monde[10]. Natalie Nougayrède lui succède le 1er mars 2013 à la tête de la rédaction du Monde[11].
Ouvrages[modifier]
- Les Mutations de l'économie mondiale 1975-1990, avec Alain Gélédan, Le Monde
- Ce monde qui nous attend, 1997, éditions Grasset
- Le Capitalisme zinzin, 1999, éditions Grasset. Prix du livre d'économie
- Monsieur Ni-ni : l'économie selon Jospin avec Christine Mital, 2002, Robert Laffont
- Quand la Chine change le Monde, 2005, éd. Grasset (ISBN 2246658217). Prix Aujourd'hui
- L’Arrogance chinoise, 2011, éd. Grasset (ISBN 9782246783961)
Notes et références[modifier]
- Couverture « Érik Izraelewicz » Ce que la crise a changé : 60 personnalités imaginent le monde de demain
- Geneviève Lecointre, Les souvenirs d’un copain d’Érik Izraelewicz Dernières nouvelles d’Alsace (édition de Haguenau) no 46789 du 29 novembre 2012, p. 52.
- « Érik Izraelewicz, un journaliste spécialiste de l'économie à la tête du Monde », Le Monde, 11 février 2011
- Érik Izraelewicz, École de Paris du management
- « Erik Izsaelewicz », Le Monde, 29 novembre 2012, p. 18-19.
- « Erik Izraelewicz quitte Les Échos pour La Tribune », Libération, 12 février 2008
- « 12 février : Izraelewicz prend la tête de La Tribune », Le Figaro, 12 février 2008
- Érik Izraelewicz, un journaliste spécialiste de l'économie à la tête du "Monde", lemonde.fr, 11 février 2011, consulté le 6 octobre 2012.
- Mort d’Erik Izraelewicz. Message de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, sur lemonde.fr du 28 novembre 2012.
- Érik Izraelewicz, le directeur du journal «Le Monde» est décédé, Le Parisien
- Natalie Nougayrède, première femme élue à la direction du Monde. AFP, 01-03-2013
- Naissance à Strasbourg
- Naissance en 1954
- Élève de l'École des hautes études commerciales de Paris
- Éditorialiste français
- Journaliste français du XXe siècle
- Journaliste français du XXIe siècle
- Journaliste du Monde
- Lauréat du prix Aujourd'hui
- Collaborateur du quotidien Les Échos
- Décès à Paris
- Mort d'une crise cardiaque
- Décès en 2012
- Young leader de la Fondation franco-américaine