Dipsacus sativus

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 Dipsacus sativus
Dipsacus sativus
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Dipsacales
Famille Dipsacaceae
Genre Dipsacus
Nom binominal
Dipsacus sativus
(L.) Honck., 1782
Classification phylogénétique
Ordre Dipsacales
Famille Dipsacaceae

Dipsacus fullonum sativus (L.) Thellung, De son nom vernaculaire, le Cardère à lainer, est une plante cultivée au XIXe siècle dans les régions proche des centres lainiers en France (Vendée) et en Belgique dans la Vallée de la Vesdre. Ses capitules secs étaient enfilées sur des peignes, qui servait aux opération de lainage.

Sommaire

[modifier] Taxinomie

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  • Dipsacus sativus
  • Dipsacus fullonum Subsp sativus (L.)Thellung
  • Anglais: Fuller's Teasel
  • Espagnol: Carda, Cardilla
  • Wallon: tchèrdôn
  • Vernaculaire : cardère des villes, cardère cultivée, bonnetier, peignes-bourriques, chardon de loup, roncines, grattoirs, aragnées, hérissons, porcs-épics, ou encore cabaret aux oiseaux.

Origine: Carduus, nom latin du chardon.

[modifier] Description

Le capitule est plus long que celui de la Cardère sauvage, bien cylindrique, les bractées de l'involucre sont plus courtes, les paillettes du réceptacle sont lisses et recourbées vers le bas.

La Cardère des villes fut cultivée depuis l'antiquité et jusque dans les années 1980 pour le lainage des draps fins, opération qu'il ne faut pas confondre avec le cardage.

Dipsacus sativus quasi disparu aujourd'hui, était intensément cultivée au XIXe siècle. La Hulotte rapporte le chiffre de 2 300 hectares[1][réf. incomplète].

[modifier] Utilisation : Lainage ou lannage

Les capitules secs du chardon étaient enfilés sur des sortes de peignes.

Il servait à confectionner des vêtements de luxe. Pour donner à ces tissus un inimitable aspect soyeux il était nécessaire, après les classiques opérations de cardage, tissage, foulage, de les « lainer », c’est-à-dire de les griffer interminablement, en sorte d’en tirer précautionneusement, en s’efforçant d’en arracher le moins possible, des milliers de légers filaments laineux qui finissaient par former à la surface un duvet de feutre, doux, chaud, et très serré. Travail délicat pour lequel on n’avait trouvé que les cardes pour aller déloger les brins de laine[2].

Sa disparition est liée à celle des « laineuses à chardons naturels » sur lesquelles étaient délicatement brossés des tapis de billard ou des couvertures de mohair. Les têtes de cardère étaient fixées sur de grandes règles montées sur des tambours tournant à toute vitesse. On retrouve parfois des capitules séchés sur d'anciennes machines.

En France, elle est signalée à Aubigny en 1714. Les pré-Alpes furent le dernier refuge des Cardères (1983) : pendant plus d’un siècle Saint-Rémy-de-Provence connut la prospérité grâce au commerce international des chardons. On peut retrouver un moulin à foulon en état de fonctionnement à Cugand en Vendée, réhabilité en 1998. Une machine à lainer est également en exposition avec ses croisées garnie de cardères cultivées[3].

En Belgique, dans le Pays de Herve, les villages d'Olne et de Soiron possèdent encore des séchoirs à chardons. Mis en bottes, ils étaient vendus à l'industrie lainière de la vallée de la Vesdre à Nessonvaux, Pepinster (1970) et Verviers.

[modifier] Notes et références

  1. n°62, p16
  2. La Hulotte, n°62, http://lahulotte.fr/nature.php
  3. Mairie de Cugand, Source : Conseil Général de la Vendée.

[modifier] Liens externes

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