Détecteur-avertisseur autonome de monoxyde de carbone

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Détecteur-avertisseur autonome de monoxyde de carbone est un appareil qui analyse l'air afin de détecter si un taux anormal de monoxyde de carbone y est présent. Contrairement au détecteur de fumée il n'a pas besoin de particules dans l'air pour se déclencher mais de la présence de ce gaz inodore et incolore, résultant d'une combustion incomplète d'un matériaux combustible, le monoxyde de carbone[1]. En Europe, les détecteurs de monoxyde de carbone doivent être certifiés EN50291[2]. Les détecteurs de monoxyde de carbone peuvent être installés de manière fixe, ou pour les travailleurs de certaines industries, être portatifs et servir d'équipement de protection individuelle.

Détecteur de monoxyde de carbone domestique.

Danger du monoxyde de carbone[modifier | modifier le code]

Le monoxyde de carbone CO est formé lorsque la combustion est incomplète[3]. Lorsque le dioxygène O2 n'est pas assez présent dans la pièce, il est entièrement consommé. Et s'il n'est toujours pas suffisant pour former des molécules de dioxyde de carbone CO2, alors c'est du CO qui est formé à la place.

Le mécanisme de l'intoxication n'est pas parfaitement connu, mais deux phénomènes au moins entrent en jeu :

  • l'absence d'oxygène O2 dans la pièce.
  • beaucoup plus puissant, le monoxyde de carbone pénètre dans l'organisme par les poumons, et se fixe sur les globules rouges à la place de l'O2. Contrairement à la molécule de dioxygène qui se détache facilement des globules rouges pour alimenter l'organisme, et à celle de dioxyde de carbone CO2 qui elle aussi se fixe et se détache facilement lors du processus normal de respiration, le monoxyde de carbone est une molécule incomplète qui s'associe fortement (240 fois plus liée) à l'hémoglobine, aux mitochondries... L'organisme s'asphyxie de l'intérieur.

Ces deux effets vont dans le même sens : priver les poumons et le sang de l'oxygène nécessaire à l'organisme. En conséquence si l'exposition se prolonge, le monoxyde de carbone entraîne un mal de tête, puis une léthargie suivi assez rapidement de la mort.

Installation du détecteur[modifier | modifier le code]

Alors que le dioxyde de carbone CO2 de masse molaire 44 g/mol est plus lourd que l'air (29 g/mol) a tendance à s'accumuler à proximité du sol en atmosphère calme, le monoxyde de carbone a une densité proche de celle de l'air, 28 g/mol et aura tendance à se mélanger avec lui.

Ainsi, contrairement au détecteur de fumée, il n'est pas nécessaire d'installer le détecteur de monoxyde de carbone au plafond.

Technologies de détection[modifier | modifier le code]

Les trois technologies de détecteurs de monoxyde de carbone disponibles sur le marché sont[4] :

Entretien[modifier | modifier le code]

Le détecteur autonome est équipé de piles et doit être vérifié régulièrement (au moins une fois par an). Généralement, il est équipé d'un bouton de test qui permet de s’assurer de son bon fonctionnement. Certains modeles[5] sont aussi équipé d'un voyant permettant de connaitre la valeur maximum de CO mesurée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Test de produits : Détecteurs de monoxyde de carbone », sur le site test-comparatif.quechoisir.org, 30 septembre 2008.
  2. « Monoxyde de carbone - Normes et législation », sur le site detecteur-de-monoxyde-de-carbone.com.
  3. « Monoxyde de carbone - Attention danger ! », sur le site detecteur-de-monoxyde-de-carbone.com, consulté le 21 octobre 2012.
  4. Vance Bergeron et Amine Metahni, « La qualité de l’air intérieur : Une préoccupation croissante », Annales des falsifications, de l'expertise chimique et toxicologique, Société des experts chimistes de France, no 971,‎ 2009, p. 36 (lire en ligne).
  5. Cf. photo en haut de page

Articles connexes[modifier | modifier le code]