Simon V de Montfort

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Simon V de Montfort
Bas-relief représentant Simon de Montfort dans la Chambre des représentants des États-Unis.
Bas-relief représentant Simon de Montfort dans la Chambre des représentants des États-Unis.

Naissance vers 1208[1]
Décès ) (à ~57 ans)
Conflits Seconde Guerre des barons
Faits d'armes Bataille de Lewes
Bataille d'Evesham

Simon V de Montfort (vers 1208), 6e comte de Leicester et comte de Chester, est l'un des grands barons anglais qui s'opposèrent à Henri III d'Angleterre lors de la Seconde Guerre des barons.

Biographie[modifier | modifier le code]

Simon V de Montfort, sur un vitrail de la Cathédrale de Chartres

Il est le fils de Simon IV de Montfort, qui était devenu comte de Toulouse lors de la croisade des Albigeois.

Alors que son frère aîné Amaury reste sur le continent, Simon V, le cadet, part pour l'Angleterre où leur grand-mère Amicie de Beaumont, dame de Leicester, était l'héritière de la moitié du comté de Leicester et d'un droit au titre de sénéchal d'Angleterre.

Il épousa secrètement, en 1238, Aliénor d'Angleterre (1215-1275), fille de Jean sans Terre. Aliénor avait été mariée précédemment à Guillaume le Maréchal, 2e comte de Pembroke, et avait juré un vœu de chasteté à sa mort, ce qu'elle brisa en épousant Simon. Une fois réconcilié, le roi reconnut Simon comme comte de Leicester mais ils étaient souvent en désaccord.

Comme son père, Simon était un soldat vétéran et rude, ainsi qu'un administrateur capable. Sa dispute avec le roi vint largement à propos de sa détermination à ignorer le mécontentement grandissant pour des facteurs incluant la famine. En 1258 à Oxford, dans sa période de plus grande célébrité, il joua un rôle clé pour demander un parlement qui a sa place dans l'Histoire comme un précurseur de l'institution contemporaine. Le fils du roi, celui qui deviendrait Édouard Ier d'Angleterre, sympathisa au départ avec la cause de Simon, mais plus tard les deux deviendront des ennemis, et les Provisions d’Oxford, que le roi avait juré de maintenir furent cassées sur ordre du pape en 1261.

Tombe de Simon de Montfort à Evesham.

Il fut le meneur de la révolte des barons contre Henri III. Ses troupes avec l'aide des archers gallois vainquirent les forces royales lors de la bataille de Lewes en 1264, avec la capture du prince Édouard. Aussi parvenu au pouvoir en maintenant en captivité la famille royale, il entama un vaste chantier de réforme politique, qui voulait confier une plus grande représentation à la masse des modestes chevaliers.

Mais le prince Édouard échappa à ses gardiens chevaliers en prétextant tester les capacités du meilleur coursier. Il sut rallier les barons de l'ouest et du nord anglais, possédant des troupes aguerries, à la cause royale opprimée. Simon de Montfort fut défait et tué à la bataille d'Evesham en 1265, son corps atrocement mutilé. Sa famille fut exilée, mais le prince Édouard gardant l'admiration de l'oncle qui l'avait formé au combat et initié au champ politique, permit qu'on érige sur place un tombeau. Ce sanctuaire devint rapidement un lieu de pèlerinage et Simon fut considéré comme un saint, non seulement par la population locale, mais par l'ensemble de l'Angleterre quelques décennies plus tard.

Héritage et postérité[modifier | modifier le code]

Sa fille Éléanore épousa le prince gallois Llywelyn le Dernier. Ses terres et privilèges furent confisqués par la couronne qui les attribua à Edmund Crouchback, le plus jeune fils du roi.

Montfort a donné son nom à plusieurs institutions anglaises comme l'université et le hall, tous deux à Leicester. Un mémorial est érigé dans le parc à Evesham où se trouvait le grand autel de l'abbaye, construit en pierre importée de Montfort-l'Amaury.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J. R. Maddicott, « Montfort, Simon de, eighth earl of Leicester (c.1208–1265) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, édition en ligne, janvier 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]