Claude Hoin

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Claude-Jean-Baptiste Hoin (né à Dijon le 25 juin 1750 et mort dans la même ville en 1817) est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une grande lignée de chirurgiens dijonnais, son père, Jean-Jacques-Louis Hoin, est lui-même chirurgien renommé et encyclopédiste, Hoin entre, en 1768, dans l’atelier de François Devosge, dans sa ville natale.

Sa plus ancienne œuvre connue est un dessin à la sépia de son père, daté de 1769. Recommandé à Jean-Baptiste Greuze, il compléta sa formation à Paris (où il avait de la famille) dans l’atelier de son compatriote bourguignon. Hoin cherchait alors à vivre de son art et, ne pouvant exposer aux salons du Louvre réservés aux seuls membres de l’Académie Royale, il profitait du Salon de la Correspondance, plus largement ouvert aux jeunes artistes. Il exposa en 1779, 1782 et 1783 au Salon de la Correspondance.

Ses talents ne restèrent pas longtemps méconnus puisqu’il fut admis en 1778 à l’Académie de Toulouse puis à celles de Lyon et de Rouen. Vers 1778-1779, il fut professeur de dessin à l’école militaire[1].

C’est vraisemblablement à cette époque que l’artiste parcourait la campagne, à la place occupée par les actuels faubourgs de Paris, pour y chercher des intentions de sites, selon sa propre expression, c’est-à-dire des études nécessaires à ses fonds de gouaches. Hoin se promenait ainsi à Belleville, Pantin, Romainville ou au Pré Saint-Gervais, mais également au bois de Boulogne, comme l’attestent certains dessins.

« J’ai repris mon ouvrage jusqu’à deux heures ; je suis allé dîner et de là me promener. Il faudrait, en ce moment, la plume de Gessner pour te rendre tous les détails de cette promenade. J’ai suivi la barrière du paris jusqu’à Belleville ; de là, je me suis rendu au Pré Saint-Gervais. Je suis allé jusqu’à Pantin, d’où j’ai gagné le grand bois de Romainville… », écrit-il à sa femme Amélie[2]. Portalis note que ses paysages exécutés lors de ces promenades autour de Paris, semblent vus « comme dans un léger brouillard ».

En 1785, il est nommé peintre de Monsieur Frère du Roi, le comte de Provence qui sera le futur roi de France Louis XVIII. Malgré cette fonction, il traversera sans ombrage la Révolution. Privé de sa clientèle parisienne, il retourna en 1802 dans sa ville natale et fut nommé professeur de dessin au Lycée en 1804 puis conservateur du Musée des Beaux-Arts de Dijon en 1811. Comme l’indiquent plusieurs de ses œuvres, il était franc-maçon : en effet, la signature est alors suivie de trois points.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Musée des beaux-arts de Dijon.

  • Autoportrait, pastel ovale, 54 × 46.
  • Portrait de François-Jacques Hoin, professeur en chirurgie, 54 × 46.

Pierpont Morgan Library.

  • Deux carnets de dessins sur papier bleu représentant des paysages attribués à Hoin par Pierre Carré, ancien conservateur au musée de Dijon.

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce fait est attesté par la mention portée au bas de plusieurs dessins, dont un d’après Carle van Loo : Dessiné sous la conduite de M. Hoin de Melingen, professeur à l’École royale militaire, 1779, par Desfossés, cadet gentilhomme" (Baron Roger Portalis, Claude Hoin. Gouache, pastels, miniatures, Paris, Gazette des Beaux Arts, 1900, p. 12.
  2. Baron Roger Portalis, Ibid., p.46

Bibliographie[modifier | modifier le code]