Le Pré-Saint-Gervais

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la commune. Pour la station de métro, voir Pré Saint-Gervais (métro de Paris).
Le Pré-Saint-Gervais
La mairie.
La mairie.
Blason de Le Pré-Saint-Gervais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Canton Les Lilas
Intercommunalité Communauté d'agglomération Est Ensemble[Note 1]
Maire
Mandat
Gérard Cosme
2014-2020
Code postal 93310
Code commune 93061
Démographie
Gentilé Gervaisiens
Population
municipale
18 075 hab. (2011)
Densité 25 821 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 45″ N 2° 24′ 43″ E / 48.8791962, 2.4119054 ()48° 52′ 45″ Nord 2° 24′ 43″ Est / 48.8791962, 2.4119054 ()  
Altitude Min. 57 m – Max. 114 m
Superficie 0,7 km2
Localisation

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Le Pré-Saint-Gervais est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Ses habitants, appelés les Gervaisiens, l'appellent le Pré.

Édifié sur une prairie au pied de la colline de Belleville, Le Pré-Saint-Gervais est réputé dès le Moyen Âge pour ses sources abondantes.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Sommaire

Il existe en France un très grand nombre de localités nommées le Pré ; pour la plupart un surnom distinctif s'ajoute à ce vocable et c'est le cas pour cette commune du département de la Seine-Saint-Denis. Les textes les plus anciens qui nous soient parvenus sur l'origine du village et qui remontent au commencement du XIIIe siècle, portent tous la mention de Saint-Gervais et le nom du lieu y est toujours orthographié au singulier : le Pré, ce qui prouve que la notation parfois employée les Prés, comme dans l'édition de 1876 du Dictionnaire des Postes, est fautive. La nomenclature adoptée par le Ministère de l'intérieur à la même époque n'admet elle que la forme : le Pré-Saint-Gervais. La graphie des toponymes officiels français (ceux des entités administratives : régions, départements, arrondissements, cantons, communes), qui est fixée désormais par l’édition la plus récente du Code officiel géographique publié par l’Insee conserve cette forme. Rappel : les toponymes officiels composés de localités administrativement organisées comportent un trait d’union entre tous les termes, sauf après l’article initial ou lorsqu’il y a une apostrophe. La graphie, parfois rencontrée, Le Pré Saint-Gervais est donc elle-même fautive.

C'est dans la plaine que se trouve la principale agglomération d'habitants, d'où le nom du lieu. Quant au surnom, Saint-Gervais, il est certainement dû à une relique de ce saint, donnée par l'abbaye de Saint-Denis à la chapelle qu'elle avait fondée en ce lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation du Pré-Saint-Gervais en région parisienne

La ville est située en petite couronne Nord-Est de Paris, au sud du département de la Seine-Saint-Denis. Elle est limitrophe au sud et à l'ouest de Paris, au nord-est de Pantin et à l'est des Lilas. La commune est édifiée sur le flanc nord de la colline de Belleville.

Le Pré-Saint-Gervais est, en superficie, la plus petite commune du département de la Seine-Saint-Denis, avec seulement 70 hectares. C'est d'autre part la commune de Seine-Saint-Denis avec la plus forte densité, et l'une les plus densément peuplées de France avec plus de 25 000 habitants au km².

La commune est longée par le boulevard périphérique de Paris et desservie par les sorties porte du Pré-Saint-Gervais (sortie chaussée intérieure), porte des Lilas ou encore porte de Pantin.

De plus, la porte Chaumont lie Paris au Pré-Saint-Gervais mais sans accès au périphérique. De même, le passage Brunet permet les accès piétons sous le périphérique au niveau de la Porte Brunet.

Limites du territoire[modifier | modifier le code]

La commune est bornée :

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 70 hectares ; l'altitude varie entre 57 et 114 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune n'est traversée par aucun cours d'eau.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat océanique avec été tempéré (Classification de Köppen: Cfb).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Métro[modifier | modifier le code]
Plaque de station du métro de Paris - Ligne 7bis

Aucune station de métro ne se situe sur le territoire de la commune. Néanmoins, cinq stations sont proches du Pré-Saint-Gervais :

Tramway[modifier | modifier le code]

4 stations de la ligne 3b du tramway d'Île-de-France

  • Porte de Pantin (ligne (3b))
  • Butte du Chapeau Rouge (ligne (3b))
  • Hôpital Robert-Debré (ligne (3b))
Bus[modifier | modifier le code]
Un tramway des TPDS, ancêtres de la RATP, reliait au début du XXe siècle le Pré-Saint-Gervais à la Porte de Pantin (autrefois dénommée Porte d'Allemagne)

Cinq lignes de bus de la RATP desservent la ville : (BUS) RATP 48 61 170 249 330

Enfin, la ville met à disposition un service de bus circulant gratuitement sur son territoire : le P'tit bus du Pré.

Vélib'[modifier | modifier le code]

L'utilisation du Vélib' est possible à partir de trois sites au cœur du Pré depuis juin 2009 à partir de :

  • la station n°33102 au carrefour des rues G.Péri et F.Ferrer,
  • la station n°33103 à la Poste (face à l'école J. Jaurès),
  • la station n°33104 à la Mairie.

Les stations parisiennes à proximité du Pré sont :

Une station + (n°20029) sera ouverte à la porte des Lilas en fonction de l'avancement des travaux de cette esplanade. Sinon, d'autres stations sont disponibles à Pantin et aux Lilas.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le Pré-Saint-Gervais, terre agricole et de villégiature, s'est totalement transformée au cours des XIXe et XXe siècle pour devenir la banlieue ouvrière très peuplée. En 2009, Le Pré-Saint-Gervais est la 9e commune de Seine-Saint-Denis pour son taux de logements sociaux supérieur de 42,8 %.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune comprend cinq quartiers, dont le Belvédère, le Centre-Ville, Jean-Jaurès, Gabriel-Péri et Rabelais/7Arpents.

Le quartier Gabriel-Péri[modifier | modifier le code]

Situé au nord-est de la ville, il est limitrophe de la ville de Pantin et longe le cimetière du Pré. Plusieurs routes mènent au centre ville, et à Paris par l'avenue Jean-Jaurès. Ce quartier est desservi par les transports en commun avec le bus 61 ou encore la ligne 5 du métro à Hoche. Il compte aussi la cité Gabriel-Péri, une HLM construite par l'OPHLM 93, qui compte plusieurs bâtiments en R+4 ainsi qu'une Tour en R+7 et R+15.

Le quartier Jean-Jaurès[modifier | modifier le code]

Situé au sud de la ville en limite des Lilas, ce quartier monte de la cité Gabriel-Péri jusqu'à la porte des Lilas. Il est le plus grand quartier HLM de la ville du Pré. Il contient la cité Jean-Jaurès ainsi que la cité Jardin-Henri-Sellier, un ensemble de petits bâtiments de 1933 en brique rouge (du R+3 au R+5) de 1 256 logements. La cité Jean-Jaurès est composée de 9 tours (de R+8 à R+10) construites dans les années 1960-1970 sur la colline de Belleville. Elle contient 336 logements qui s'ajoutent aux 1 256 des deux autres cités du quartier. Ce grand ensemble totalise 2 200 logements pour 9 000 habitants environ dans le quartier le plus défavorisé de la ville. Mal reliée au centre ville, mais bien desservie en transports en commun par les bus RATP 170 et 61, la cité contient quelques boutiques, des supérettes, un coiffeur, un gymnase, une poste et un restaurant japonais.

Le quartier du Belvédère[modifier | modifier le code]

Le quartier du Belvédère longe le boulevard périphérique à partir de la porte des Lilas. Il est actuellement en cours de travaux sur le territoire de Paris, (bureaux et jardins sur le périphérique). Ce quartier contient la résidence Babylone (un immense ensemble dominant la porte des Lilas), et plus bas les grandes tours "Les Marronniers", puis une longue barre de 13 étages construite par l'OPHLM 93. Ce quartier dispose du centre commercial Babylone (grande surface Carrefour Market et autres commerces, salon de coiffure, téléphones, Babylone Scooter etc.). En contrebas, on y trouve également les vieux quartiers bourgeois de la ville, avec ses villas cossues et ses petites avenues pavées, bordées d'arbres centenaires.

Le quartier Rabelais & 7 Arpents, cité Rabelais[modifier | modifier le code]

Située au nord-ouest de la commune à la limite entre la porte Chaumont Paris, la porte de Pantin et le quartier Hoche de Pantin, ce quartier est desservi par le bus 170 et la station de métro Hoche. Il n'est pas très éloigné de la ligne de bus Petite Ceinture. Traversé du nord au sud par l'ancienne Grande Rue (rue André-Joineau) prolongée par la rue du Pré-Saint-Gervais à Pantin, c'est avec le centre-ville le quartier le plus vivant. Il est proche du centre commercial Verpantin, de boutiques et du marché sur la RN3. Les vieux ateliers (Guitel) et les immeubles faubourg de style 100[Quoi ?] en font un exemple intéressent d’urbanisme notamment sur la rue du 14-Juillet 1789 et la place de l'église art déco de la sainte famille. La cité Rabelais-7 Arpents s'étend sur trois communes (Le Pré, Pantin et Paris 19e).

Le quartier du centre-ville[modifier | modifier le code]

Situé à la porte du Pré-Saint-Gervais non loin de l'hôpital parisien Robert-Debré, ce vieux quartier est bordé par le boulevard périphérique à l'ouest, et se confond parfois avec le quartier du Belvédère, qui le domine de la colline de Belleville. La place Anatole-France, avec sa mairie à l'architecture du XIXe siècle, son marché, son collège, sa fontaine ancienne et la rue commerçante André-Joineau, la maison des associations et ses nombreux commerces, a conservé tout le charme d'un vieux quartier de Belleville. Il jouxte les petites rues aux villas anciennes du quartier du Belvédère ainsi que l'église de la Sainte famille et la rue du 14-Juillet.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 8 672, alors qu'il était de 8 294 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 92,8 % étaient des résidences principales, 1,0 % des résidences secondaires et 6,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 8,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 90,2 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 27,2 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (23,6 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 42,8 % constant par rapport à 1999[a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Rassemblement contre les « trois ans » et la guerre au Pré-Saint-Gervais (1913)
La Cité-Jardin, au début des années 1930

Au IXe siècle le Pré-Saint-Gervais s'appelle Leudelincourt. Il s'agit d'un hameau propriété de l'abbaye de Saint-Denis. Le site avait été cédé par Charles le Chauve au Monastère de Saint-Denis. Mais les habitants doivent se rendre à Pantin pour assister à la messe. Ils demandent donc la fondation d'un édifice religieux au sein du hameau. L'abbé de Saint-Denis accède à cette demande en 851 et une chapelle est bâtie.

Le lieu porte le nom de « Pré-Saint-Gervais » depuis 1217, ce nom provient du latin pratum, prairie, et de Gervasius, martyr et saint milanais dont une relique fut offerte à l'église du lieu par l'abbaye de Saint-Denis. À cette époque, la notoriété du village, bâti sur une prairie au pied de la colline de Belleville, repose sur ses sources abondantes.

Le village est longtemps resté une simple dépendance de Pantin, tant au niveau administratif que spirituel, ce qui fut à l'origine du combat des habitants pour obtenir l'indépendance de leur paroisse dès 1588 par la construction d'une chapelle (consacrée en 1613). Celle-ci ne fut obtenue qu'en 1787.

Un site champêtre renommé[modifier | modifier le code]

Ses sites champêtres et ses haies de lilas, détruites en grande partie ensuite par les fortifications, y attiraient, les jours de fêtes, une foule de promeneurs parisiens, qui y venais jusqu'au début du XXe siècle pour s'y livrer à la danse.

On connait ce charme des champs, qu'y venaient gouter les Parisiens, par quelques extraits d'ouvrages datant de la première moitié du XIXe siècle.

« Ce Hameau est environné de coteaux, chargés de vignes & de vergés, entourés d'une infinité de chemins étroits, mais ombragés & bordés de haies, dont l'ensemble offre une promenade pleine d'agrémens (sic) pour l'homme qui préfère un air pur & embaumé, la vue des fruits, des fleurs, un site varié, & la nature dans sa plus simple beauté, aux promenades de la Capitale, où l'on respire un air crasse, où les yeux, fatigué d'une infinité d'objets pour trop en voir, n'en distinguent aucun. »

Dans les Environs de Paris de Charles Nodier et Louis Lurine, Maurice Alhoy à consacré aux « Prés-Saint-Gervais » plusieurs pages véritablement lyriques.

« Fillettes, fillettes

Trop lire est mauvais.

Cueillez des violettes

Au pré Saint-Gervais.»

Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, écrivain et botaniste louait " la quantité de fruits, de racines , de légumes , d'herbes et de graines qu'on recueille toute l'année et en tout temps sur le terrain des environs de Paris appelé le Pré Saint-Gervais , dont le fonds, d'ailleurs médiocre , est situé à mi-côte et exposé au nord."

II parait qu'on y élevait aussi des dindons fort estimés des gourmets.

Création de la commune[modifier | modifier le code]

En 1787, grâce à une récente réorganisation administrative, les gervaisiens créent leur propre municipalité, malgré tout dépendante de la paroisse de Pantin. Pour manifester leur autonomie, ils déposent en 1788 un cahier de doléances, dont une copie est toujours disponible à la bibliothèque de la ville. En 1790, un nouveau découpage administratif libère temporairement le Pré-Saint-Gervais du joug de Pantin. Cette émancipation est suivie en 1794 d’un changement de nom.

La commune prend le nom de Les Prés-le-Peletier en 1794 en hommage au révolutionnaire Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau assassiné pour avoir voté la mort du roi et dont la propriété était voisine du village ; elle reprit son nom d'origine en 1801.

En 1814, lors de la Bataille de Paris, le Pré fut ravagé par les combats que le général Compans y livra contre les troupes wurtembourgeoises.

Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, la ville connait enfin une période paisible. Les Parisiens viennent y flâner ou se divertir dans ses guinguettes. Charles Nodier, Bernardin de Saint-Pierre et Jacques Offenbach, parmi tant d’autres, participent à ces excursions campagnardes.

En 1840, la construction des fortifications de Paris l'isola de Belleville. Le 1er janvier 1860, en application de la loi du 16 juin 1859, la commune, déjà exiguë, perd vingt-sept hectares annexés par la ville de Paris au-delà des fortifications de Paris. Sa superficie est alors réduite à 109 hectares, avant d'être encore limitée à 72 hectares en 1870 après l'annexion par Paris des terrains militaires.

Les premières plaques de rue sont apparues au Pré-Saint-Gervais en 1881.

L'agriculture au Pré[modifier | modifier le code]

Décrit par Jacques-Antoine Dulaure en 1786 comme « presque entièrement composé de guinguettes ». Elles sont dites « fort fréquentées , pendant la belle saison , par les habitans (sic) de la capitale ». Encore en 1816, les productions du Pré sont agricole et sont pour ainsi dire nulles ; elles consistent en vins, fruits , légumes et fleurs , tous objets qui ne produisent pas un gros revenu. Le voisinage de Paris fait seul la richesse de ce village.

Industries et commerces[modifier | modifier le code]

Considérations générales sur l'industrie et le commerce[modifier | modifier le code]

La commune du Pré-Saint-Gervais, qui, au point de vue territorial, est la plus petite du département, n'est d'autre part desservie directement par aucune ligne de chemin de fer et par aucune voie navigable. Il semble donc que, dans ces conditions, elle ne puisse être appelée à prendre, au point de vue industriel et commercial, un grand développement.

Les exploitations de gypse[modifier | modifier le code]

Depuis l'époque gallo-romaine, le gypse, pierre dont est tiré le plâtre, est exploité à Paris. Au XVIIIe siècle, les filons parisiens ne suffisent plus et les carrières s’installent en banlieue. On peut estimer qu' entre 1782 et 1850 une quinzaine de sites sont en service. La ville souhaitant récupérer une partie de l'argent dégagé par cette activité, une taxe sur le plâtre gervaisien est prélevée en 1829.

.

L'industrialisation[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, un mouvement industriel s'amorce, qui voit nombre d'usines s'implanter.

N'étant desservie par aucune voie ferrée ou navigable, la commune du Pré-Saint-Gervais n'a connu qu'un développement modeste de son industrie.

Les fameux Jambons français, spécialisés dans les salaisons, fondé au 10 rue de Pantin, désormais 8 rue Gabriel Peri ; Petit Jean, une conserverie de petits pois ; Couleurs Paris, une fabrique de couleurs ; Tête et Leroy, fabricant de cafetières et autres plats. Aucune de ces entreprises n'a survécu au plan d'urbanisation élaboré dans la deuxième moitié du XXe siècle.

La manufacture de pianos Focké, fondée à Paris en 1860, transférée au Pré-Saint-Gervais en 1902 au 27 rue Danton. Activité terminée en 1909.

Les Savonneries d'Alesia, fondée en 1875, 46 rue Charles Nodier. Une partie de cette rue étant devenue la rue de Stalingrad l'ancien site est désormais le 46 rue de Stalingrad. Elle fut agrandie en 1888. Pierre Bailly, maire du Pré-Saint-Gervais fut directeur des Savonneries d’Alésia à la fin du XIXe siècle. Activité terminé en 1980.

Le constructeur de cycles et automobiles Gladiator y édifie ses ateliers entre 1891 et 1920. La firme Gladiator est fondée par Alexandre Darracq et Jean Aucoc. L’entreprise possède un bureau d’études très performant installé au 5, rue François-Henri (aujourd’hui, rue Jean-Baptiste-Sémanaz). De nombreux prototypes de bicycles, tricycles et quadricycles à moteurs à essence et électriques y sont créés.

Depuis 1909, sont installés les ateliers du fabriquant de literie haut de gamme, Le lit national.

L'usine Guitel-Étienne, fondée en 1917, rare témoin industriel sur la commune du Pré-Saint-Gervais .

En 1914, c'est à la veille de la Première Guerre mondiale que Jean Jaurès donna son célèbre discours sur la paix au Pré sur la colline du Belvédère. Il était déjà intervenu au balcon de la mairie en 1913 contre le passage du service militaire à 3 ans. La ville participe cependant à l'effort de guerre, grâce à l'usine Rateau (turbocompresseurs pour l'aviation).

Histoire des moyens de transport[modifier | modifier le code]

« Le 10 février 1834, le Conseil autorisa le maire à ouvrir parmi les habitants une souscription volontaire destinée à payer l'indemnité fixé par sieur Marmillion entrepreneur de voitures à Pantin, pour établir un service public de voiture à raison de quatre départs et quatre retour en été, deux départs et deux retours en hiver. Le service dû commencer le 1er mars 1834.»

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé les réflexions nécessaires à la création d'une communauté d'agglomération.

Ces réflexions ont abouti à une conférence de presse commune aux neuf Maires, à l'hôtel de ville de Romainville le 10 avril 2009, et à la création, au 1er juin suivant, de l'Association de préfiguration de l'Intercommunalité de l'Est Parisien (APIEP 93)[2]. À la suite de la concertation et des délibérations positives des neuf conseils municipaux, Est Ensemble, la plus ample intercommunalité d'Île-de-France avec près de 400 000 habitants, a été créée le 1er janvier 2010 par arrêté du Préfet de Seine-Saint-Denis.

Liste des Maires[modifier | modifier le code]

Gérard Cosme est l’actuel maire du Pré-Saint-Gervais. Élu dès le premier tour suite aux élections municipales de 2014. Né le 31 mars 1953 au Pré, ville où il a grandi et toujours vécu, Gérard Cosme est chocolatier de père en fils et dirige une PME, la chocolaterie "Les lions". Il est petit-fils de maître chocolatier – son grand-père s'est installé au Pré en 1927. Conseiller municipal dans l’équipe de Marcel Debarge en 1977, puis adjoint au maire en 1983, il est devenu Maire en 1998, suite à la nomination de Claude Bartolone en tant que membre du gouvernement de Lionel Jospin. Réélu en 2001, les militants socialistes du Pré-Saint-Gervais l'ont désigné comme tête de liste pour les élections municipales des 9 et 16 mars 2008. Réélu pour le mandat 2014-2020. Après avoir été Vice-Président de la Communauté d'agglomération Est Ensemble, il est, depuis le 16 octobre 2012, son Président. Il est par ailleurs Chevalier de la légion d’honneur depuis le 10 octobre 2002.

Liste des maires successifs du Pré-Saint-Gervais[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1998 en cours
(au 1er avril 2014)
Gérard Cosme PS Réélu pour le mandat 2014-2020[4]
1995 1998 Claude Bartolone PS  
1977 1995 Marcel Debarge PS  
1965 1977 Fernand Blanluet SFIO  
1944 1965 Edmond Pepin SFIO  
1920 1944 Eugène Boistard SFIO  
1914 1919 J.B. Tortorat SFIO  
1904 1914 Jean Baptiste Marie Semanaz SFIO  
1896 1904 Pierre Bailly    
1876 1896 Charles Eugène Alexandre Guérin    
1871 1876 Eugène Tronchet    
1870 1871 Jolly    
1869 1870 Eugène Augustin Bureau    
1865 1869 Poulet-Dufour    
1831 1865 Antoine Jean-Baptiste Simonnot    
1826 1831 A Videl    
1818 1826 Jean-Hyacinthe Beaugrand    
1814 1818 Joachim Simonnot    
1808 1814 Louis Hardy    
1804   François Cottin    
1802   Guingand    
1800   Maurice    
1795   Pierre Cottin    
1793   Guingand    
1791 1793 Jean-Baptiste Fromin    

Fernand Blanluet. La piscine municipale porte son nom.

Edmond Pépin (1885-1965) ; Né le 25 mars 1885 à Pantin (Seine), mort le 22 octobre 1965 à Villeparisis (Seine-et-Marne) ; ouvrier ébéniste, artisan puis industriel ; dirigeant du sport travailliste ; conseiller municipal de 1919 à 1939 puis maire de 1945 à 1965. Homme de conviction, militant politique, il participe aux luttes ouvrières. Grand amateur de ballon rond et grand militant de la cause sportive. Il fut le premier président de l'Éducation Physique Populaire Gervaisienne, association sportive créée en 1905. En 1926, il est parmi les créateurs de l'Union des Sociétés Sportives et Gymnastiques du Travail qui deviendra la F.S.G.T., où il collabore avec Léo Lagrange. Pilote pendant la première guerre mondiale, il est décoré de la Légion d'Honneur pour son courage. Lors de son élection en 1945, il était chef des bases aériennes. Il enseignait à titre bénévole la mandoline à l'Université Populaire Gervaisienne. Élu Président du Syndicat des Eaux d'Île-de-France en 1953. Un square de la ville porte son nom.

Joseph Prudent Eugène Boistard (1868-1956) ; Né le 5 avril 1868 à La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire), mort le 1er janvier 1956 à Paris, traceur mécanicien ; syndicaliste, militant socialiste, communiste puis de nouveau socialiste ; maire du Pré-Saint-Gervais de 1919 à 1944.

Jean Baptiste Marie Semanaz (1874-1914). Né à Lyon, Soldat au 13e R.I.T, il succombe à ses blessures de guerre à l’hôpital complémentaire retranché à Maubeuge. Ouvrier égoutier.

Pierre Bailly, ancien maire du Pré-Saint-Gervais de 1896 à 1904 et directeur des Savonneries d’Alésia à la fin du XIXe siècle.

Charles Eugène Alexandre Guérin. Né le 6 avril 1828 à Champseru (Eure-et-Loir), mort le 18 janvier 1896 au Pré-Saint-Gervais. Il était propriétaire, dessinateur et fabricant de passementerie. Maire de 1876 à 1896 (mort en fonction). Il n'a pas été inquiété par la loi de 1881 sur les élections des maires au suffrage universel, ayant été réélu sans difficulté.

Eugène Augustin Bureau. Fabriquant de plâtre. Maire du Pré-Saint-Gervais de 1869 à 1870.

Antoine Jean-Baptiste Simmonot, ancien Maire du Pré-Saint-Gervais de 1831 à 1865. On lui doit la création du cimetière communal en offrant la première partie du terrain (450 mètres carrés). Il demanda qu'on lui réserve une concession gratuite et perpétuelle pour sa sépulture familiale. En séance du 5 mai 1841, le Conseil Municipal reconnaissant émit le vœu unanime de lui voir attribuer la croix de la Légion d'Honneur. Une rue de la ville porte son nom.

Jean-Baptiste Fromin, premier maire du Pré-Saint-Gervais de 1791 à 1793. Laboureur.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1970, Le Pré-Saint-Gervais est jumelé avec la ville allemande de Giengen.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 18 075 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 354 290 223 369 805 1 643 1 028 1 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 704 1 921 3 120 4 136 4 447 6 396 7 433 8 138 9 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 078 11 669 13 865 14 993 15 465 13 302 14 790 14 691 15 037
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
15 258 14 772 13 271 13 078 15 373 16 377 17 240 18 075 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Du début du XVIIIe à aujourd'hui (2013), la population est en croissance continue passant de 223 habitants (1821) à 18 075 (2011), sauf entre 1841 et 1846 où l'on peut supposer que l'épidémie de choléra est en partie responsable de la perte de 615 habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

4 écoles maternelles, 3 écoles élémentaires, 1 collège, 1 école privée Montessori (maternelle) et 1 établissement privé (maternelle, élémentaire, collège).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

1 bibliothèque municipale, 1 salle municipale de 100 places, 1 école de musique et 1 espace d’exposition et de spectacle : la P’tite criée, une compagnie théatrale (la Compagnie Mystère Bouffe) ;

Espaces verts[modifier | modifier le code]

7 espaces verts et un jardin partagé.

  • square Lucienne Noublanche
  • square Allende
  • square Edmond Pépin
  • square Henri Sellier
  • pointe Feidherbe
  • stade Leo Lagrange
  • square Jean Moulin

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

1 stade, 2 gymnases, 1 piscine, 2 courts de tennis municipaux non couverts.

Médias[modifier | modifier le code]

Un studio de télévision de 600 m2 est situé en ville. Les émissions You can dance et Top chef y ont été tournées.

Cultes[modifier | modifier le code]

Une église protestante, une synagogue, une mosquée, une église catholique.

Marché[modifier | modifier le code]

Le marché du Pré-Saint-Gervais est un marché couvert qui a lieu toute l'année les mardi, jeudi et samedi entre 8h et 12h.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu net déclaré moyen est de 21 130 euros, et 54 % de la population est imposable[8].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 12 617 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,5 % d'actifs dont 64,0 % ayant un emploi et 13,6 % de chômeurs[a 4].

On comptait 3 471 emplois dans la zone d'emploi, contre 3 354 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 8 104, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 42,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un peu moins d'un emploi pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le Pré-Saint-Gervais a longtemps connu une forte activité industrielle. Dans les années 1950, ces industries ont commencé à décliner au profit du secteur tertiaire. Aujourd'hui, on ne compte plus que 5,3% d'activités industrielles.

Au 31 décembre 2010, Le Pré-Saint-Gervais comptait 1 279 établissements : 2 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 70 dans l'industrie, 174 dans la construction, 925 dans le commerce-transports-services divers et 108 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 216 entreprises ont été créées à Le Pré-Saint-Gervais[a 7], dont 112 par des autoentrepreneurs[a 8].

Habitat[modifier | modifier le code]

Immeubles de grande hauteur[modifier | modifier le code]

Le Pré-Saint-Gervais compte un certain nombre de gratte-ciel, mais leur nombre et leur taille reste très faible par rapport à l'ensemble des gratte-ciel de grande hauteur à travers le monde. À ce titre, les immeubles de grande hauteur commencent à partir de 50 m.

  • Tour 2 de la Résidence Les Marronniers 1985 19 étages 65 m.
  • Résidence Babylone 1980 16 étages 51 m.
  • Tour de la Résidence Gabriel Péri 1985 16 étages 51 m.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Place du Général-Leclerc

Mairie

Regard du Trou-Morin, 1899, 01

Les eaux du Pré-Saint-Gervais[modifier | modifier le code]

Église de la Sainte-Famille - Pré-Saint-Gervais - 002

Plusieurs sources dont quatre regards sur l'aqueduc construit au XIIIe siècle par la Léproserie de Saint-Lazare (située à la place de l'ancienne Prison Saint-Lazare à Paris) pour acheminer les eaux du Pré vers leurs établissements. Ils sont classés monuments historiques depuis 1899 dont la fontaine (place de la Mairie) est le plus important. Le Regard du Trou-Morin, sans doute d'origine médiévale et restauré au XVIe siècle ainsi qu'en 2004, drainait les eaux des coteaux de Romainville et des Lilas. la dernière fontaine regard a été transféré porte des Lillas a Paris.

La cité jardin[modifier | modifier le code]

La cité-jardin du Pré-Saint-Gervais - Pantin - Les Lilas (1927-1933 puis 1947-1952) : elle fait partie de la quinzaine de cités-jardins construite par l'Office HBM de la Seine alors dirigée par Henri Sellier. Conçue par l'architecte Félix Dumail, elle est constituée de 1 200 logements collectifs et de 56 pavillons individuels (contre 243 prévus à l'origine), essentiellement situés sur les communes de Pantin et du Pré-Saint-Gervais. Une partie de la cité est construite à Pantin après la Seconde Guerre mondiale mais dans un style très différent, partie appelée de nos jours "cité des auteurs" (228 logements). La cité comporte comme équipements collectifs des boutiques, une école (actuel groupe scolaire Jean Jaurès-Pierre Brossolette) et un stade. Mais le projet d'édifier en plus une maison des services sociaux, un dispensaire et un théâtre de plein air ne sera pas réalisé. La cité est partiellement protégée au titre des sites.

L'ancienne usine Guitel[modifier | modifier le code]

L'ancienne usine Guitel, situé de part et d'autre de la rue Carnot, débouchant sur la rue du 14 juillet, prés du quartier des 7 Arpents, est implantée sur près d'un hectare. D'abord propriété d'Auguste Rateau en 1904, l'usine fournira différentes pièces pour l'aviation militaire et comptera vers 1930 jusqu'à 2 000 ouvriers. En 1947, les terrains et les bâtiments sont revendus pour la partie ouest à la manufacture de quincaillerie F. Guitel et Étienne Frères Réunis, et pour la partie est à la Société de construction métallique Mobilor. Ces deux sociétés finiront par fusionner en 1962 et se spécialisent dans la fabrication des roulettes (Caddie) et des chariots (SNCF). D'un point de vue architectural, l'ensemble constitue un exemple unique d'usine-rue. « Les constructions de 1916 et 1917 – l’essentiel de l’usine – sont de deux types. De part et d’autre de la rue Carnot, du côté de la rue Franklin, les façades des bâtiments se répondent [...] l’oculus percé dans le pan coupé de l’atelier, ouvrant sur la rue Franklin, portait l’horloge de l’usine »[9],[10]. En 2012 la réhabilitation du site historique sera entamé par la Mairie qui aménagera la rue, et transformera les bâtiment ouvragés en bureaux et en habitation tout en y introduisant de nouveaux squares et espaces verts redonnant vie aux vénérables arabesques de briques.

La villa du pré[modifier | modifier le code]

La Villa du Pré, ruelles bordée de jolie maisons xixe siècle est une ville dans la ville et un exemple du mode de vie de la classe moyenne et « petit-bourgeois » sous Napoléon III. Il s'agit d'un ensemble pittoresque de maisons individuelles construites autour de petites rues plantées de grands arbres auquel on accède principalement par un porche voûté de la rue André Joineau. La villa du pré compte deux cent pavillons et jardinets. La diversité architecturale, d’implantation, de volume des pavillons et les accès confidentiels du site (porches, escaliers, chemins étroits) lui confère une ambiance particulière très prisée par les Gervaisiens. Ancienne Villa Gide, la Villa du Pré devint au XIXe siècle une propriété gérée par un syndic. La Villa du Pré, est créée en 1830 par Monsieur Gide, un riche entrepreneur parisien. Monsieur Gide possédait à cet emplacement une grande propriété agricole dont il voulut exploiter le sous-sol en carrière de gypse, mais la municipalité de l'époque lui en refusa l'autorisation d'exploitation. C'est alors qu'il décida de lotir sa propriété en deux cent lots pour y réaliser maisons avec jardinet, qu’il va vendre à des petits bourgeois et des rentiers modestes attirés par le cadre de vie gervaisien. En 1955, le syndic accepte qu'elle fasse partie intégrante de la commune.

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais[modifier | modifier le code]

L’église communale, dédiée à Saint-Gervais et à Saint-Protais, a été construite de 1825 à 1830 sur l'emplacement de l'ancienne, démolie en 1814-1815. À l'entrée du hameau bucolique de la rue du 14-Juillet, l'architecte Barbier dessine les plans de la nouvelle église. Placé sous la protection de la Sainte-Famille, le bâtiment est construit en moellons de granit. Son aspect robuste et sobre s’inspire des formes romanes Art déco. La nef se compose de quatre travées éclairées par les vitraux du maître verrier Barillet. Le trésor : une « Pietà » du XVIe siècle, un « Saint Sébastien » et une « Sainte Anne et la Vierge » datée des XVe-XVIe siècles. Une toile du XVIIe siècle, un Christ en croix de Philippe de Champaigne.

Monuments et lieux disparus[modifier | modifier le code]

Il parait qu'autrefois le Pré-Saint-Gervais recevait des personnages illustres.

La maison de Gabrielle d'Estrées[modifier | modifier le code]

Le nombre est grand des localités avoisinant Paris qui se flattent d'avoir été habitées par la célèbre Gabrielle d'Estrées, l'amie d'Henri IV. Il semble, toutefois, que le Pré ait des titres sérieux à y prétendre. On a démoli, en 1901, une maison portant le numéro 20 de la rue Plâtrière (aujourd'hui rue Emile-Augier) dont l'architecture soignée indiquait des hôtes de marque. Une des pièces avait un plafond peint en 1678 et signé Dupuis ; la façade était ornée d'un buste d'Henri iV ; la tradition, enfin, qu'il ne faut pas toujours dédaigner, s'était transmise de père en fils, attestant que la belle Gabrielle d'Estrées avait demeuré là. Ne fût-ce que d'un point de vue artistique, il est facheux que la spéculation n'ait pas respecté ce vieux logis.

La maison du duc de Charost[modifier | modifier le code]

Le duc de Charost avait aussi une maison de campagne au Pre-Saint-Gervais , en 1695.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Le Pré dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Le Pré dans la littérature[modifier | modifier le code]

Le Pré dans la peinture et la sculpture[modifier | modifier le code]

Léon Alphonse Quizet, Artiste peintre, avec son ami Maurice Utrillo ont grandi ensemble dans le maquis de Montmartre. De cette amitié enfantine est née une complicité qui à résonné tout au long de leurs deux existences marquées par la même vocation : la peinture. Alphonse Quizet habitait la villa Félix Faure dans le XIXe arrondissement de Paris. Ses promenades l'attirent dans la commune voisine. Là, il croque paysages pittoresques et scènes de la vie quotidienne d'un village paisible. Quatre de ses peintures ornent la salle des mariages de la Mairie du Pré-Saint-Gervais.

Peintures dans d'autres collections :

  • Leon Alphonse Quizet, Vieille rue au Pré Saint-Gervais, Peinture sur isorel, 19 x 24 cm.
  • Leon Alphonse Quizet, Le Pré St Gervais, lavis d'encre de chine sur papier
  • Leon Alphonse Quizet, Intérieur au Pré-Saint-Gervais.
  • Leon Alphonse Quizet, La sente au Pré-Saint-Gervais.
  • Leon Alphonse Quizet, Paysage au Pré-Saint-Gervais
  • Leon Alphonse Quizet, Paysage, route au Pré-Saint-Gervais
  • Leon Alphonse Quizet, Roulottes au Pré-Saint-Gervais
  • Leon Alphonse Quizet, Vieilles maisons au Pré-Saint-Gervais
  • Leon Alphonse Quizet, Au Pré-Saint-Gervais, Titre attribué : Interieur ou masures au pre saint gervais

(avant 1928), Huile sur toile, 60 x 73 cm

  • Ernest Herscher, Au Pré-Saint-Gervais, eau forte, 30 x 45 cm.
  • Charles Blondel, Regard de la Prise des Eaux au Pré St Gervais, aquarelle et mine de plomb sur carton, 1898
  • Charles Igounet-de-Villiers, Vue des fortifications du Pré-Saint-Gervais
  • Charles Igounet-de-Villiers, Sur les fortifs, Pré-Saint-Gervais
  • Auguste Xavier Leprince, Vue du village du Pré-Saint-Gervais
  • Frédéric Jousset, Neige au Pré-Saint-Gervais
  • Gabriel Jacques de Saint-Aubin, La Fontaine Saint-Pierre au Pré-Saint-Gervais
  • Auguste Lepère, Le Prés-Saint-Gervais (sic), eau forte
Estampes[modifier | modifier le code]
  • Les Prés-Saint-Gervais : opera-bouffe de Sardou, Gille et Lecoq, estampe, 18 x 25 cm, 1874
  • Jaget, Paul-André Basset, Promenade au Pré Saint-Gervais
  • Langlumé, Vue de l'entrée du village des Prés St-Gervais
  • Victor Baltard, vue des Prés St-Gervais près de Paris
Peintures[modifier | modifier le code]
  • Auguste Lepère, Le ballon qui descend, Dimanche au Prés Saint-Gervais, Paris, 1912
  • Jean-Robert Ithier, Vieille maison du Pré Saint Gervais
  • Serge Delaveau, Pavillon de Gabrielle d'Estrée au Pré St-Gervais
  • Gaston Prunier, Manifestation pacifiste au Pré-Saint-Gervais en 1913, huile sur carton marouflé, 1913
Aquarelles[modifier | modifier le code]
  • Draner, Les prés Saint-Gervais, opéra-bouffe de Sardou, Gille et Lecoq : Christian (Harpin), Aquarelle : en couleur ; 30 x 24 cm, 1874
  • Draner, Les prés Saint-Gervais, opéra-bouffe de Sardou, Gille et Lecoq : Dumagny (témoin), Aquarelle : en coul. ; 31 x 24 cm, 1874
  • Draner, Les prés Saint-Gervais, opéra-bouffe de Sardou, Gille, Lecoq : Coste (témoin), Aquarelle : en couleur ; 31 x 24 cm, 1874
  • Draner, Les prés Saint-Gervais, opéra-bouffe de Sardou, Gille et Lecoq : costumes, 16 aquarelles de format divers, 1874

Le Pré dans la musique et la chanson[modifier | modifier le code]

  • Paul Blétry, Les Prés St Gervais : gavotte pour violon et piano, Paris, Léon Langlois, 1893

Le Pré dans la photographie[modifier | modifier le code]

Le Pré au cinéma[modifier | modifier le code]

Films tournés au Pré-Saint-Gervais

Archives de la commune[modifier | modifier le code]

Le patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Les immeubles de la fin du XIXe - début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les habitations en meulières ou briques[modifier | modifier le code]

Les immeubles en brique des années 1930-1950[modifier | modifier le code]

Les habitations de style Art-Deco[modifier | modifier le code]

Les maisons et façades des années 1950[modifier | modifier le code]

Archéologie[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites sont repérés comme des sites archéologiques : quatre sont situés dans le centre-ville (le village, l’église médiévale, une fontaine et la croix de chemin) et une fontaine est repérée comme tel dans le Sud de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Le Pré-Saint-Gervais

Les armes de la commune de Le Pré-Saint-Gervais se blasonnent ainsi :De sinople aux cinq fasces ondées abaissées d'argent surmontées d'un rencontre de bélier du même accorné d'or[13]. La devise du Pré-Saint-Gervais est "Pré je fus, Ville je suis".

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Valérie Perlès (dir.) et Christine Misselyn, Le Pré, entre Paris et banlieue : histoire(s) du Pré-Saint-Gervais, Paris, Créaphis,‎ 2005, 239 p. (ISBN 2913610544, OCLC 60824539)
  • Aleth Riandey, Monographie d'une ville de banlieue au XIXe siècle : Le Pré-Saint-Gervais, 1988, Maîtrise de l'université de Paris X-Nanterre (Dir. Vigier), 126 p.
  • Fernand Bournon, État des communes à la fin du XIXe siècle. , Le Pré-Saint-Gervais : notice historique et renseignements administratifs, Montévrain, Imprimerie de l'école d'Alembert, 1903, 122 p.
  • Les Environs de Paris, paysage, histoire, monuments, mœurs, chroniques et traditions, sous la direction de Charles Nodier et Louis Lurine, illustré de 200 dessins (1844) Texte en ligne, p. 201-206.
  • Jacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, depuis les premiers temps historiques jusqu'à nos jours, Paris, Guillaume,‎ 1825-1828, 7 volumes in-octavo (notice BnF no FRBNF36396330), tome 5, p. 263.
  • Pierre-Joseph-Spiridion Dufey, Nouveau dictionnaire historique des environs de Paris, Paris, Charles Perrotin, 1825, 384 p., p. 164-165.
  • Pierre Piétresson de Saint-Aubin, Dictionnaire de tous les environs de Paris, 1816, 649 p., p. 513-516.
  • Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France : contenant sa description, sa population, sa minéralogie, son hydrographie, son commerce, ses produits naturels et industriels ; une généalogie de tous ceux qui l'ont gouvernée depuis plus de quatre cents ans avant Jésus-Christ jusqu'à ce jour, avec les principaux événemens qui se sont passés sous les différens règnes et gouvernemens ; les coutumes, les institutions civiles, militaires et ecclésiastiques ; des tableaux comparatifs de la France monarchique avec la France en république ; tous les grands hommes célèbres ou fameux depuis plusieurs siècles, avec une notice des ouvrages qu'ils ont publiés ; les sièges, les batailles, le lieu où elles se sont données, le nom des généraux qui y ont commandés ; l'Histoire de tous les pays conquis et réunis à la France ; la Constitution française, le Sénatus-Consulte organique de la Constitution, le Sénatus-Consulte qui nomme Napoléon Bonaparte empereur des français ; toutes les institutions sous ce dernier gouvernement ; les Traités de paix conclus jusqu'à ce jour avec toutes les puissances étrangères ; un dictionnaire des colonies : avec une carte générale, etc. etc, t. 4e, Paris, chez l’imprimeur Baudouin et le libraire Laporte, 1804, p. 235
  • Laurent Pierre Bérenger, La Morale en exemples, ou Élite d'anecdotes anciennes et modernes, de préceptes et de discours propres à former la jeunesse, 3 volumes, 1801, volume 1, p. 161.
  • Jacques-Antoine Dulaure, Nouvelle description des environs de Paris, contenant les détails historiques & descriptifs des maisons royales, des villes, bourgs, villages, châteaux, etc. remarquables par des usages ou des évènemens singuliers, & par des beautés de la nature et des arts ; Dédié au Roi de Suède, t. 2, Paris, Lejeay, 1786, 310 p., p. 190-191.

Sur les cités-jardins[modifier | modifier le code]

  • Benoît Pouvreau, Marc Couronné, Marie-Françoise Laborde, Guillaume Gaudry, Les cités-jardins de la banlieue du nord-est parisien, 144 p., Éditions du Moniteur, 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. http://apiep93.org/network/apiep
  3. Liste des maires du Pré-Saint-Gervais sur http://www.francegenweb.org
  4. CG et Marie-Pierre Bologna, « 18 maires déjà sur le pont », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 31 mars 2014, p. IV
  5. (de) Site de Giengen an der Brenz
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. http://insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-93061
  9. N. Pierrot, Inventaire Général, DRAC⁷, 2005, p. 8
  10. Le site de l'usine Guitel
  11. Œuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre
  12. Libération - Sa nuit, son œuvre
  13. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f93061

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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