Blazar

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Un objet BL Lacertae : 0323+022 (z=0,147) pris par ESO NTT (filtre R). La galaxie hôte et les compagnons proches sont visibles.

En astronomie, les blazars (en anglais : blazing quasi-stellar radiosource, que l'on peut traduire par « source radio éclatante quasi-stellaire ») sont des quasars très compacts associés à un trou noir supermassif au centre d'un noyau actif de galaxie souvent très éloigné. Leur luminosité peut varier d'un facteur de 1 à 100 d'un jour à l'autre et leurs jets sont dirigés vers la Terre[réf. à confirmer].

Ils sont parmi les objets les plus puissants et violents de l'Univers et font partie, avec les quasars et les radiogalaxies, de la famille des galaxies actives. Ils émettent une grande quantité de rayonnement lumineux de toutes les longueurs d'onde (des ondes radio aux rayons gamma) depuis une région en leur centre pas plus grande que le système solaire. Ce rayonnement est vraisemblablement généré par un trou noir supermassif présent en leur centre, d'une masse de l'ordre du million au milliard de masses solaires. La puissance lumineuse émise est de l'ordre de mille milliards de fois celle du Soleil.

Structure[modifier | modifier le code]

Vraisemblablement, quasars, blazars et radiogalaxies seraient le même type d'objets : des noyaux actifs de galaxie (objets compacts et extrêmement lumineux, hébergeant un trou noir supermassif), duquel s'échappent de puissants jets de plasma, extrêmement lumineux, et souvent très actifs en ondes radio.

Les jets sont composés de particules chargées projetées par un mécanisme encore mal compris mais qui fait sans doute intervenir l'énergie gravitationnelle gigantesque du trou noir central. Ces particules sont principalement des électrons, des positons, des protons et des noyaux d'atomes confinés par un intense champ magnétique. Ils quittent le noyau à une vitesse proche de celle de la lumière et peuvent même paraître plus rapides que celle-ci par un effet d'optique. Ces jets peuvent s'étendre à des centaines de milliers d'années-lumière. L'onde de choc finale peut former de vastes nuages de gaz radioémetteurs, appelés lobes radio.

En détail, un noyau actif de galaxie est composé d'un trou noir autour duquel gravite un vaste disque d'accrétion. Ce disque, composé de gaz, poussières, restes d'étoiles, est très chaud, à tel point que la partie la plus centrale du disque, là où le gaz tombe dans le trou noir, émet souvent des rayons dont les fréquences s'étendent jusqu'aux rayons X et gamma, générés par la température extrême régnant aux abords du trou noir alimenté continuellement par son disque d'accrétion.

Radiogalaxies, quasars et blazars seraient en fait la même sorte de galaxie, mais vues sous un angle différent : Les jets nous parvenant de biais, nous voyons des quasars ; de face, nous voyons des blazars, et complètement de profil, le cœur caché par les anneaux de poussières, nous voyons une radiogalaxie. Mais dans tous les cas, les galaxies hôtes sont des galaxies géantes elliptiques.

Découverte[modifier | modifier le code]

Le premier blazar fut découvert en 1968. Les astronomes détectèrent un signal en provenance d'un étrange objet de la constellation du Lézard, connu alors sous le nom de BL Lacertae, pris alors à tort pour une étoile variable. Ce blazar est l'un des plus proches de la Terre, à 900 millions d'années-lumière de distance.

Exemples[modifier | modifier le code]

  • BL Lacertae, constellation du Lézard, distance 900 millions d'années-lumière ;
  • OJ 287, constellation du Cancer, distance 3 500 millions d'années-lumière ;
  • OJ 279, constellation de la Vierge, distance (?) millions d'années-lumière.

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