Galaxie bleu pâle

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Une galaxie bleu pâle (en anglais : Faint Blue Galaxy, FBG) est un type de galaxies caractérisées par leur couleur bleue et leur magnitude bolométrique supérieure à 22. Ces galaxies ont posé un problème aux astronomes lorsqu'il est apparu dès 1978 qu'elles étaient plus abondantes que les théories cosmologiques ne le prédisaient alors[1],[2],[3].

Les galaxies peuvent sembler pâles parce qu'elles sont petites ou parce qu'elles sont éloignées. Cependant, aucune de ces explications, ni combinaison de ces explications, ne rendait compte des observations. Il a été montré depuis que la distribution des galaxies bleu pâle est en accord à la fois avec l'inflation cosmique, les mesures du fond diffus cosmologique et une valeur non nulle de la constante cosmologique, c'est-à-dire avec l'existence de l'hypothétique énergie sombre[4],[5]. Cela irait donc dans le sens de l'observation de supernovae requérant de l'énergie sombre.

Un deuxième problème est apparu en 1988 lorsque des observations plus fines du ciel profond ont montré un bien plus grand excès en galaxies bleu pâle[6]. Elles sont aujourd'hui interprétées comme des galaxies naines au sein desquelles se forment de grandes quantités d'étoiles, d'où leur teinte bleue résultant des jeunes étoiles massives qui s'y forment[7]. Les galaxies bleu pâle sont donc en fait extrêmement brillantes compte tenu de leur taille et de leur distance.

La plupart de ces galaxies possèdent un décalage vers le rouge compris entre 0,5 et 2. On pense qu'elles disparaissent comme objets distincts en se fondant dans d'autres galaxies[8],[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Kron R 1978 Ph.D. Thesis, University of California, Berkeley
  2. (en) B.A. Peterson, R.S. Ellis, E.J. Kibblewhite, M.T. Bridgeland, T. Hooley et D. Horne, « Number magnitude counts of faint galaxies », Astrophysical Journal, Part 2 - Letters to the Editor, vol. 233,‎ 1er novembre 1979, p. L109–L113 (DOI 10.1086/183087, Bibcode 1979ApJ...233L.109P)
  3. (en) J.A. Tyson et J.F. Jarvis, « Evolution of galaxies - Automated faint object counts to 24th magnitude », Astrophysical Journal, Part - 2 Letters to the Editor, vol. 230,‎ June 15, 1979, p. L153–L156 (DOI 10.1086/182982, Bibcode 1979ApJ...230L.153T)
  4. (en) Yuzuru Yoshii et Fumio Takahara, « On the redshift-volume measurement of the cosmological density parameter », Astrophysical Journal, Part 1, vol. 346,‎ 1er novembre 1989, p. 28–33 (DOI 10.1086/167983, Bibcode 1989ApJ...346...28Y)
  5. (en) David C., Koo (June 21–23, 1989). « The evolution of field galaxies - Is Omega = 1? » Astronomical Society of the Pacific Evolution of the universe of galaxies; Proceedings of the Edwin Hubble Centennial Symposium: 268–285, Berkeley, CA: Astronomical Society of the Pacific. 
  6. (en) T.J. Broadhurst, R.S. Ellis et T. Shanks, « The Durham/Anglo-Australian Telescope faint galaxy redshift survey », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 235,‎ 1er décembre 1988, p. 827–856 (Bibcode 1988MNRAS.235..827B)
  7. (en) Matthew Colless, Richard S. Ellis, T.J. Broadhurst, Keith Taylor et Bruce A. Peterson, « Faint blue galaxies - High or low redshift? », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 261,‎ mars 1993, p. 19–38 (Bibcode 1993MNRAS.261...19C)
  8. (en) R.G. Carlberg, « Merging and fast galaxy evolution », Astrophysical Journal, Part 2 - Letters, vol. 399, no 1,‎ novembre 1992, p. L31–L34 (DOI 10.1086/186599, Bibcode 1992ApJ...399L..31C)
  9. (en) R.G. Carlberg et Stephane Charlot, « Faint galaxy evolution via interactions », Astrophysical Journal, Part 1, vol. 397, no 1,‎ septembre 1992, p. 5–13 (DOI 10.1086/171759, Bibcode 1992ApJ...397....5C)

Articles connexes[modifier | modifier le code]