Masse solaire

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En astrophysique, la masse solaire (M) est l'unité de masse conventionnellement utilisée pour exprimer les masses des corps célestes massifs et des structures formées d'étoiles (amas, superamas, galaxies, etc.).

Son symbole et sa valeur sont :

M_{\odot} = 1,9891 \times 10^{30}\; {\rm kg}.

La masse solaire peut aussi être déterminé par l'unité astronomique ( {UA} \ ), l'année et le constante gravitationnelle ( {G} \ ) :

M_\odot=\frac{4 \pi^2 \times (1{\rm UA})^3}{G\times(1{\rm ans})^2}.

La masse solaire vaut environ 330 000 fois la masse de la Terre.

Limites de masse des étoiles[modifier | modifier le code]

Limite basse[modifier | modifier le code]

Les étoiles ayant la plus petite masse observée (1/20e de masse solaire) sont les naines rouges, qui fusionnent très lentement l'hydrogène en hélium.
En dessous, il y a les naines brunes qui enclenchent juste la fusion du deutérium à leur formation.

Limite haute[modifier | modifier le code]

La masse d'une étoile est limitée par les circonstances du processus de formation et par sa stabilité sur la séquence principale, essentiellement par le taux d'éjection du vent stellaire.

Les étoiles les plus massives ont généralement une masse d'environ 50 à 80 masses solaires. Les étoiles encore plus massives sont instables car l'immense pression de radiation qui règne en leur centre provoque l'expulsion « rapide » de la matière qui les constitue, diminuant ainsi significativement leur masse durant leur « brève » séquence principale.

On pense que la première génération d'étoiles de l'Univers, celles de la population III, furent des étoiles principalement géantes, typiquement plus de 100 masses solaires, jusqu'à 1000 masses solaires. Elles purent exister (et se maintenir durant leur « courte » séquence principale), car leur métallicité était pour ainsi dire nul et les ions « métalliques » sont bien plus entrainés par la pression de radiation que l'hydrogène et l'hélium ionisés. Une bonne partie d'entre-elles finissent en hypernovas.

En , Stephen Eikenberry de l'université de Californie, a annoncé avoir trouvé l'étoile la plus massive jamais observée : LBV 1806-20. Il s'agit d'une étoile très jeune qui ferait au moins 150 masses solaires. En , une équipe internationale d'astronomes annonce la découverte avec le VLT au Chili de l'étoile R136a1 dans la nébuleuse de la Tarentule qui serait 265 fois plus massive que le Soleil. Selon le professeur Paul Crowther de l'Université de Sheffield elle fait 320 fois la masse du Soleil[1].

Note[modifier | modifier le code]

  1. (en) BBC News, Astronomers detect 'monster star' By Jonathan Amos Science correspondent, 21 July 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]