Bataille de La Souffel

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Bataille de La Souffel
Informations générales
Date 28 - 29 juin 1815
Lieu Souffelweyersheim et Hœnheim
Issue Victoire de la coalition
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Flagge Königreich Württemberg.svg Royaume de Wurtemberg
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Drapeau du Grand-duché de Hesse Grand-duché de Hesse
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Commandants
Jean Rapp
Henri Rottembourg
Joseph Albert
Charles Grandjean
Christophe Merlin
Guillaume Ier de Wurtemberg
Forces en présence
16 000 à 23 000 hommes 40 000 à 50 000 hommes
Pertes
510 morts
2 500 blessés
2 125 morts ou blessés
Campagne des Cent-Jours
Septième Coalition
Batailles
Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815

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Campagne de Belgique de 1815
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Guerre napolitaine
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La bataille de La Souffel également connue sous le nom de bataille de Souffelweyersheim-Hœnheim a lieu pendant la Campagne des Cent-Jours, en Alsace.

La bataille[modifier | modifier le code]

Pendant la campagne de Belgique de 1815, le général Jean Rapp, rallié à Napoléon, reçoit le commandement de l'armée du Rhin forte de plus de 20 000 hommes. Rapp est chargé de surveiller la frontière près de Strasbourg et de défendre les Vosges.
Dix jours après Waterloo, Rapp apprend la défaite de Napoléon mais, contrairement aux ordres qui l'engagent à se replier sur Paris, il décide de rester pour ralentir la progression alliée. Il rencontre près de Strasbourg, le IIIe Corps de l'armée autrichienne du Haut-Rhin sous le commandement du prince héritier de Wurtemberg. Le premier jour, l'attaque des troupes allemandes et autrichiennes est repoussée par les Français mais, le lendemain, l'arrivée des troupes russes en renfort décide Rapp à ordonner la retraite sur Strasbourg.

Après la bataille, les habitants de Souffelweyersheim sont accusés par les Austro-Allemands d'avoir soutenu les Français. En conséquence, les Wurtembergeois incendient le village et le maire, George Schaeffer, ainsi que 17 bourgeois du village, accusés d'avoir tiré sur les troupes wurtembergeoises, sont arrêtés et conduits au quartier général du Kronprinz, à Vendenheim pour y être fusillés. Cependant grâce à plusieurs interventions dont celles du pasteur Dannenberger, le Kronprinz Guillaume de Wurtemberg accepte de gracier les otages.