Band on the Run (album)

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Band on the Run

Album de Wings
Sortie 7 décembre 1973
Enregistré de septembre à octobre 1973
à Lagos Drapeau du Nigeria Nigeria et aux studios Abbey Road (Londres)
Durée 41:10
Genre Pop rock
Rock britannique
Producteur Paul McCartney
Label Apple
EMI
Classement 1er (États-Unis, Royaume-Uni)
Critique

Allmusic 4.5/5 stars[1]
Robert Christgau (C+)
Mojo 4/5 stars
MusicHound 4/5 stars[2]
Record Collector 4/5 stars[3]
Rolling Stone (favourable)[4]

Albums de Wings

Band on the Run est un album de Paul McCartney et les Wings publié en 1973, considéré comme l'une de ses meilleures réalisations.

Genèse[modifier | modifier le code]

Fin juillet 1973, après la parution de la chanson du nouveau James Bond Live and Let Die, Paul McCartney, Denny Laine et Henry McCullough commencent à travailler sur un nouvel album et composent cinq semaines durant de nouvelles chansons dans le studio de la ferme écossaise de Campbeltown.

Souhaitant changer d'atmosphère pour pouvoir enregistrer ce nouvel opus dans de bonnes conditions, McCartney demande à sa maison de disques EMI de lui fournir une liste des meilleurs studios d'enregistrement mondiaux. Ayant toujours eu envie d'enregistrer en Afrique, son choix s'arrête sur Lagos.

Beaucoup de tensions naissent au sein des Wings : le guitariste Henry McCullough, acceptant de moins en moins d'être sous la coupe de McCartney, claque la porte lors des répétitions après s'être disputé avec Paul. Il confirme quelques jours plus tard qu'il souhaite mettre un terme à son aventure avec les Wings. À la veille du départ pour le Nigéria, c'est au tour du batteur Denny Seiwell de quitter le groupe. Les Wings se retrouvent alors réduits à un trio (Paul, Linda et Denny Laine), ce qui n'est pas pour déplaire à Paul : Laine et lui se sont toujours bien entendu ; de plus, il est capable, outre la guitare, de tenir la batterie et d'autres instruments de musique.

Cependant, arrivé à Lagos, le groupe s'aperçoit rapidement que les conditions d'enregistrement ne se révèlent pas aussi bonnes qu'escompté : le studio n'est pas à la hauteur, de nombreux dysfonctionnements techniques viennent émailler les séances d'enregistrement. Paul est victime d'un malaise, suite à sa consommation assez conséquente de tabac. Un soir où ils se promènent dans les rues de la capitale nigériane, ils se font détrousser par des truands locaux que la police nigériane ne retrouva pas. Pour couronner le tout, Fela Kuti, musicien pionnier de l'Afrobeat, vient les accuser de « voler la musique locale » et les enjoint de « retourner d'où ils viennent ».

La fin de l'enregistrement se fait donc en Grande-Bretagne.

Parution[modifier | modifier le code]

Band on the Run sort début décembre 1973 : c’est le second 33 tours de McCartney en six mois. La pochette a donné lieu à une soigneuse mise en scène symbolisant « le groupe en fuite » du titre. Surpris par le faisceau d’un projecteur, neuf personnages en costumes de prisonniers se retrouvent acculés « dos au mur ». On reconnaît, de gauche à droite : Michael Parkinson, un journaliste de télévision, Kenny Lynch, chanteur et acteur, Paul McCartney, James Coburn, célèbre acteur américain de passage à Londres pour un tournage, Linda McCartney, Clement Freud, critique gastronomique et futur homme politique, Christopher Lee, autre acteur bien connu, Denny Laine et John Conteh, boxeur liverpuldien qui deviendra champion du monde en octobre 1974. Le cliché est de Clive Arrowsmith.

Une nouvelle réédition en CD fut programmée en l'honneur du 25eanniversaire de l'album, où on peut retrouver, outre les morceaux originaux, des inédits enregistrés lors de concert, de nouvelles versions de certains titres ainsi que de nombreuses interviews de McCartney et notamment Clive Arrowsmith au sujet de la séance de la photo de la pochette.

Si Band on the Run, contrairement à Red Rose Speedway, n’adopte pas le format de l’album stricto sensu, il n’en contient pas moins un poster de polaroïds pris par Linda qui témoignent avec naturel du travail des trois musiciens. On y voit ainsi Paul jouer de la batterie, de la basse, de plusieurs guitares électriques et de l’orgue, tandis que Denny Laine s’adjuge une partie de flûte traversière. Le disque vinyle comportait les paroles des chansons. Le disque est à nouveau signé « Paul McCartney and Wings », très discrètement, puisque la mention n’apparaît que sur la tranche de la pochette et sur une petite étiquette photographiée au verso.

Titres[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont créditées Paul McCartney - Linda McCartney, sauf mention contraire.

Face 1[modifier | modifier le code]

  1. Band on the Run – 5:13
  2. Jet – 4:08
  3. Bluebird – 3:25
  4. Mrs Vandebilt – 4:41
  5. Let Me Roll It – 4:50

Face 2[modifier | modifier le code]

  1. Mamunia – 4:50
  2. No Words (Paul McCartney, Linda McCartney, Denny Laine) – 2:38
  3. Picasso's Last Words (Drink to Me) – 5:52
  4. Nineteen Hundred and Eighty Five – 5:36

Titres bonus de la réédition de 1993[modifier | modifier le code]

  1. Helen Wheels – 3:34
  2. Country Dreamer – 3:08

Musiciens[modifier | modifier le code]

Wings[modifier | modifier le code]

Autres musiciens[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Band on the Run (album) sur Allmusic
  2. Graff; Durcholz 1999, p. 730
  3. « Paul McCartney / Wings Band on the Run CD Album », CD Universe/Muze (consulté le 2 août 2014)
  4. Jon Landau, « Band on the Run », Rolling Stone, no 153,‎ 31 janvier 1974 (lire en ligne) Posted on 21 January 1997.