Ballons

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ballon.
Ballons
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Séderon
Intercommunalité Communauté de communes des Hautes Baronnies
Maire
Mandat
Claude Poméro
2008-2014
Code postal 26560
Code commune 26022
Démographie
Population
municipale
80 hab. (2011)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 24″ N 5° 38′ 41″ E / 44.2566666667, 5.64472222222 ()44° 15′ 24″ Nord 5° 38′ 41″ Est / 44.2566666667, 5.64472222222 ()  
Altitude Min. 674 m – Max. 1 390 m
Superficie 17,23 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de Drôme
City locator 14.svg
Ballons

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de Drôme
City locator 14.svg
Ballons

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ballons

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ballons

Ballons est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Ballonnais, ou les Baronciers en provençal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ballons est situé à 42 km de Buis-les-Baronnies, à 36 km de Sisteron et à 12 km de Séderon. La commune est accessible par la route départementale RD942, depuis Lachau ou Salérans, mais le village lui-même est traversé par la route départementale RD201. La commune est arossée par la Méouge, et l'un de ses affluents, le Riançon. La commune est desservie par le ligne de bus no 43 (Laragne - Mévouillon)[1].


Communes limitrophes de Ballons
Izon-la-Bruisse Sainte-Colombe (Hautes-Alpes) Barret-sur-Méouge (Hautes-Alpes)
Eygalayes Ballons Salérans (Hautes-Alpes)
Eygalayes Eygalayes, Lachau Lachau

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'histoire ou la préhistoire de Ballons commence il y a certainement fort longtemps mais les premières traces qui ont été relevées datent de moins 5000 ans. Des fouilles ont été pratiquées par J-C Daumas et Robert Laudet en deux campagnes, 1991 et 1993. De nombreux vestiges ont été récupérés, analysés, inventoriés; un rapport a été dressé.

Le site qui a été étudié a toutefois révélé que le plateau de Tresclard a été occupé au moins jusque vers -900.

Nous ne savons pas si les Romains ont habité à Ballons mais il a été trouvé des traces de leur influence. Des fours pour fabriquer les tuiles ont été rencontrés, l'un au village, l'autre au Vesque, des restes de tegules sont encore visibles. C'est d'ailleurs au Vesque que se trouve la villa Romaine qu'il reste à découvrir.

Il est à remarquer que le village actuel était occupé à cette époque; un four à tuiles en haut du village a été découvert ainsi qu'une épingle, alors qu'au pied du village ce sont deux pièces de monnaie qui ont été ramassées après la réalisation de travaux. En effet, lors de l'installation de la vidange du réservoir à côté de la fontaine du bas ont été trouvés des abreuvoirs empilés les uns au-dessus des autres formant comme une muraille parfaitement lisse, en pierres taillées.

Au Vesque, lors de travaux pour des canalisations ont été trouvées des tuiles romaines, certaines bien faites et d'autres collées entre elles.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La période du Moyen Âge n'a laissé que peu de traces si ce n'est quelques noms de lieux notamment le Châtelard.

Ballons était un fief des Mévouillons.

Un document émanant de Charlemagne confirme les possessions du monastère de Novalèse, région de Suse, en 805. Il y est question d'un Bullone. Il semblerait que ce Bullone se situerait dans le Gapençais; c'est bien de Ballons dont il s'agit.

1209 : La charte des Libertés et Franchises octroyée par Raybaud de Lachau à ses sujets de Lachau, Ballons, Gaudissart, etc ainsi que Ribier ... Cette charte semble avantageuse en comparaison de celle de Sainte-Jalle par exemple.

Juin 1302 : « Evidemment avec bien d'autres, nous sommes allés brûler quelques maisons et rudoyer quelques habitants de Gaudissard; au dire de certains, ceux de Gaudissard auraient brûlé 3 ou 4 copains de Lachau peu de temps auparavant, d'autres pensent que les gens de Gaudissard auraient eu quelques manquements envers leur suzeraine. Nous n'aurions fait qu'obéir aux ordres. »

Au XIVe siècle, Ballons était un fief des Adhémar.

Epoques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Le quartier de Vière se situe au relais de télé. Vière veut dire vieille ville. En fait cet emplacement a été occupé vers 1600 et les derniers habitants qui sont "descendus" de cette colline, l'ont fait vers 1915.

Un rapport du tout début du XIXe siècle signale la bonne qualité de l'église du vieux village avec un presbytère agréable. Mais au cours du siècle, la population a migré vers les hameaux d'aujourd'hui, le choléra frappe la communauté. De juillet à fin août 1853, ce sont plus de quarante personnes qui décèdent.

Vers 1880, les habitants et le curé Chambon décident de construire une église et un presbytère au nouveau village : c'est l'église actuelle, et la salle de la Mairie occupe le presbytère. L'inauguration a lieu en 1881 et le curé Chambon décède peu après.

Lorsque les héritiers du bon curé se sont rendus compte que, propriétaires du terrain, ils étaient propriétaires de l'église et du presbytère, vingt ans de négociations débutèrent : ils étaient tout à fait prêts à rétrocéder les bâtiments à la communauté, moyennant finance évidemment.

Nos chrétiens Ballonnais, prudents, cessèrent d'entretenir et l'ancienne église du vieux village et la nouvelle en attendant de voir où l'on devait faire l'effort. C'est ainsi que Ballons a failli se retrouver sans église. Dans un rapport de la fin du siècle, le clergé signalait les deux églises quasiment en ruine. Une émeute eut lieu lors de la visite de l'envoyé de l'évêque. Des dames lui ont crié: « Va au diable », aussi le cher homme, outré par cet accueil, proposa à l'évêque de priver les Ballonnais de curé, afin de les punir. Le différend fut réglé au début du XXe siècle et l'église du vieux village fut vendue à des maçons démolisseurs.

Registres de délibérations[modifier | modifier le code]

Les registres de délibérations ne remontent qu'en 1868. Une délibération du 19 novembre 1868 stipule que les cours pour adultes vieux de douze ans ont fait qu'il n'y a presque plus d'hommes illettrés dans Ballons aussi, on ne peut préjuger du résultat que l'on obtiendra, mais on va quand même tenter l'expérience sur les femmes moyennant quoi, on vote 25 francs pour indemniser le directeur.

Le même jour, le conseil décide de louer pendant quatre années, à Monsieur Saisse, une maison pour l'école des filles et le logement de l'institutrice.

Le , le maire explique qu'ils ont acheté une armoire pour la bibliothèque et qu'ils ont acheté des livres à la librairie Dupont à Paris. Leur problème est qu'ils n'ont pas assez de livres pour prêter aux familles. Ce texte est émouvant car on sent la soif d'apprendre, l'instruction libératrice, mais en même temps la révolution industrielle est en marche, elle va avoir besoin, elle a besoin de techniciens, on lâche la bride, juste ce qu'il faut, et voila nos communes qui s'engagent dans la brèche avec détermination. «  La commune ne peut faire de plus grands sacrifices» disent-ils, mais ils rajoutent « pour le moment ».

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Brissac    
    Fernand Gebellin-Meffre    
    Rolland    
1978 en cours Claude Poméro    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 80 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
438 326 412 467 500 506 507 423 397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
401 417 371 358 365 335 314 299 287
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
240 224 197 192 177 165 146 114 91
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
54 49 53 44 46 66 88 89 81
2011 - - - - - - - -
80 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • au village, église à petit clocher avec chaire en fer;
  • fontaine-lavoir avec pierres de taille de 1890.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ligne de bus n°43
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :