Crataegus azarolus

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L’Azarolier, Azérolier ou Épine d'Espagne (Crataegus azarolus) est un arbre fruitier du genre Crataegus (aubépine) appartenant à la famille des Rosaceae. Originaire du bassin méditerranéen, il est appelé familièrement pommette dans le sud de la France. Son fruit comporte trois pépins.

Description[modifier | modifier le code]

L'Azérolier est un arbre ou arbuste légèrement épineux à croissance lente pouvant mesurer jusqu'à 10 mètres de haut.

Ses feuilles caduques alternes de forme triangulaire mesurent 3 à 7 cm et comportent 3 ou 5 lobes dentés. Elles sont de couleur vert clair brillant dessus et grisâtre pubescent dessous. Le pétiole est court et pubescent.

Ses petites fleurs blanches hermaphrodites nectarifères sont groupées en corymbes et ont un pédoncule duveteux. Elles ont souvent une odeur désagréable de poisson pourri.

Sous climat méditerranéen, l'Azérolier produit des fruits comestibles rouges ou jaunes acidulés nommés « azerole », « pomette » ou « cenelle ». Leur taille (2 à 4 cm) comme leur goût varie selon les cultivars. Ils contiennent 1 à 5 gros pépins et sont matures en fin d'été. En Italie, on trouve encore actuellement des azéroles disponibles à la vente sur certains marchés vers le mois d'octobre.

Un arbre adulte peut produire jusqu’à 25 kg de fruits par an.

Culture[modifier | modifier le code]

L'Azérolier supporte tous types de sol même calcaire et sec. Il supporte la sécheresse et est rustique jusqu'en zone USDA 6 mais ne fructifie bien que sous climat de type méditerranéen.

Il peut se multiplier par semis (en début d’été pour échapper à la dormance. Dans ce cas, la germination a lieu au printemps suivant. Sinon patienter une année supplémentaire), par bouture ou par greffage sur épine blanche (Crataegus monogyna)

Utilisation[modifier | modifier le code]

Les jeunes feuilles et fleurs sont comestibles. Les azeroles sont principalement utilisées en gelées ou confitures. Leur pulpe est riche en flavonoïdes, vitamine A et vitamine C.

On utilise également l'azérole dans certaines spécialités pharmaceutiques et cosmétiques. En raison de leur teneur en huiles volatiles, quercétine, triméthylamine, coline, etc, les fleurs sont utilisées en infusion pour traiter l'hypertension artérielle et les troubles du sommeil.

On peut aussi utiliser l'azérolier comme porte-greffe nanifiant pour poiriers et pommiers.

Variétés[modifier | modifier le code]

Azéroles rouges et blanches (en haut à gauche)

Il existe 4 sous-espèces d'azérolier :

  • Crataegus azarolus var. aronia L. : Très présente et cultivée en Syrie. Feuilles entièrement velues à la face inférieure. Épines rares. Rameaux densément laineux-tomenteux ou plus ou moins laineux. Nombre de chromosomes :2n (2x) =34
  • Crataegus azarolus var. pontica C.Koch
  • Crataegus azarolus var. azarolus
  • Crataegus azarolus var. chlorocarpa

Ces variétés appartiennent à la section Crataegus, nothosect. Crateguineae, séries Orientales de la classification de Christensen[1]

Les cultivars les plus courants sont :

  • en Italie :
    • 'Blanche d'Italie' ou 'moscatella'
    • 'Rouge d'Italie'
    • 'Jaune du Canada'
    • 'Fruto Blanco' : gros fruits blancs sans pépin
    • 'Julieta' : fruits rouges
  • en Espagne:
    • Monstruoso et Oriuhela

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Azarolier, Argeroliès, Aubépine du Midi ou épine d'Espagne. Zaarour en Tunisie. Son nom commun « Azérolier » vient de l'espagnol acerola qui désigne cette espèce mais aussi une plante d'un genre distinct. L'azérolier ne doit pas être confondu avec l'acérolier, qui porte le même nom en espagnol.

Synonymes[modifier | modifier le code]

L’azérolier fut décrit pour la première fois en 1753 par Carl von Linné. Plus tard, il fut décrit par différents auteurs et a reçu des noms divers :

  • Mespilus azarolus ou « Néflier azérole » en 1768 du fait de la ressemblance de l'azérole avec la nèfle.
  • Mespilus aronia (L.) Will. 1814,
  • Crataegus aronia (L.) Bosc. 1825,
  • Crataegus orientalis var. aronia (L.) Lande 1897,
  • Crataegus azarolus subsp. aronia (L.) Rouy & Camus 1901,
  • Crataegus chrysoclada Gandoger, 1916,
  • Crataegus azarolus var. chrysolepis (Gandoger) Hayek 1926,
  • Crataegus azarolus var. hastata, var. kurdistanica, var. rotundiloba Diapulis, 1934
  • Crateagus azarolus var. aronia L. 1953,
  • Crateagus aronia var. dentata, var. minuta
  • Crateagus ×ruscinonensis var. aronioides Brwicz, 1991.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CHRISTENSEN, K. I. (1992). Revision of Crataegus sect. Crataegus and nothosect. Crataeguineae (Rosaceae-Maloideae) in the Old World. Systematic botany monographs, v. 35. Ann Arbor, Mich, American Society of Plant Taxonomists.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guigou Jacques, Actives azeroles. Nîmes. Les presses du Castellum, 1981. Dépôt légal n°04-02-1982-02760