Auld Lang Syne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Auld Lang Syne, chanson écossaise plus connue des francophones sous le nom de Ce n'est qu'un au revoir, signifie en scots (dialecte Lallans)[1] « Depuis longtemps », « Les jours passés d'il y a longtemps », « Les jours d'antan », ou aussi « l'Amitié de vieille date ». En français et en anglais, ce chant est souvent repris à la nouvelle année ou à la fin de réunions amicales ou de certaines cérémonies maçonniques.

On doit la transcription et la publication de cette ancienne ballade écossaise au poète Robert Burns à la fin du XVIIIe siècle, à partir de fragments d'une chanson écossaise plus ancienne[2]. En 1920, c’est le Père Jacques Sevin qui en écrivit les paroles françaises.


Auld Lang Syne par Beethoven

Cette célèbre mélodie écossaise fait également partie des nombreux et variés Volkslieder (Chants populaires) génialement ré-harmonisés par Beethoven. Auld Lang Syne est le n° 11 de son recueil de Douze Chants écossais, WoO 156 (1818), dans une splendide harmonisation pour soprano, ténor et basse, avec accompagnement de violon, violoncelle et piano.


Frank C. Stanley, 1910 Auld Lang Syne


Paroles[modifier | modifier le code]

Popularité[modifier | modifier le code]

C'est le chant traditionnel de Hogmanay, le jour de la Saint-Sylvestre. Cet usage conquit l'ensemble du monde anglophone de sorte qu'on y parle de cet hymne comme du « chant que personne ne connaît » tant les paroles en sont inversement populaires à la musique.

Cette chanson, dans sa version Chant des Adieux, est parfois chantée à la fin des tenues maçonniques, lors de la « chaîne d’union », c'est-à-dire juste avant que les francs-maçons se séparent.

Chaque année lors de la soirée The Last Night of The Proms au Royal Albert Hall de Londres, les spectateurs ont instauré la tradition de chanter Auld Lang Syne après la fin du concert, même si cette chanson ne figure pas au programme officiel.

Version japonaise de Auld Lang Syne, "Hotaru no hikari"

Au Japon, la mélodie de cette chanson est très célèbre en tant que Hotaru no hikari (蛍の光, Lueur d'une luciole). Cette chanson a été traduite en japonais durant la période Meiji (fin du XIXe siècle et début du XXe), et est chantée comme chanson de séparation lors des cérémonies de remise des diplômes. Presque tous les Japonais la connaissent. Elle est souvent diffusée dans les magasins et lieux publics pour indiquer la fermeture imminente.

"Aegukga", hymne national de la république de Corée

Chant de ralliement à Taïwan, cette mélodie fut, jusqu'en 1910 celle de Aegukga, l'hymne national coréen.

Dans le film Le Gendarme à New York, le congrès international de gendarmerie se termine par une reprise en chœur de ce chant.

Auld Lang Syne apparaît dans de nombreux films, notamment dans La Valse dans l'ombre de Mervyn LeRoy (Waterloo Bridge, 1940), le célèbre film de Charlie Chaplin La Ruée vers l'or (The Gold Rush, 1925), La vie est belle (1946) de Franck Capra, à la fin de Quand Harry rencontre Sally (When Harry met Sally, 1989) et de Héros malgré lui (Accidental Hero, 1992), Sex And The City (2008) ou encore dans Happy New Year (New Year's Eve, 2011).

Reprises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Scots Dialect Dictionary, compiled by Alexander Warrack, MA, Waverley Books, New Lanark 2000, ISBN 1-902407-09-1"
  2. (en) À propos de "Auld Lang Syne"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Cwm Rhondda