Persistance rétinienne

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Ce dessin animé d'un cheval galopant est affiché en 12 images par seconde. La succession d'images est perceptible mais l'animation donne quand même l'impression d'être assez fluide.

La persistance rétinienne est la capacité ou défaut de l'œil à conserver une image vue superposée aux images que l'on est en train de voir. Elle est plus forte et plus longue si l'image observée est lumineuse. Ceci est dû en partie au temps de traitement biochimique du signal optique. On distingue deux types de persistance rétinienne :

  • La persistance positive, qui dure peu de temps, environ 50 millisecondes ; la couleur de l'image persiste, paupières fermées. L’œil est donc théoriquement capable de capter 20 images par secondes, au dessus de ce seuil, il ne verra pas le clignotement des images, en dessous la succession d'image est perceptible.
  • La persistance négative, qui dure plus longtemps. Elle est due à une exposition prolongée à une forte intensité lumineuse qui a détérioré les bâtonnets. On garde ensuite imprimée une trace sombre de l'image dans la vision durant plusieurs secondes (exemple : la trace du soleil après avoir fermé les yeux).

Persistance rétinienne et illusion de continuité [modifier]

Article détaillé : Vision.

Sur un téléviseur, l'image semble stable, elle ne clignote pas. Or l'écran n'émet les images que par intermittence (voir aussi entrelacement). L'explication par la persistance rétinienne permet d'expliquer le non clignotement, en revanche, elle ne semble pas suffire pour expliquer l'illusion de continuité de mouvement. L'absence d'information entre les images serait simplement trop courte pour que le cerveau ne remarque quelque chose. Ce principe est appelé l'effet phi et c'est ce qui est utilisé dans les animations avec succession d'images.

Pathologie [modifier]

La prolongation anormale de la persistance rétinienne serait un des modes de la palinopsie.

Lien externe [modifier]