Abdelkader Hachani

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Abdelkader Hachani (1956 - 1999) est un homme politique algérien du courant islamiste, l'un des 35 membres fondateurs du FIS.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un ancien combattant de la guerre d'indépendance algérienne[réf. nécessaire] (1954/62), Abdelkader Hachani dit elbahi est né à Tamlouka (Est du pays) en 1956. Il étudie à l'Institut algérien de pétrochimie (IAP) de Boumerdes où il débute ses activités politiques (années 1970), et devient Ingénieur en pétrochimie. Il devient cadre à la Sonatrach, il participe à la mise du pipe-line reliant El-Oued (Algérie) à l'Italie (durant plusieurs années, il est désigné comme cadre à la sécurité de la zone industrielle de Skikda).

Activités politiques[modifier | modifier le code]

En 1989, il participe avec 34 autres militants, à la création du « Front islamique du salut », aux côtés notamment de Abassi Madani et Ali Belhadj. Le « FIS », qui séduit le peuple algérien, devient rapidement le 1er parti politique du pays. Après les arrestations de Belhadj et Madani en juin 1991, il est plébiscité par le congrès de Batna à la tête du comité exécutif du parti et convainc ce dernier de participer aux élections de 1991 et est l'artisan du succès. Fin septembre 1991 il est arrêté et libéré début novembre. Après l'interruption du processus électoral, il est de nouveau arrêté le 22 janvier 1992, accusé notamment d'avoir appelé les soldats à protéger le choix du peuple, droit reconnu à tout leader politique par la constitution algérienne. Détenu dans des conditions difficiles dans la prison de prison de Serkadji, où il fait 9 grèves de la faim, il est jugé et condamné à 5 ans de prison ferme et à 3 ans de privation de ses droits civiques. En 1997, Il est libéré après avoir passé cinq années et demie, une semaine, plus tard Abassi Madani fut libéré.

L'assassinat[modifier | modifier le code]

À la fin d'une décennie mouvementée autant pour le pays que pour lui, décennie marquée par les attentats islamistes, Abdelkader Hachani meurt assassiné à Alger le 22 novembre 1999, à l'âge de 43 ans. Abdelaziz Bouteflika condamne cet assassinat et parle d'un « acte criminel odieux »[réf. nécessaire]. Mêmes vives réactions pour Ahmed Taleb Ibrahimi du « Wafa », ainsi que toutes les instances affiliées au FIS à l'étranger de même que les exégètes du monde musulman à leur tète Cheikh Kardaoui.

Un certain Fouad Boulemia (en), ex-membre du « GIA », arrêté en 1999, est condamné à mort en 2001. Il s'est toujours déclaré « innocent et dit avoir été victime d'actes de torture ».il purge toujours sa peine tout en clamant toujours aussi fort son innocence.

Sources[modifier | modifier le code]

Collaborateurs du Abdelkader Hachani[Quoi ?].

Liens externes[modifier | modifier le code]