Ali Belhadj

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec Ali Belhaj, homme politique marocain.

Ali Benhadj (arabe : علي بلحاج) ou Ali Benhadj (arabe :علي بن حاج), est le cofondateur, avec Abassi Madani, du Front islamique du salut.

Ali Benhadj est né à Tunis en 1956 au sein d'une famille de réfugiés algériens d'origine. Son père a combattu dans les rangs du FLN durant la guerre d'Algérie (1954-1962). Résident dans la commune de Kouba, Ali Belhadj habitait dans un groupement d'immeubles de Jolie Vue appelé G11, caractérisé par la présence aussi bien de quelques hautes personnalités du Front islamique du salut, du monde syndical, de personnel civil et non civil de l'aéroport d'Alger ainsi que quelques officiers de l'armée et de la police. Ce quartier à lui tout seul exprime la complexité et l'ambiguïté des tensions et relations entre les différents acteurs de l'histoire algérienne des deux dernières décennies. Son éducation est principalement religieuse[1]. Il a été professeur d'arabe, il a étudié la théologie auprès du cheikh Arbaoui[1].

Il prêchait dans les mosquées Sunna à Bab El-Oued et Ibn Badis à Kouba la révolte et la prise d'armes contre le système[réf. nécessaire]. Proche de Mustafa Bouyali, il est arrêté une première fois en 1984[Pourquoi ?]. Après un discours où il appelait les militants du FIS à s'armer, l'armée l'emprisonne en 1991, puis il est relâché par le président Abdelaziz Bouteflika, pour être réincarcéré quelque temps après pour propos dangereux faisant l'apologie du terrorisme[réf. nécessaire]. Le 7 mars 2006, il est libéré grâce à l'amnistie.

Sa popularité quoique moindre, reste très forte. Il est considéré[Par qui ?] à tort ou à raison[évasif] comme l'un des « prêcheurs de mort » qui ont fait glisser le pays dans une décennie d'hécatombes. Au-delà du « qui tue qui ? »[2], sa participation active à la propagande d'enrôlement de la population dans des mouvances armées est rapportée par plusieurs sources[Lesquelles ?]. Aucune étude sérieuse et indépendante n'a été effectuée[évasif] pour déterminer avec précision son influence sur le nombre de personnes enrôlées dans les GIA et dans l'AIS.

Il a été à nouveau arrêté entre le 6 et le 9 janvier 2011 puis inculpé d'« atteinte à la sécurité de l'État » et d'« incitation à la rébellion armée[3] » le 19 janvier 2011.

Il paraît que son fils, Abdelkahar Benhadj, né en 1988, membre d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), a été tué le 25 juillet 2011 par l'armée algérienne alors qu'il se dirigeait vers Alger pour préparer un attentat[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Riadh Sidaoui, Islamic Politics and the Military: Algeria 1962-2008, in Jan-Erik Lane et Hamadi Redissi, Religion and Politics: Islam and Muslim Civilisation, éd. Ashgate Publishing, Farnham, 2009, pp. 227-228
  2. Une enquête sur les massacres en Algérie
  3. Le Figaro/dépêche AFP
  4. Journal El Watan du 28/07/2011.. Consulté le 31/07/2011.