Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville

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Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville

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Mondonville par Maurice Quentin de La Tour

Naissance 25 décembre 1711
Narbonne, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès 8 octobre 1772
Belleville, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale compositeur
Style Musique baroque
Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville

Le compositeur et violoniste occitan Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville est baptisé à Narbonne le 25 décembre 1711 et mort à Belleville (Paris) le 8 octobre 1772.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quoiqu'appartenant à une génération ultérieure, Mondonville est contemporain de Jean-Philippe Rameau. Entre 1735 et 1737, on le trouve comme maître des violonistes aux « concerts de Lille » [1]. Il s'installe à Paris en 1738, où il est engagé comme violoniste et directeur au Concert Spirituel. Le motet Venite exultemus domino, publié en 1740, lui vaut le poste de Maître de musique de la Chapelle. En 1747, il épouse Anne-Jeanne Boucon, claveciniste célèbre à qui Rameau avait dédié en 1741 une de ses pièces de clavecin en concert[2] reprenant une formule mise au point par Mondonville lui-même dès son opus III en 1734[3]. Dans la querelle des Bouffons (1752 à 1754), il prend le parti de la musique française. À la même époque, il compose le livret et la musique de son opéra en occitan : Daphnis et Alcimadure.

Il compose 17 grands motets entre 1734 et 1755, dont seules neuf partitions nous sont parvenues. La musique de Mondonville se caractérise par son inventivité et son expressivité. On peut citer la lenteur hiératique du Dominus regnavit, l'impétuosité de Elevaverunt flumina, le lyrisme du Gloria patri ou le modernisme fougueux du Jordanis conversus est retrorsum.

Grâce à une parfaite maîtrise orchestrale et vocale, Mondonville apporta au genre du grand motet — genre dominant du répertoire de la Chapelle royale jusqu'à la Révolution — une couleur, un dramatisme inconnus jusque là, qui font de ses œuvres des morceaux d'anthologie de la musique baroque.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Sonates pour violon et basse continue op. 1
  • (6) Sonates en trio pour deux Violons avec la basse continue Œuvre Second, Dédiées à Monsieur le Marquis de la Bourdonnaye, gravées par Le Duc
  • Pièces de clavecin en sonates op. 3 (6 sonates pour le clavecin avec accompagnement du violon, transformées une décennie plus tard en 6 Sonates en Symphonies) (1734)
  • Le préface de son op. 4 contient les premières sources écrites du jeu d'harmoniques, Les sons harmoniques (Paris et Lille, 1738)
  • Pièces de clavecin avec voix ou violon op. 5 (1748)
  • Opéras :
  • Ballets :
  • Motets (parmi les 17 grands motets composés par Mondonville, seuls 9 existent encore) :
    • Dominus regnavit (Psaume XCII) (1734)
    • Jubilate Deo (Psaume XCIX) (1734)
    • Magnus Dominus (Psaume XLVII) (1734)
    • Cantate domino (Psaume CXLIX) (1743)
    • Venite exultemus Domino (Psaume XCIV) (1743)
    • Nisi Dominus ædificavit (Psaume CXXVI) (1743)
    • De profundis (Psaume CXXIX) (1748)
    • Cœli enarrant gloriam Dei (Psaume XVIII) (1750)
    • In exitu Israel (Psaume CXIII) (1753)

Hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Edmond Lemaître, La part liloise de grands motets de Rameau et Mondonville, opéra de Lille, mars 2010
  2. Girdlestone, op.cit. p.600
  3. Beaussant, op.cit. p.262

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]