Épilobe en épi

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Chamerion angustifolium • Épilobe à feuilles étroites

Chamerion angustifolium sur fond de Saint-Laurent, Québec

L’Épilobe en épi, l’Épilobe à feuilles étroites[1] ou Laurier de Saint-Antoine (Chamerion angustifolium), ou encore Osier fleuri, est une espèce de plante herbacée vivace du genre Chamerion de la famille des Onagraceae.

On trouve cette espèce dans toutes les zones tempérées de l'hémisphère nord.

Certains auteurs utilisent encore le nom scientifique Epilobium angustifolium L. mais des études depuis 1999 tendent à prouver que cette espèce appartient à un genre voisin, Chamerion[2].

Description[modifier | modifier le code]

Planche botanique d’Epilobium angustifolium
  • Forme : tige atteignant de 0,5 m à 2,5 m de hauteur. Une espèce naine parente, Epilobium latifolium, pousse de 0,3 à 0,6 m de haut.
  • Feuilles : alternes, sessiles, entières, lancéolées et très allongées.
  • Fleurs : grandes d’un pourpre vif, en longue grappe.
  • Floraison : de juin à septembre.
  • Habitat : L'épilobe est une espèce pionnière présente en colonie dense dans tous les terrains dégagés, comme les coupes de bois, clairières, lisières, talus, ravins humides, lieux incendiés. s’étend à la faveur des déboisements et des incendies.
  • Altitude : jusqu’à 2500 m.
  • Toxicité : non
  • Plante protégée : non

Cette espèce a tendance à coloniser rapidement les zones ouvertes où il y a peu de concurrence, tels que les sites incendiés ou les clairières des forêts. Elle pousse aussi longtemps que l'espace est ouvert et qu'elle dispose de beaucoup de lumière, puis quand les arbres et les broussailles grandissent, les épilobes meurent, mais les graines restent viables dans le sol pendant de nombreuses années.

Les fleurs magenta mesurent 2 à 3 cm de diamètre. Elles sont symétriques radialement ont quatre pétales rose. Les styles ont quatre stigmates, qui apparaissent sur des racèmes terminaux symétriques.

Capsule de graines

La capsule linéaire rouge-brun pleine de semences s'ouvre au sommet. Elle porte de nombreuses graines brunes, environ 300 à 400 par capsule et 80000 par plante. Les graines ont des poils soyeux qui facilitent la dispersion par le vent. Une fois établie, la plante se propage aussi largement par ses racines qui se rejoignent sous le sol.

Les feuilles d'épilobe en épi sont uniques en ce sens que les nervures des feuilles sont circulaires et ne prennent pas fin sur les bords de la feuille, mais forment des boucles qui se rejoignent sur le bord extérieur des feuilles. Cette caractéristique rend ces plantes très faciles à identifier à tous les stades de leur croissance.

Aire de répartition[modifier | modifier le code]

L’épilobe en épi est répartie sur tout l'hémisphère nord : Asie, Afrique, Amérique du Nord et Europe[3].

Chamerion angustifolium

En France, l’épilobe en épi est commun en moyenne montagne dans les espaces forestiers ouverts. Il apparaît en grand nombre après les coupes de bois, puis se raréfie à mesure que la forêt se referme. L'espèce pénètre peu dans le midi, mais est présente jusqu'en basse Provence en (ubac) des massifs de la Sainte-Baume et de la montagne Sainte-Victoire. Elle y est cependant très rare puisque la Sainte-Baume ne compte qu'une vingtaine d'individus en deux stations vers 800 m d’altitude dans la hêtraie ; elle est encore plus rare à la Sainte-Victoire. On a découvert en mai 2004 une quinzaine de pieds vers 740 m d’altitude dans un vallon frais au-dessus du Delubre.

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Epilobium angustifolium L.
  • Chamaenerion angustifolium (L.) Scop.
  • Epilobium spicatum Lam.

Divers[modifier | modifier le code]

En 1793, elle permit au botaniste allemand Christian Konrad Sprengel d'imaginer la théorie de la pollinisation des plantes par les insectes (entomogamie).

Les fleurs sont comestibles, mais n'ont pas beaucoup de goût.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Luc Brouillet et al., « Chamerion angustifolium subsp. angustifolium (Linnaeus) Holub », sur VASCAN, la Base de données des plantes vasculaires du Canada,‎ 2010+ (consulté le 25 juin 2011)
  2. émission Votre jardin sur RMC, 5 mars 2011
  3. GRIN, op. cit.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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