Yves de Silguy

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Yves de Silguy
Yves-Thibault de Silguy.jpg
Yves de Silguy en 2008.
Fonction
Secrétaire général du Comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne
-
Jean Cadet (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (70 ans)
RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Yves-Thibault de SilguyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Membre de
Distinction

Yves de Silguy, né le à Rennes, est un haut fonctionnaire et homme d'affaires français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Yves Thibault de Silguy est issu d'une famille bretonne. Il forme dans sa jeunesse un groupe informel d'amis, les Pélopides, dont Christian Noyer fait partie[1].

Il fait ses études à la faculté de droit à Rennes, à l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et à l’École nationale d’administration (ENA)[2](promotion Guernica).

Il est « choqu[é] » par Mai 68, et participe aux contre-manifestations à Rennes[1]. Il est membre du Club de l'horloge en 1974-1975[3],[4],[5], dans le but de « redonner des idées à la majorité » à la majorité présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing[6]. Il a ensuite « gliss[é] peu à peu vers l'extrême droite », avant de s'en éloigner « à temps »[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Il rentre au Ministère de Affaires étrangères à partir de 1976. Il travaille de 1981 à 1984 à la Commission européenne en qualité de conseiller auprès de François-Xavier Ortoli. De 1985 à 1988, il est conseiller économique successivement à l'ambassade de France aux États-Unis puis à Matignon, sous le premier ministre Jacques Chirac. Il devient ensuite directeur général aux affaires internationales d'Usinor-Sacilor de 1988 à 1993, secrétaire général du comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne de 1993 à 1995, et devient membre de la Commission européenne chargé des affaires économiques et financières, représentant de la France sur proposition d'Édouard Balladur en 1995.

Il démissionne avec les autres membres de la Commission Santer en 1999. Il poursuit sa carrière dans le groupe Suez en étant directeur général aux affaires internationales. À ce titre, il devient membre des conseils d'administration de M6 et de Vinci. À la suite de la crise engendrée par le départ d'Antoine Zacharias de la tête de ce dernier groupe, il devient président de Vinci en juin 2006.

Il est membre du conseil d'administration de deux think tank, celui de l'Institut français des relations internationales[7], et celui des Amis de l'Europe. Il est aussi président du conseil d'administration d'AgroParisTech et fait partie du comité des consultants de la revue Politique internationale.

Il est membre du Conseil de Surveillance de la filiale à Paris de la Banque russe VTB et Senior Advisor[Quoi ?] de DC Advisory.

Il a par ailleurs été élu Breton de l'année par Armor Magazine en 1996[réf. souhaitée].

Il est actuellement membre du conseil des affaires étrangères auprès du ministère et président du comité France-Qatar au sein du MEDEF International[8].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Syndrome du diplodocus : un nouveau souffle pour l'Europe, Paris, Albin Michel, , 251 p. (ISBN 2-226-08777-X).
  • * L'Euro, Paris, Librairie générale française, coll. « Références » (no 547), , 447 p. (ISBN 2-253-90547-X).
  • L'Économie, fil d'Ariane de l'Europe, Paris, Presses de Sciences Po, coll. « La Bibliothèque du citoyen », , 205 p. (ISBN 2-7246-0818-6).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean Quatremer et Pascal Riché, « Yves-Thibault de Silguy. Un commissaire à la hussarde », sur liberation.fr, .
  2. « Les Silguy : au nom de la loi », l'Express, 13/06/2005
  3. Philippe Lamy (sous la dir. de Claude Dargent), Le Club de l'horloge (1974-2002) : évolution et mutation d'un laboratoire idéologique (thèse de doctorat en sociologie), Paris, université Paris-VIII, , 701 p. (SUDOC 197696295, lire en ligne), p. 579, n. 2.
  4. Corinne Lhaik, « Silguy, le techno de l'euro », sur lexpress.fr, .
  5. Jean-Michel Bezat, « Yves Thibault de Silguy, un "touche-à-tout" européen », sur lemonde.fr, .
  6. Émile Favard, « Yves-Thibault de Silguy, l'Europe sabre au clair », sur lesechos.fr, .
  7. ifri
  8. http://fr.dcadvisory.com/Noséquipes/

Liens externes[modifier | modifier le code]