Yokosuka B4Y

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Yokosuka B4Y
Vue de l'avion.
Un B4Y du porte-avions Kaga en vol.

Constructeur Drapeau de l'Empire du Japon Arsenal technique aéronaval de Yokosuka
Rôle Bombardier-torpilleur[1]
Statut Retiré du service
Premier vol
Mise en service
Date de retrait
Nombre construits 205 exemplaires
Équipage
3 membres :
1 pilote + 1 navigateur + 1 radio/mitrailleur
Motorisation
Moteur Nakajima Hikari-2 (en)
Nombre 1
Type Moteur à 9 cylindres en étoile
Puissance unitaire 840 ch, soit 626 kW
Dimensions
Envergure 15 m
Longueur 10,15 m
Hauteur 4,36 m
Surface alaire 50 m2
Masses
À vide 2 000 kg
Avec armement 3 600 kg
Performances
Vitesse maximale 278 km/h
Plafond 6 000 m
Rayon d'action 787 km
Charge alaire 72 kg/m2
Armement
Interne mitrailleuse mobile défensive Type 92 (en) de 7,7 mm (calibre .303) montée dans le cockpit arrière
Externe torpille de 800 kg ou 500 kg de bombes

Le Yokosuka B4Y, aussi désigné « Bombardier d'attaque embarqué de marine Type 96 » (en japonais : « 九六式艦上攻撃機 »), était un bombardier-torpilleur japonais conçu par l'arsenal technique aéronaval de Yokosuka, dans les années 1930.

Utilisé au combat par le Service aérien de la Marine impériale japonaise de 1936 à 1943, le B4Y remplaçait le Mitsubishi B2M et fut le dernier bombardier biplan utilisé opérationnellement par la Marine impériale japonaise. Son nom de code pour les Alliés était Jean.

Conception et développement[modifier | modifier le code]

En 1932, la Marine impériale japonaise publia une requête pour un nouvel avion d'attaque embarqué sur porte-avions. Aichi, Mitsubishi et Nakajima répondirent à cette demande et chacun construisit un prototype. Aucun de ces avions ne fut considéré comme satisfaisant, et le service publia donc en 1934 une nouvelle requête, 9-Shi, pour un avion plus performant devant remplacer le Yokosuka B3Y (en).

Le B4Y fut conçu par Sanae Kawasaki au premier arsenal technique aéronaval, à Yokosuka. Envisagé seulement comme un avion temporaire, la marine japonaise voulait un bombardier-torpilleur offrant des performances comparables à celles du chasseur monoplan Mitsubishi A5M. Le résultat fut un biplan doté d'un train d'atterrissage fixe et d'une structure entièrement métallique, avec un revêtement métallique ou en tissu. Afin d'accélérer le développement et la production de l'avion, le B4Y utilisait les ailes du Kawanishi E7K. Le B4Y1 fut également le premier avion d'attaque embarqué de la marine à utiliser un moteur refroidi par air, car le prototype, qui avait été équipé du moteur en étoile Nakajima Hikari-2 (en), avait montré des performances meilleures que celles des ses concurrents[2].

Les trois membres d'équipage occupaient deux cockpits : Le pilote était dans le cockpit avant, et les deux autres membres (navigateur et radio/mitrailleur) étaient installés dans le cockpit fermé arrière.

Carrière opérationnelle[modifier | modifier le code]

Le , trois B4Y1 furent impliqués dans l'incident du Panay, lors d'une attaque japonaise sur la canonnière USS Panay (PR-5) de l'US Navy, alors qu'elle était ancrée sur le fleuve Yang-Tsé près de Nanjing.

Bien qu'étant essentiellement utilisé comme avion embarqué sur des porte-avions, le B4Y1 fut également utilisé comme bombardier à certaines occasions. En 1940, le Nakajima B5N remplaça le B4Y1 dans le rôle d'avion d'attaque embarqué principal des porte-avions. Le B4Y1 resta toutefois en service comme avion d'entraînement avancé et vola depuis les porte-avions Hōshō et Un'yō jusqu'en 1943.

Avant son remplacement, le B4Y1 avait servi pendant la Seconde Guerre sino-japonaise et pendant la bataille de Midway, au cours de laquelle huit de ces avions opérèrent depuis le porte-avions Hōshō[3]. Ce fut l'un de ces avions qui prit des photos du porte-avions Hiryū en flammes, le [4].

Versions[modifier | modifier le code]

  • 1er prototype : Appareil équipé d'un moteur V12 à refroidissement liquide Hiro Type 91 de 750 ch (559 kW), entraînant une hélice bipale ;
  • 2e et 3e prototypes : Avions équipés d'un moteur à 9 cylindres en étoile refroidi par air Nakajima Kotobuki-3 de 640 ch (477 kW), entraînant une hélice bipale ;
  • 4e et 5e prototypes, puis appareils de production : Avions équipés d'un à 9 cylindres en étoile refroidi par air Nakajima Hikari-2 de 840 ch (626 kW), entraînant une hélice bipale.

Chiffres de production[modifier | modifier le code]

Le B4Y a été fabriqué à hauteur de 205 exemplaires[1] par quatre constructeurs différents :

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Le B4Y1 fut utilisé depuis les porte-avions Akagi, Hōshō, Kaga, Ryūjō et Un'yō, ainsi que dans les 13e et 15e Kōkūtai (groupes aériens)[1].

Galerie photographique[modifier | modifier le code]


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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) Francillon 1979, p. 451.
  2. (en) Francillon 1979, p. 449-450.
  3. (en) Parshall et Tully 2005, p. 453.
  4. (en) Parshall et Tully 2005, p. 356.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) René J. Francillon, Japanese Aircraft of the Pacific War, Londres, Putnam & Company Ltd., (ISBN 0-370-30251-6)
  • (en) Jonathon Parshall et Anthony Tully, Shattered Sword:The Untold Story of The Battle of Midway, Washington, États-Unis, Potomac Books, (ISBN 1-57488-923-0)
  • (en) Robert C. Mikesh et Shorzoe Abe, Japanese Aircraft 1910-1941., Londres, Putnam, (ISBN 0-85177-840-2)
  • « Nouvelle arme navale : appareils de chasse 1918-1939 », Connaissance de l'histoire mensuel éditions Hachette, no 24 Aéronavale 1914-1939,‎ , p. 42