Xavier Patier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Xavier Patier
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Directeur général des services
Conseil départemental de Loir-et-Cher
depuis
Olivier de Brabois (d)
Directeur général des services
Toulouse
-
Philippe Mahé (d)
Directeur
Agence régionale de l'hospitalisation de Midi-Pyrénées (d)
-
Pierre Gauthier (d)
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Xavier Marie Pascal PatierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinctions

Xavier Patier, né à Brive-la-Gaillarde, est un haut fonctionnaire et un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Bernard Patier, magistrat, et de Christiane Michelet[1], Xavier Patier a accompli ses études secondaires à Brive avant de poursuivre son cursus à Paris. Titulaire d'une maîtrise en droit (université Paris II-Panthéon Assas) et du diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, il est reçu à 21 ans à l'École nationale d'administration. Son parcours administratif et politique est marquée par un mandat local en Corrèze et plusieurs passages dans les cabinets ministériels ; proche de Jacques Chirac et de Simone Veil, il se consacre parallèlement à la rédaction d'une œuvre littéraire qui lui a valu plusieurs prix[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Xavier Patier est un petit-fils de l'ancien ministre d' Etat Edmond Michelet[3]. Il est marié depuis 1986 à Brigitte Soleille, dont le quadrisaïeul Jean Ernest Ducos de La Hitte, Ministre des Affaires étrangères, a négocié le retour à Rome du pape Pie IX en 1850[4]. Ils ont 6 enfants. Il est aussi frère du général François Patier, neveu de l'écrivain Claude Michelet[5], cousin de l'évêque Benoît Rivière et beau-frère du préfet Jean-Jacques Brot.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1980, Xavier Patier sert comme chef de section de combat au 150e régiment d'infanterie de Verdun. Il est breveté du Centre d'entraînement commando ( Givet) . Il participe en 1983 à la mise en place de la chambre régionale des comptes de Midi-Pyrénées, tout siégeant dans la municipalité élue à Brive en mars 1983 avec le maire Jean Charbonnel[6]. En 1986, il rejoint, comme conseiller technique, le cabinet de Camille Cabana, ministre délégué chargé de la Réforme administrative, puis ministre chargé des Rapatriés et de la Réforme administrative dans le gouvernement Chirac. Il participe à la réforme des administrations centrales du ministère des Finances et à l'élaboration de la loi relative au règlement de l'indemnisation des rapatriés[7]. À partir de janvier 1988, il est plume de Jacques Chirac et référent de sa campagne pour la région Languedoc-Roussillon . Après la défaite de celui-ci à l'élection présidentielle de mai 1988, il consacre quelques mois à l'écriture de deux romans[8] avant de rejoindre le Quai d'Orsay, comme deuxième conseiller à l'ambassade de France à Dakar[9] (République du Sénégal), chargé de la politique intérieure, du service de presse et des relations avec la République de Gambie[10].

Rentré en France, il est appelé, début 1994, au cabinet de Simone Veil, ministre d'Etat, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, comme conseiller technique chargé du budget, des ressources humaines et de la modernisation. Il y traite notamment de la réorganisation des services déconcentrés et du nouveau statut des inspecteurs des affaires sanitaires et sociales. Parallèlement, il participe à l'élaboration du programme de Jacques Chirac pour la campagne présidentielle de 1995, avec l'accord de Simone Veil, bien que cette dernière soutienne officiellement la candidature d' Edouard Balladur[11]. Il suit Jacques Chirac à l'Elysée après son élection, en mai 1995. Outre son activité de plume, il est alors chargé d'une cellule prospective. Il fait aussi partie de la Cellule africaine de l'Elysée aux côtés de Michel Dupuch [12]. Il quitte le cabinet du Président de la République dès l'été 1996 pour devenir préfigurateur[13], puis directeur[14] de l'Agence régionale de l'hospitalisation de Midi-Pyrénées[15] où il signe le premier contrat d'objectif et de moyens avec un CHU et arrête le premier Schéma régional d'organisation sanitaire adopté en France[16]. Quatre ans plus tard, il quitte l'ARH pour Chambord, où il devient commissaire à l'aménagement du domaine national et administrateur du château[17]. Il conçoit la réforme qui tend à ériger le domaine national de Chambord en établissement public industriel et commercial[18]. Il démissionne de sa fonction dès l'intervention des arbitrages qui valident son projet de réforme, pour rejoindre le secteur privé.

En 2003 il est vice-président du groupe Pierre Fabre, chargé de la stratégie groupe et de la communication, et parallèlement président-directeur général des Éditions Privat , puis également président délégué des Éditions du Rocher . En octobre 2008, il retrouve le service public en succédant à Pierre-René Lemas dans la fonction de directeur des Journaux officiels[19], avec pour mission de fusionner cette entité avec la Documentation française dont il prend aussi la direction par intérim[20]. Il se consacre à mettre en place, à l'occasion de la fusion, un budget annexe de l'État capable de s'autofinancer: cet objectif est atteint avec la création début 2010 de la direction de l'information légale et administrative[21], qui procède sous son impulsion à une politique de dématérialisation, à la transformation du site Légifrance et à un développement du chiffre d'affaires éditorial et du résultat.[22] Après plus de cinq ans en administration centrale, il retrouve les collectivités locales. Il est Directeur général des services de la ville et de la métropole de Toulouse en mai 2014[23], avant de devenir, en 2017, Directeur général des services du Conseil départemental de Loir-et-Cher[24].

Publications[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Frère Honorat, Gallimard (1986), prix de la Table Ronde française
  • Le Juge, Gallimard (1988), prix Cino Del Duca
  • Le Migrateur (1988)
  • Point d'orgue, Gallimard (1990)
  • Reste avec moi, Gallimard (1994), Prix Jacques-Chardonne[25] Prix Victor-Capus. Prix Charles Oulmont
  • Bientôt nous ne serons plus rien, La Table ronde (1994), prix Jacques-Chardonne[25]
  • Poison, La Table ronde (1996)
  • La Foire aux célibataires, La Table ronde (1999) Prix Terre de France-La Vie- La Poste
  • Les Trentenaires, La Table ronde (2000)
  • Le Démon de l'acédie, La Table ronde (2001)
  • Laisser Courre, 2003
  • Le Silence des Termites, 2008, prix Roger Nimier
  • Chaux Vive, 2012
  • Heureux les Serviteurs, 2017

Essais[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Trois minutes de soleil en plus ( 1997)

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • C'était pas si mal sous Giscard (1997)

Prises de position[modifier | modifier le code]

Dans une tribune parue dans le Figaro du 16 décembre 2011, Xavier Patier reproche à Richard Descoings son projet de supprimer l'épreuve de culture générale de l'examen d'entrée à Sciences po[27]. Sa position suscite de nombreuses réactions[28]. Il est invité ainsi que Richard Descoings à présenter son point de vue devant la commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat le 29 février 2012[29]. La suppression de l'épreuve intervient effectivement en 2012.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's who in France, ed 2005
  2. Charles-Henri d'Andigné, Xavier Patier, Famille Chrétienne n°2068, du 2 au 8 septembre 2017, p. 46-49
  3. Jean-René Van der Plaetsen, « Xavier Patier, une certaine idée du destin de la France », Le Figaro Magazine, semaine du 25 septembre 2020, p. 32.
  4. E. de Saint-Maurice Cabany. Galerie nationale des notabilités contemporaines. Vol.3 1851
  5. Aux grand hommes, la Corrèze reconnaissante! Le Point , 8 novembre 2012
  6. Le Monde 25 octobre 1991. Le Temps des copains.
  7. Loi du 16 juillet 1987, Journal Officiel, 1987-17-7
  8. Xavier Patier, Le Juge, Gallimard,
  9. Dans son roman Le Patio Bleu publié aux Presses de la Cité(2020) , Denis Tillinac fait allusion à Xavier Patier, jeune diplomate en poste à Dakar " écrivain extrêmement catholique qui venait de publier un livre d'une ironie cruelle sur les ratés de l'aventure humaine".
  10. Laurence Badel,Gilles Ferragu, Stanislas Jeannesson, Renauld Meltz, Ecrivains et diplomates: l'invention d'une tradition XIXème-XXIème siècles, Armand Colin- Institut Français/ Recherches,
  11. Denis Tillinac, « Dernier verre au Danton », Essai, vol. Robert Laffond,‎ (lire en ligne)
  12. Henri Bentégeat, « Les Ors de la République », Plon,‎
  13. Décret du 5 septembre 1996 ( JO du 8 septembre1996)
  14. Décret du 17 janvier 1997 ( JO du 18 janvier 1997)
  15. Décret du 8 septembre 1996
  16. Quelles leçons tirer de la crise pour les Agences régionales de Santé? le Figaro, 14 mai 2020
  17. Décret du 11 mai 2000
  18. Marcelo Wesfreid, Le jardin secret de la République, Plon,
  19. Yann Verdo, « Un homme de changement au Journal officiel », Les Echos,‎
  20. Décret du 25 mars 2009
  21. Décret 10-2010 du 16 janvier 2010
  22. Sénat, Audition du 20 février 2014
  23. « Toulouse. Xavier Patier, directeur des services au Capitole », La Dépêche,‎
  24. « Xavier Patier, nouveau directeur général des services », La Nouvelle République du Centre Ouest,‎
  25. a et b Xavier Patier – Serviteur de l’État le jour, écrivain la nuit, Le Petit Blaisois, le 2 octobre 2017.
  26. Celine Hoyeau, « Xavier Patier reçoit le Grand prix catholique de littérature », La Croix,‎ (lire en ligne).
  27. Xavier Patier, « Sciences po renonce à la culture générale. Et nous? », Le Figaro,‎
  28. Notamment :Slate, 17 janvier 2012; Livre Hebdo, 17 janvier 2012; Marianne, 11 février 2012; Le Monde, 15 avril 2012
  29. Sous la présidence de Mme Françoise Carton, compte-rendu du 29 février 2012.
  30. Décret du 14 novembre 2000
  31. Décret du 13 juillet 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]