Transport à Lille

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Piste cyclable avenue de la République qui relie Lille à Roubaix et Tourcoing.

Lille dispose d’une situation géographique privilégiée. Depuis une trentaine d'années, un important réseau de transports s’est développé qui en fait aujourd’hui un carrefour européen, particulièrement au niveau routier et ferroviaire et, dans une moindre mesure, portuaire et aéroportuaire.

Au niveau urbain, Lille dispose d’une ceinture périphérique et d’un réseau relativement dense de voies rapides reliant la majorité des communes de l’agglomération. Les transports en commun (métro, bus et tramway) sont bien développés mais, comme dans la plupart des métropoles, ont l’inconvénient d’être principalement en « étoile », polarisés autour de Lille.

Pour ce qui concerne la ville de Lille proprement dite (hors Hellemmes et Lomme), la dernière enquête de 2006 sur les déplacements fait apparaître une mobilité par habitant plutôt élevée (3,99) par rapport à la moyenne de la Métropole. Le premier mode de déplacement est la marche à pied qui représente 47 % des déplacements. Le second reste l'automobile avec 33 % des déplacements. Mais les Lillois se déplacent relativement moins en voiture et de moins en moins (-18 % de déplacements par personne en tant que conducteur entre 1998 et 2006). De fait, 41 % des Lillois appartiennent à un ménage qui ne possède pas de voiture. En revanche, ils se déplacent plus en transports collectifs urbains (17 % des déplacements) et à vélo (2 % des déplacements), ces deux modes de transport marquant par ailleurs une nette progression depuis la dernière enquête (+ 46 % pour les transports collectifs et + 39 % pour le vélo)[1].

Depuis le début des années 2000, un effort relativement important de promotion des déplacements à vélo a été entrepris. Compte tenu d'un relief très peu accidenté, le vélo est en effet un mode de déplacement particulièrement adapté, tant pour les trajets courts que pour la promenade. Le réseau des pistes cyclables totalise ainsi un peu plus de 450 km à l'échelle de la métropole dans les années 2010 et un maillage complet est prévu à l'horizon 2012[2].

Avec V'Lille, un service de vélos en libre service et en longue durée est mis en service le [3]. 1 100 vélos sur 110 stations en libre service et 3 000 vélos en location longue durée sont proposés au lancement.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun de Lille.

L’agglomération lilloise bénéficie d’un réseau de transport dense dirigé par Ilévia dont l'origine remonte à 1874[4].

Deux lignes du VAL (la première inaugurée en 1983), constituant le premier réseau de métro automatique au monde[5] et le second plus long[6] (45 km en 60 stations dont deux correspondances entre les lignes)[7], desservent les principales villes jusqu’à la frontière belge.

Deux lignes de tramway (22 km) permettent également de rejoindre Roubaix et Tourcoing depuis les deux principales gares de Lille.

Enfin, un vaste réseau de bus complète l'offre, notamment dans les quartiers comme le Vieux-Lille où il demeure difficile de construire une ligne de métro pour des raisons géologiques. La Communauté Urbaine de Lille a décidé en 2005 de créer des lignes de bus à haut niveau de service (la première « LIANE », reliant Ronchin à Comines, a été inaugurée en et une nouvelle ligne, reliant Loos à Wattignies, a vu le jour en janvier 2010). Ces bus, aux couloirs réservés dits « en site propre », assurent un service de nuit jusqu’à 1 h[8] maximum.

Lille Métropole Communauté urbaine réfléchit à un projet de tram-train qui utiliserait les lignes ferroviaires de l'agglomération pour intensifier les liaisons inter-villes et permettre à la métropole de se doter d’un réseau de transport à la hauteur de ses ambitions[9]. Comme le tram-train, une sorte de RER permettrait de densifier le réseau urbain dans la métropole, mais aussi d'améliorer les liaisons entre Lille et des villes comme Douai, Valenciennes, Arras, Béthune, Lens.

Au , vingt-quatre stations Citiz sont en place dans la commune, pour effectuer de l'autopartage.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des gares de Lille.
L'Eurostar en gare de Lille-Europe.

Lille dispose de quatre gares ferroviaires en activité :

L'ancienne gare de marchandises Saint-Sauveur, construite dans les années 1860, a cessé ses activités en 2001 au profit de la plate-forme multimodale Delta 3 de Dourges. Partiellement reconvertie, elle accueille depuis 2009 des halles d'exposition, un bar, un cinéma et des espaces de détente.

L'immense gare de triage de Lomme-Délivrance, construite après la Première Guerre mondiale, a été fermée en 2004.

L'arrivée du TGV a considérablement accru les flux de voyageurs, en particulier entre Lille et Paris : en 2006, le trafic TGV a représenté plus de 6,6 millions de passagers, dont 4,7 millions sur la ligne Lille - Paris Nord[10]. Actuellement, un réseau dense de lignes rapides place en effet Lille à :

Une troisième gare TGV est depuis peu à l'étude, et serait située en dehors du territoire de la commune. Elle pourrait être implantée au sud de la métropole, au niveau de Seclin, sur la ligne à grande vitesse, avant la bifurcation vers Bruxelles, afin de capter le flux de voyageurs circulant entre Paris et le Benelux[11]. Intégrée aux futurs réseaux de TER et de tram-train, elle pourrait également jouer un rôle dans la desserte de l'aéroport de Lille - Lesquin.

Réseau autoroutier[modifier | modifier le code]

Infrastructures autoroutières.
Article détaillé : Boulevard périphérique de Lille.

Lille est située au croisement de cinq axes autoroutiers qui forment un boulevard périphérique :

Les autoroutes autour de Lille sont gratuites. Plus précisément, l'A25, l'A22, l'A23 et l'A27 sont entièrement gratuites. L'A1 est gratuite jusqu'à Arras. Cependant, l'idée de mettre des péages autour de la ville a déjà été évoquée[12].

Le projet d'autoroute A24, devant relier Lille à Amiens, a longtemps fait l'objet de controverses[13]. Il a été définitivement abandonné en août 2010[14] à la suite du Grenelle de l'environnement.

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Lille - Lesquin.

L’aéroport de Lille - Lesquin est accessible depuis le centre ville en un quart d’heure en taxi. Une navette par car relie le centre commercial Euralille (situé entre les deux gares Lille-Flandres et Lille-Europe) à l'aéroport en une vingtaine de minutes toutes les heures.

Il s'agit du 12e aéroport français en nombre de passagers[15] :

  • environ 970 000 passagers en 2001 ;
  • près de 873 000 passagers en 2003 ;
  • près de 843 000 passagers en 2005 ;
  • plus de 1 051 000 passagers en 2007 ;
  • plus de 1 147 000 passagers en 2009.
  • près de 1 800 000 passagers en 2016[16]

C'est aussi le troisième aéroport français de fret camionné (transport de fret aérien par un véhicule routier) avec plus de 68 000 tonnes en 2007. Depuis Lille, les réseaux ferroviaire et autoroutier permettent en effet de rejoindre les grands aéroports internationaux situés dans les capitales voisines Londres, Bruxelles, Paris et Amsterdam.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Le port de Lille
Article détaillé : Port de Lille.

Lille est le troisième port fluvial français après ceux de Paris et Strasbourg[17]. Le réseau de la Deûle est connecté à un réseau fluvial régional de plus de 680 km de voies navigables dont 241 km à grand gabarit (par exemple l'axe fluvial Dunkerque - Lille - Valenciennes). La Deûle est ouverte sur l’Europe du nord via la Scarpe et l’Escaut (vers la Belgique et les Pays-Bas), et ouverte sur l’international, via la Lys (vers Dunkerque et Calais).

Le port de Lille est une plate-forme multimodale, fluviale, ferroviaire et routière, qui enregistre un trafic de 7 à 8 millions de tonnes par an depuis le début des années 2000. Il dispose d’un terminal de conteneurs qui assure un trafic de plus de 70 000 EVP par an.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [txt] CERTU, « Premiers résultats de l'enquête sur les déplacements des habitants de Lille Métropole », sur cudl-lille.fr, (consulté le 10 octobre 2009)
  2. LMCU, « Carte des itinéraires cyclables », sur lillemetropole.fr (consulté le 10 octobre 2009)
  3. « Le V'Lille arrive vendredi », sur metrofrance.com, (consulté le 15 septembre 2011)
  4. Jacques Cointat, « De Mongy à Keolis, l'aventure d'un grand réseau », La Voix éco, (consulté le 10 octobre 2009)
  5. Le livre Guinness des records 1998, « Métro automatique : Le VAL, à Lille, Nord, inauguré le 25-04-83, est le premier métro automatique. », p. 93
  6. Le premier étant le SkyTrain de Vancouver, avec un réseau de 68,7 km en 2009
  7. « Hausse du trafic et des recettes de Transpole », sur Trans'bus, (consulté le 10 octobre 2009)
  8. « Réseau de soirée », sur www.transpole.fr, Transpole (consulté le 16 octobre 2009)
  9. LMCU, « Schéma directeur 2003 », sur lille-metropole-2015.org (consulté le 24 août 2008)
  10. SNCF, « Fréquentation des lignes TGV », sur ort-npdc.fr, (consulté le 10 octobre 2009)
  11. Stéphane Hubin, « La métropole au carrefour de l'Europe ferroviaire grâce à une troisième gare TGV à Seclin ? », La Voix du Nord, (consulté le 14 juin 2009)
  12. Mathieu Hébert, « Des péages pour éviter les bouchons à Lille ? », sur www.nordeclair.fr, Nord éclair, (consulté le 22 septembre 2009)
  13. « A24 : l'autoroute de la discorde », sur www.lavoixdunord.fr, La Voix du Nord (consulté le 17 octobre 2009)
  14. Philippe Fluckiger, « Somme : l'A 24 définitivement enterrée », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne)
  15. Le site officiel de l'aéroport de Lille
  16. « Union des Aéroports Français », sur www.aeroport.fr (consulté le 4 septembre 2017)
  17. Le site officiel de Port de Lille

Articles connexes[modifier | modifier le code]