Tox

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Tox
Tox
Vue de Tox.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Ghisonaccia
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oriente
Maire
Mandat
Alphonse Raffalli
2014-2020
Code postal 20270
Code commune 2B328
Démographie
Population
municipale
98 hab. (2015 en augmentation de 5,38 % par rapport à 2010)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 15′ 07″ nord, 9° 25′ 51″ est
Altitude 440 m
Min. 50 m
Max. 1 093 m
Superficie 14,79 km2
Localisation

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Tox

Tox est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Le village appartient à l'ancienne piève de Verde.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Tox est un village de l'ancienne piève de Verde, dans l'est de la Corse.

Communes limitrophes
Rose des vents Campi Campi, Pietra-di-Verde, Canale-di-Verde, Linguizzetta Linguizzetta Rose des vents
Zalana N Linguizzetta
O    Tox    E
S
Tallone Tallone Linguizzetta

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Panorama sur la plaine de Linguizzetta et Montecristo depuis Notre-Dame-des-Grâces.

Tox fait partie de l'En-Deçà-des-Monts et se trouve dans la « Corse schisteuse », au nord-est de l'île ; la commune se situe au sud-est de la Castagniccia où se termine la dorsale schisteuse de l'île, soit l'arête du Cap Corse ou massif de la Serra, qui se prolonge au sud avec le massif du San Petrone.

Son territoire qui ne possède pas de façade maritime, s'étale sur les flancs méridionaux d'une ligne de crête partant du Monte Sant'Appiano (qui culmine à 1 093 mètres d'altitude à la Pointe de Campana), orientée au sud-ouest vers la Pointe d'Acqua Freddola (819 m). Il comporte une arête centrale démarrant également au Monte Sant'Appiano, orientée au départ vers le sud via Leccia Alta (886 m), puis déclinant jusqu'au lit de la rivière de Bravona, au lieu-dit Nuvalonga, au sud-est. Entre la ligne de crête et l'arête de montagne ci-dessus, se situe la vallée du ruisseau de Fiume où est construit le village de Tox.

À l'est, une autre arête partant de la Pointe Mufuncello (1 012 m) du Mont Sant'Appiano, déclinant vers la Pointe de Pimpillasca, puis la pointe Borsarone (681 m), la pointe Rossa (604 m) jusqu'aux ruines d'Aghione (environ 130 m d'altitude), délimite Tox et Linguizzetta.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bravona.
La Bravona à l'ancien moulin de Granajo.

La rivière de Bravona qui longe la commune sur sa rive gauche, est le principal cours d'eau. Sur la partie communale de son cours, elle reçoit les eaux de plusieurs ruisseaux. Parmi les plus importants, citons le ruisseau de Fiume (en aval il a pour nom ruisseau de Suaracce[1] qui prend sa source à l'ouest du Mont Sant'Appiano et se jette dans le ruisseau de Marignani[2], le ruisseau de Marignani affluent de la rivière de Bravona, et deux autres affluents, le ruisseau d'Audimerza et le ruisseau de Pietralitravi.

À l'est, le ruisseau de Sonnente[3] la sépare de Linguizzetta.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Ancien et nouveau ponts à l'ancien moulin de Granajo

Tox est desservie par la route D16 qui la traverse depuis Campi au nord, jusqu'au pont de l'ancien moulin de Granojo (Tallone) sur la Bravona au sud. Ce pont a été construit en parallèle à l'ancien, démoli par les Allemands pour couvrir leur fuite de l'île le 5 octobre 1943.

De la route D16, peu au nord du lieu-dit Fiurinaccia, prend naissance la route D42 qui relie Tox à Linguizzetta, Canale-di-Verde et rejoint la D17 au pont de Teghia.

Transports[modifier | modifier le code]

Tox n'est desservi par aucun service de transports publics de voyageurs ni de marchandises.

Le village est distant, par route[4], de :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Construit à une altitude moyenne de 410 mètres, sur le flanc sud du Monte Sant'Appiano, limite naturelle entre la Serra et le Verde, me village de Tox est à 25 kilomètres d’Aléria, la grande cité grecque et romaine de la plaine orientale.

Le village, dont les maisons les plus anciennes datent du XIVe siècle, est bâti dans une nature sauvage. Quelques vieux moulins en ruine, les fontaines, les grottes contribuent au charme de l’ensemble.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom corse de la commune est Tocchisu, prononcé [ˈtɔːkizu].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la limite même de la Castagniccia, dont elle est une sorte de prolongement vers le sud-est, l’ancienne pieve de Verde est devenue, avec l’adjonction de sa voisine de la Serra, l’actuel canton de Moïta-Verde.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Tox autrefois atteignit les 600 habitants et était l'un des centres florissants de la culture du cédrat qui fit en son temps la fortune du village.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

Au milieu du XIXe siècle, une mine fut ouverte au pied de la montagne, mais son exploitation se révéla insatisfaisante et elle fut définitivement abandonnée en 1906. Le site est inscrit au Patrimoine culturel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1994 Charles Ferri MRG  
1994 en cours Alphonse Raffalli UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 98 habitants[Note 1], en augmentation de 5,38 % par rapport à 2010 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
280303350334364372369365364
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
390439425403404355418613617
1906 1911 1921 1926 2004 2009 2014 2015 -
6295303785051181009998-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1990, Tox comptait encore près de 170 habitants, avec comme principales activités l'élevage, la culture (cédrat, vigne), ou encore le liège. Sa proximité avec Aléria lui permettait de conserver une population jeune et active. Avec 117 habitants en 2006, cette population a toutefois nettement diminué et quelque peu vieilli[9]. Sa population active a toutefois suivi cette tendance dans une moindre proportion, passant de 75 à 61[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tox est bâti dans un cadre naturel exceptionnel offrant un panorama étendu sur la plaine d'Aléria, le village de Tallone, la vallée de la Bravone et l'ensemble du massif du Monte Incudine (2 134 m) ainsi que le Monte Renoso (2 352 m), le Monte d'Oro (2 389 m) et le Monte Cardo (2 453 m).

  • Au lieu-dit Campalu, deux immenses rochers, u Pinzalone et u Pentone Quadratu, font, par leur originalité, la renommée du village.
  • Monument aux morts

Église Jean le Baptiste[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jean-Baptiste (XVIIIe siècle), a remplacé un édifice primitif d'époque romane ; des dalles médiévales ont été réutilisées dans les maçonneries. De style baroque,elle est remarquable par sa décoration intérieure, notamment dans une chapelle latérale ancienne qui lui est accolée. Elle est inscrite Monument historique[11].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Chapelle Notre-Dame-des-Grâces[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-des-Grâces.
Plaque commémorative abbé Filippi.

Lieu de pèlerinage, la chapelle Notre-Dame-des-Grâces (a Madonna di e Grazie)[12] se dresse, seule et blanche, sur une butte au sud du village, d'où le panorama s’ajoute à la beauté des lieux.

À l'arrière de l'édifice est apposée une plaque de marbre sur laquelle est gravée : « Ici repose l'abbé Ange D. Filippi, édificateur de cette chapelle, décédé à Tox le 16.1.1870 à l'âge de 65 ans Dei profundis »

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Mine de cuivre dite mine de Linguizetta[modifier | modifier le code]

La miniera, l'ancienne mine abandonnée, se situe sur la route de Linguizzetta, en limite du territoire communal. Le 19 septembre 1855, la concession pour son exploitation est accordée au comte Auguste Marie Le Coat de Kerveguen, également intéressé par les gisements de Castineta et de l'Argentella. Reprise en 1872 par la société anglaise "Cardo Mining", cette exploitation à l'activité irrégulière, a employé jusqu'à 25 ouvriers jusqu'en 1877. En 1926, la comtesse Marie-Thérèse Wodzicka, petite-fille du comte, renonce à la concession. Le site qui ne présente plus qu'un bâtiment en ruines, est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel[13].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Tox n'est concernée par aucun espace protégé et géré, aucune ZNIEFF ou Natura 2000, inscrits à l'Inventaire national du patrimoine naturel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Baggioni, natif du village, maire de Ville-di-Pietrabugno, ancien député européen, président de la collectivité territoriale de Corse de 1992 (date de sa création) à 2004.
  • Raymond Christophe Filippi, né à Tox en 1910, avocat, proche de Me de Moro Giafferi, bâtonnier du barreau d'Aix-en-Provence, maire de la commune d'Istres de 1959 à 1965.
  • Jacques Raffalli, natif du Village, avocat pénaliste au barreau de Bastia et de Lyon.
  • L’abbé Paul Filippi dit Gregale. Né le 31 août 1921 à Tox a un parcours lumineux. Avant d’entrer en faculté de médecine en 1939, il est appelé à la conversion et à la prêtrise, une nuit de la saint sylvestre. Séminariste en soutane, Paul Filippi est arrêté par la Gestapo à Marseille et déporté 3 années en Allemagne. À Munich, à la sortie d’une messe, il se lie d’amitié avec Joseph Ratzinger, officier et étudiant en droit canon, qui deviendra le pape Benoit XVI, avec qui il entretient toujours une correspondance pascale. Le 18 mai 1952 à Ajaccio, il rencontre le cardinal Roncalli et prie en tête à tête avec le cardinal, futur pape Jean XXIII. Il deviendra son ami jusqu’au soir de son pontificat. Cette même année Paul Filippi est ordonné prêtre. Chanoine honoraire, l’abbé Paul Filippi est membre de la collégiale de Mr l’évêque de Germay à Ajaccio. Curé ingénieux, l’abbé Paul Filippi est l’architecte de l’église de Moriani plage. Il est l’auteur de la chanson de Charles Rocchi « U Pastore », écrite pour son ami toxois François Raffalli dettu U Pastore, né la même année que lui en 1921.
  • Antonio Martino Calendini, né à Tox (1740-1810) Aggiunta al Governo Anglo Corse sous Pascal Paoli.
  • Clemente Calendini, né à Tox au XVIIIe siècle - Député sous le royaume anglo corse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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