Pietra-di-Verde

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Pietra-di-Verde
A Petra di Verde
Pietra-di-Verde
Vue sur Pietra-di-Verde.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oriente
Maire
Mandat
Jean Baptiste Santelli
2020-2026
Code postal 20230
Code commune 2B225
Démographie
Gentilé Piétrolais
Population
municipale
101 hab. (2018 en diminution de 8,18 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 17′ 57″ nord, 9° 27′ 03″ est
Altitude 480 m
Min. 146 m
Max. 1 093 m
Superficie 8,79 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Castagniccia
Localisation
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Pietra-di-Verde est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Verde dont elle était le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tozza.

Situation[modifier | modifier le code]

Pietra-di-Verde est située au sud-est de la Castagniccia, dans l'ancienne pieve de Verde qui tire son nom des schistes aux couleurs vertes qui affleurent dans les environs ; Pietra est lui-même construit sur un promontoire rocheux, certaines maisons étant installées de manière spectaculaire sur des rochers escarpés.

La commune est limitrophe du « territoire de vie » nommé Castagniccia du parc naturel régional de Corse auquel elle n'a pas adhéré. Elle fait partie de la microrégion appelée Costa Serena.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Pietra-di-Verde se situe dans le « deçà des monts » (Cismonte en langue corse) ou Corse schisteuse au nord-est de l'île[Note 1], dans le prolongement de la dorsale schisteuse du Cap Corse orientée dans un axe nord-sud, qui se poursuit avec le massif du San Petrone et se termine au sud de la Castagniccia. Ce massif est un bloc de schistes lustrés édifié au Tertiaire lors de la surrection des Alpes sur un socle hercynien, de la fin de l'ère primaire.

C'est une commune de moyenne montagne, sans façade maritime (la mer Tyrrhénienne est distante, « à vol d'oiseau », de 7,100 m).

Son territoire est représenté par le bassin versant du ruisseau de Spicia, un affluent de l'Alesani, alimenté par trois principaux ruisseaux qui s'écoulent dans autant de vallons encaissés depuis les flancs des crêtes ceinturant la commune. Cette cuvette ouverte au nord-est où s'écoule l'Alesani, est ceinturée par des lignes de crêtes atteignant le culmen avec la pointe de Campana 1 093 m située à l'extrême sud communal.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pietra-di-Verde vu du barrage de l'Alesani

Le ruisseau de Spicia[1], affluent rive droite de l'Alesani, dont une partie du cours sépare Pietra-di-Verde des communes de Ortale et de Sant'Andréa-di-Cotone, est le principal cours d'eau communal, long de 4,95 km. Il est alimenté par les ruisseaux de Tighiccio[2], de Filetta[3] et de Mighiarette[4].

Un barrage dressé sur l'Alesani, à cheval sur Chiatra et Sant'Andrea-di-Cotone, a formé un lac de retenue dont le secteur nord-ouest appartient à Pietra-di-Verde.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Les seules routes desservant la commune sont la départementale 17, qui monte depuis la RT 10 (ex-RN 198) au phare d'Alistro, et pénètre dans le massif en direction du nord-ouest, et son embranchement la D 117, qui monte au col de San Gavino (a bocca di San Gavinu) et se dirige vers Moïta.

Transports[modifier | modifier le code]

Le village est distant, par route, de :

Le hameau du Mucchju.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pietra-di-Verde est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[5],[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Situé à une altitude moyenne de 500 mètres environ, dominant le secteur occidental du lac de la retenue de l'Alesani, le village se compose de trois groupes de maisons proches les uns des autres :

  • Mucchio (Muchju) occupe le centre et l'ouest du village. S'y trouvent l'église paroissiale et la mairie.
  • Monticchi (Muntichju) se situe dans les hauteurs vers l'est. Le cimetière communal se trouve à l'est du village.
Hameau du Paisolo.
  • Paisolo (Paisolu) surplombe la vallée vers l'est.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (96,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (64,9 %), forêts (31,7 %), zones urbanisées (2,9 %), eaux continentales[Note 3] (0,5 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • La Verde tire vraisemblablement son nom des schistes aux couleurs vertes qui affleurent dans les environs ;
  • Muchju est le nom corse du ciste ;
  • Muntichju est un nom corse signifiant monticule ;
  • Paisolu est un nom commun signifiant hameau, ici utilisé comme nom d'un hameau particulier.

Histoire[modifier | modifier le code]

De tous temps, Pietra a constitué l'agglomération la plus importante du Verde. Elle fut chef-lieu de canton jusqu'en 1973 et la fusion des cantons de Pietra-di-Verde et de Moïta.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pietra faisait partie de la pieve de Verde dont elle était la piévanie, dans l'ancien diocèse d'Aléria.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, la pieve de Verde avait pour lieux habités : Iatra, la Petra, Canale, lo Monte, Linguizeta, Pasticialle, Viti, Toxi, Campi. Elle comptait 1 500 habitants vers 1520[12].

  • 1789, la Corse appartient au royaume de France. La pieve de Verde devient le canton de Pietra di Verde[12].
  • 1790, l'île ne forme qu'un seul département, celui de Corse.
  • 1793, la commune s'appelait Pietra. Elle faisait partie du canton de Verde, dans le district de Corte, dans le département d'El Golo (l'actuelle Haute-Corse).
  • 1801, Pietra devient Pietra-di-Verde, dans le canton de Verde, dans l'arrondissement de Corte, dans le département d'El Golo (l'actuelle Haute-Corse).
  • 1811, les deux départements de l'île sont réunifiés pour devenir le département de Corse.
  • 1828, Pietra-di-Verde devient le chef-lieu du canton de Pietra-di-Verde[13].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1878 avril 1878 Leonetti Jean Baptiste    
avril 1878 avril 1881 Massoni Dominique    
avril 1881 avril 1882 Valery Joseph    
avril 1882 décembre 1887 Gianviti Philippe    
janvier 1888 1894 Suzzoni Antoine François    
1894 1912 Gianviti Philippe    
1912 1935 Nicolai Jean François DVD  
1935 1943 Calendini Philippe DVD  
nommé à la
libération
de la Corse 1943
1945 Innocenzi Charles DVD  
1945 1974 Santelli Charles DVD  
1974 mars 2007 Campana Don Xavier DVD  
mars 2007 mars 2014 Martinetti Jûles DVD  
mars 2014 En cours Nicoli Simone Corsica Libera  
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 101 habitants[Note 4], en diminution de 8,18 % par rapport à 2013 (Haute-Corse : +5,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
678759757827806843807831925
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
946898844881821896873792680
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0041 012600640604625634510213
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
1961297995115126116107101
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Aucun édifice ou monument communal n'est à l'inventaire du patrimoine national (bases Mérimée et Palissy).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts fr Pietra-di-Verde.
  • Le monument aux morts en marbre blanc de carrare représente un soldat dormant bordé par la France.
  • Les vestiges d'un château médiéval où vivaient les gens avant de fonder la commune, se situent au sommet du lieu-dit Castellare, site à 283 m d'altitude dominant le barrage de l'Alesani.
  • L'ancienne maison des Di Giovanni, au Mucchio.

Église paroissiale Saint-Elie[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Élie et le fond village (hameau du Casone).
Le campanile.

L'église Saint-Elie, du XVIIIe siècle, de style baroque, est l'église paroissiale. Elle se situe isolée au sud du village, en bordure de la route D 17.

À l'église principale est accolée une chapelle de confrérie (Santa Croce), et les deux façades contiguës forment un ensemble original. L'ensemble est flanqué sur sa façade latérale septentrionale, d'un campanile ajouré de cinq étages, qui mesure 38 mètres de haut ; c'est l'un des plus hauts de Corse.

Chapelle San Pancrazio[modifier | modifier le code]

La chapelle San Pancrazio (Saint-Pancrace), du Xe siècle, se trouve isolée à l'ouest du village, au lieu-dit Sant Agostino, à près de 570 mètres d'altitude. C'est un ancien édifice roman. Il est accessible par le chemin de Sant Agostino à Novale.

Autres patrimoines religieux[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges d'antiques chapelles.
  • Les vestiges de la première abbaye de Corse.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Hauts maquis préforestiers des collines orientales de la Castagniccia

La zone d'une superficie de 5 246 ha, s'étend sur le haut bassin versant du ruisseau de Buccatoju et se présente sous l'aspect d'une combe encaissée exposée au nord-est. Elle concerne vingt-trois communes de Casinca, Moriani, Campoloro, Alesani et Verde, en bordure orientale de la Castagniccia.

Avec des sommets atteignant ou dépassant 1 000 mètres (Monte Negrine 1 133 mètres), le relief élevé, très proche de la mer, provoque des précipitations importantes sur ce secteur qui est un des plus arrosés du littoral corse[17]. Cette humidité a favorisé le développement de la châtaigneraie, autrefois exploitée et qui représentait une des principales ressources agricoles de cette micro région.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Félix-Antoine Ferrandi, né à A Petra di Verde en 1744. Lieutenant-colonel. Il a accompagné Antoine Constantini, marchand à Bonifacio, député extraordinaire à Paris (avec Ferrandi) pour défendre l’administration du département de Corse et Pascal Paoli[12].
  • Victor Gianviti (A Petra di Verde 1871-1942). Notaire. Écrivain et poète (langue française et langue corse) avec le pseudonyme de V.G. D’Altimonti.
  • François Pitti-Ferrandi (1876-1955), docteur en médecine, sénateur de la Corse de 1939 à 1945.
  • Marie-Claire Alerini, grand-mère paternelle de Jean-Guy Talamoni, est née à Pietra.
  • Simon-Jean Vinciguerra (A Petra di Verde 1903 - Bastia 1971). Professeur d'histoire-géographie. Militant communiste. Résistant à l’occupation étrangère, a été fait président de la délégation municipale de Bastia en 1943. Historien. Écrivain et poète de langue corse avec le pseudonyme de Ghjuvan di a Grotta. Son nom a été donné à un collège de Bastia (le « Vieux lycée », où il était professeur).
  • Pierre Pancrazi, auteur d'un livre intitulé "les deux grands pères" en 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

wikilien alternatif2

Les coordonnées de cet article :

Sur les autres projets Wikimedia :

  • La gazette pietrolaise. Site contenant des éléments géographiques et historiques, des souvenirs sur la vie du village, des photos, des poésies (en corse et en français)…
  • Site sur Pietra-di-Verde, contenant des textes d'écrivains et poètes du village (pour la plupart en corse)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par opposition au « delà des monts » (Pumonte) ou Corse granitique au sud-ouest.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Spicia (Y9201630) » (consulté le 21 septembre 2020).
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Tighiccio (Y9201520) » (consulté le 14 mai 2013).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Filetta (Y9201580) » (consulté le 14 mai 2013).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Mighiarette (Y9201620) » (consulté le 14 mai 2013).
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 9 avril 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 9 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 9 avril 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a b et c Éléments pour un dictionnaire des noms propres Corse A-D. Monti
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2018.
  17. ZNIEFF 940004230 - Hauts maquis pré-forestiers des collines orientales de la Castagniccia sur le site de l’INPN..