Thomas Gunzig

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Thomas Gunzig
Naissance
Bruxelles, Belgique
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Activité principale
Écrivain, libraire, chroniqueur, professeur
Distinctions
Prix Victor-Rossel (2001)
Prix des éditeurs (2003)
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Nouvelle, roman

Œuvres principales

  • Mort d'un parfait bilingue (2001)

Thomas Gunzig est un écrivain belge francophone né à Bruxelles le . Il est le fils du cosmologue Edgard Gunzig.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son enfance a été marquée par sa dyslexie ; il a d’abord connu une scolarité difficile avant d’obtenir une licence de sciences politiques.

En 1993, il publie son premier recueil de nouvelles, Situation instable penchant vers le mois d’août.

Après avoir été libraire pendant 10 ans à la librairie Tropismes (Bruxelles), il est devenu professeur de littérature dans les écoles supérieures artistiques de La Cambre et de Saint-Luc. Il est également chroniqueur régulier depuis 2006 pour l'émission radio Le Jeu des dictionnaires (La Première), le journal Le Soir et l'émission télévisée Les Bureaux du pouvoir de La Une.

Le , pour récupérer les droits d’un de ses recueils de nouvelles, Carbowaterstoemp, et pour éviter les coûts d'un procès, Gunzig, ceinture marron de karaté, provoque en duel l'éditeur Luc Pire, ceinture rouge de taekwondo, pendant la Foire du livre de Bruxelles. Le combat se termine par la victoire de l'auteur qui récupère ainsi ses droits[1],[2].

Depuis , il est chroniqueur dans l'émission radio Matin Première, où il dresse dans son Café Serré un portrait de l'invité du jour.

Il écrit aussi pour le cinéma et pour le théâtre. Il écrit des paroles de chansons. Il a trois enfants de deux mariages, et est toujours en couple.

Œuvre[modifier | modifier le code]

La fiction de Gunzig est marquée par son humour cruel et noir[réf. nécessaire], comme dans son recueil, Le plus petit zoo du monde, où chaque nouvelle met en scène un animal sympathique et familier qui connaît un sort funeste. Très présente, la critique sociale n'est jamais orientée, ni catégorisable. Enfin, il oscille entre une culture érudite et une culture populaire, à laquelle il rend explicitement hommage dans 10 000 litres d'horreur pure.

Il a reçu le prix Victor-Rossel 2001 pour son premier roman Mort d'un parfait bilingue et le prix des Éditeurs en 2003 pour son recueil de nouvelles Le plus petit zoo du monde.

Il a contribué à quatre reprises à la revue littéraire en ligne Bon-à-tirer, y publiant des nouvelles inédites[3].

En 2013, son roman Manuel de survie à l'usage des incapables rencontre le succès[réf. nécessaire] et, en 2014, il écrit une pièce de théâtre, un « seul en scène », Et avec sa queue il frappe, d'abord jouée au théâtre les Tanneurs puis au festival d'Avignon.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Situation instable penchant vers le mois d'août, Jacques Grancher, 1993, nouvelles
  • Il y avait quelque chose dans le noir qu'on n'avait pas vu, Éditions Julliard, 1997, nouvelles
  • À part moi, personne n'est mort, Le Castor astral (Bordeaux), 1999, nouvelles
  • Premières nouvelles !, Ancrage (Bruxelles), 1999, nouvelles
  • Mort d'un parfait bilingue (1re éd. 2001), 252 p. (ISBN 978-2846260114)
    Prix Victor Rossel (2001)
  • Figures du transfert : épisodes cliniques, le Grand miroir (Bruxelles), 2002, nouvelles
  • De la terrible et magnifique histoire des créatures les plus moches de l'univers : comment elles aidèrent Polo, et comment ils sauvèrent le monde, Labor (Bruxelles), 2002, roman jeunesse
  • Le plus petit zoo du monde, Au diable vauvert (Vauvert), 2003, nouvelles
    Prix des Éditeurs (2003)
  • Royaumes, le Grand miroir (Bruxelles), 2003, nouvelles
  • Take five, le Grand miroir (Bruxelles), 2004, nouvelles
  • Nom de code : Super-Pouvoir, Labor (Bruxelles), 2004, roman jeunesse
    Parfois référencé sous le titre Trois fois plus
  • Carbowaterstoemp : et autres spécialités, Labor (Bruxelles), 2005, nouvelles
  • Pique-nique et autres nouvelles, Labor (Bruxelles), 2005, nouvelles
  • Kuru, Au diable vauvert (Vauvert), 2005, roman
  • 10 000 litres d'horreur pure : Modeste contribution à une sous-culture, Au diable vauvert (Vauvert), 2007, roman
    Illustré par Blanquet
  • Assortiment pour une vie meilleure, Au diable vauvert (Vauvert), (ISBN 9782846262040), Nouvelles, nommé pour le prix Virilo 2009
  • Kiss & Cry, Bruxelles, Belgique, Les Impressions Nouvelles, 2012, 80 p. (ISBN 978-2-87449-148-1)
  • Manuel de survie à l'usage des incapables, Vauvert, France, Éditions Au diable vauvert, 2013, 420 p. (ISBN 978-2-84626-414-3) - Sélection Prix Mauvais genres 2013[4], Prix triennal du roman de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2016[5]
  • Et avec sa queue, il frappe, pièce de théâtre, 2014
  • La Stratégie du hors-jeu, Éditions Au diable vauvert, 2016, Livre de poche
  • La Vie sauvage, Éditions Au diable vauvert, 2017 (ISBN 978-2-84626-961-2)
  • Encore une histoire d’amour, Éditions Au diable vauvert, 2018 (ISBN 979-10-307-0215-6)

Scénario[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • L’héroïsme aux temps de la grippe aviaire, mise en scène par Alexandre Drouet et joué par Itsik Elbaz. Premièrement créé dans une version courte au Théâtre de Poche dans le cadre des « Contes héroïco-urbains » en 2007. Puis, prolongé de vidéos avant et après le spectacle comme si celui-ci était joué sur un DVD, et rejoué en 2009 et 2010.
  • Raymond, avec Jos De Pauw, mise en scène par Manu Riche au KVS en 2013
  • Les origines de la vie, avec Isabelle Wery au Théâtre de poche en 2008
  • Avec sa queue il frappe, avec Alexandre Trocki aux théâtre des Tanneurs en 2014
  • Borgias !, Théâtre du Parc 2016

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Assouline, La république des livres, blog Le Monde, 7 mars 2008 [1]
  2. « Un différend littéraire réglé au karaté », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2018)
  3. Thomas Gunzig sur bon-a-tirer.com
  4. Lauréats 2013, site de France Culture.
  5. http://www.lalibre.be/culture/livres-bd/le-prix-du-roman-a-thomas-gunzig-5743256c35702a22d7a56562

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Tefnin & Brigitte Gerard, « Thomas Gunzig : bizarre, vous avez dit bizarre... », in Entrées libres, no 28, avril 2008, p. 8–9.

Liens externes[modifier | modifier le code]