Marc Chabry

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Marc Chabry
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Marc Chabry, né en , mort à Lyon le 4 Août , est un peintre et sculpteur français. Il obtient les titres de sculpteur de la ville de Lyon, et sculpteur du roi[1] ; beaucoup de ses œuvres sont détruites à la Révolution[2].

Son fils Marc II Chabry est également sculpteur, ils va suivre une carrière similaire à celle de son père et exécute plusieurs travaux pour la ville de Lyon qui vont connaître le même destin que la plupart des œuvres de son père[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le lieu de naissance de Marc Chabry n'est pas certain : Arles[3], Barbentane[4] ou Lyon[5].

Il fait son apprentissage auprès de Pierre Puget à l'atelier de l'Arsenal de Toulon qui compte de nombreux élèves. Aux côtés de Marc Chabry : Ch. Veyrier, J. Matias, R. Le Lorrain et B. Toro[6]. Sa formation est baroque[7].

Il se marie à Lyon en 1684 à Marie-Andrée Blampignon[1], dit Pariset, dont il a quatre enfants : Jean-Baptiste, Marc II, Madeleine (décédée à 1 an le 30 Novembre 1689) et Elisabeth.

En 1687, il apparaît dans les travaux de l'abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains de Lyon et réalise deux statues — Minerve et La Concorde — et quatre piédestaux pour le jardin intérieur. On lui attribue aussi les dessins des boiseries de la chapelle et un cartouche dans le réfectoire[8].

Le 31 Décembre 1688, il se présente à Paris pour être agréé à l'Académie de Peinture et de Sculpture en tant qu'académicien. Il lui est demandé de faire un modèle en terre de Loth et ses filles et de "faire connaître de ses bonnes mœurs ou par un certificat de L. Blanchet à Lyon, ou par le témoignage de personnes d'honneur à Paris". Le résultat ne semble pas avoir été concluant : Marc Chabry est simplement associé à l'Académie[9].

En 1690, il reçoit une commande de six tableaux illustrant des épisodes de la vie de Saint Antoine pour orner le chœur de l'abbaye de Saint-Antoine-en-Viennois[10], achevés en 1696. Ces œuvres sont protégées au titre des Monuments Historiques en 1911[10]. Il réalise un retable et un autel en marbre pour les Antonins de Lyon, détruits avant la Révolution.

En 1704, Marc Chabry va en Allemagne, attiré par les chantiers ouverts par l'empereur Léopold I et le prince Eugène. Il revient à Lyon après la mort de l'empereur en 1705[11]. Lors de son voyage, il exécute le portrait de l'électeur à Mayence[12]. De plus, deux groupes en marbre — Hercule et l'Hydre de Lerne et Hercule et le Lyon de Némée —, conservés au château de Schönbrunn à Vienne lui sont aussi attribués.

Il travaille aussi à la décoration de la chapelle du château de Versailles : en 1709 pour l'exécution des médaillons de l'attique de la voûte de la chapelle avec Coustou le Jeune, Le Lorrain, Bertrand, le Paultre et Freminet ; et en 1711 pour celle des trophées des piliers avec les mêmes plus Defer, Raon et Tuby[11].

Il est de retour à Lyon en 1713 : le Consulat le charge d'exécuter le piédestal du monument à Louis XIV sur la place Royale, désormais place Bellecour. En tant qu'"architecte de la ville"[11], il se charge de la direction des travaux et du choix des marbres à Gènes en 1714[13]. Il réalise les trophées décorant le socle, détruit avec la statue pendant la Révolution[1].

En 1720, il réalise un autel pour la chapelle des Grands Artisans du collège de la Trinité à Lyon[14].

Il meurt le 4 Août 1727 à Lyon et est inhumé à Saint-Laurent le 6 Août[15], laissant des enfants dont deux deviennent sculpteurs : Marc II Chabry et Jean-Baptiste Chabry.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Autriche
En France
Jean Audran, estampe représentant la statut équestre de Louis XIV place Bellecour à Lyon (France)
    • Piédestal de la statue équestre du roi Louis XIV, 1715-1717, place Bellecour, détruite à la Révolution[20].
    • Collège de la Trinité : autel de la chapelle.
    • Hôtel de Ville de Lyon : Louis XIV à cheval, bas-relief de l'attique avec les thermes et statues qui le surmontaient, détruits à la Révolution.
  • Saint-Antoine-l'Abbaye, abbaye de Saint-Antoine-l'Abbaye, six tableaux, 1690-1696[21] :
    • La Tentation de Saint Antoine ;
    • Saint Antoine subissant les mauvais traitements des démons ;
    • Saint Antoine exhortant les martyrs dans Alexandrie ;
    • Saint Antoine prononçant l'anathème contre les Ariens
Marc Chabry Visite des deux philosophes. Abbaye Saint-Antoine, entre 1690 et 1696

Œuvres non localisées[modifier | modifier le code]

  • Figures de marbre en Arles, avant 1684.
  • Christ en buis pour M. de Bargues.
  • Statue de l'Hiver pour le cardinal de Villeroy.
  • Buste de Louis XIV
  • Portrait de l'électeur de Mayence.
  • Hercule et une Vierge, sculptures avec lesquelles il obtient le titre de sculpteur du roi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Audin et Vial, Le Dictionnaire des artistes et œuvres d'art, , p. 160
  2. a et b Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXème siècle, entre 1866 et 1876, p.829
  3. Procès avec les Antonins, archives départementales du Rhône, 49, H, 757.
  4. Jacques Pernetti, Recherches pour servir à l’histoire de Lyon, ou les Lyonnais dignes de mémoire, t. 2, Lyon, Frères Duplain, (lire en ligne), p. 135-137.
  5. Antoine-Nicolas Dezallier d'Argenville, Vies des fameux architectes depuis la renaissance des arts : avec la description de leurs ouvrages, t. 2, Paris, Debure aîné, (lire en ligne), p. 200.
  6. Marie-Félicie Perez, « Marc Chabry, sculpteur lyonnais (1660-1727) », Provence Historique,‎ , p. 125 (ISSN 2557-2105, lire en ligne)
  7. Marie-Félicie Perez, « Marc Chabry, sculpteur lyonnais (1660-1727) », Provence Historique,‎ , p. 135 (ISSN 2557-2105, lire en ligne)
  8. Léon Charvet, Biographies d'architectes, Les De Royers de la Valfenière, , p. 31 P. 36
  9. Marie-Félicie Perez, « Marc Chabry, sculpteur lyonnais (1660-1727) », Provence Historique,‎ , p. 126 (ISSN 2557-2105, lire en ligne)
  10. a et b « Protéfer - Restaurer : la restauration des peintures de Marc Chabry », Journal (Isère),‎
  11. a b et c Marie-Félicie Perez, « Marc Chabry, sculpteur lyonnais (1660-1727) », Provence Historique,‎ , p. 128 (ISSN 2557-2105, lire en ligne)
  12. Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'école française sous le règne de Louis XIV, Paris, , p. 82
  13. F. de Nobele, Nouvelles Archives de l'Art Français, , p.313
  14. « Marc Chabry, sculpteur lyonnais (1660-1727) », Provence historique,‎ 1972.
  15. Audin et Vial, Le Dictionnaire des artistes et œuvres d'art, , p. 160
  16. Notice no PM69000323, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. Notice no PM69000319, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Notice no PM69000318, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. Notice no 000SC025200, base Joconde, ministère français de la Culture.
  20. « Gravure de Jean Audran, [Monument à la gloire de Louis le Grand], », sur numelyo.bm-lyon.fr (consulté le 12 novembre 2017)
  21. Notice no PM38000236, base Palissy, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Advielle, Marc Chabry, sculpteur lyonnais, et ses relations avec l'abbaye de Saint-Antoine de Viennois, dans Réunion des sociétés des beaux-arts des départements à la Sorbonne du 15 au 19 avril 1884, typographie E. Plon, Paris, 1884, p. 236-246 (lire en ligne)
  • Marie-Félicie Pérez, « Marc Chabry, sculpteur lyonnais (1660-1727) », Provence historique,‎ 1972, p. 125-135 (ISSN 2557-2105, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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