Theodore Roszak

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Theodore Roszak
Naissance
Chicago, Illinois, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 77 ans)
Berkeley, Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres

Œuvres principales

  • Vers une contre-culture. Réflexions sur la société technocratique et l'opposition de la jeunesse
  • La Conspiration des ténèbres
  • Les Mémoires d'Elizabeth Frankenstein

Theodore Roszak, né le à Chicago dans l'Illinois et mort le (à 77 ans) à Berkeley en Californie, est un historien, professeur à l'université de Californie, un sociologue et un écrivain américain. Sa lecture du monde peut être qualifiée d'holistique. Il a popularisé la notion de contre-culture en 1968 dans Vers une contre-culture (The Making of Counter Culture) et la notion d'écopsychologie dans son livre The Voice of the Earth : An Exploration of Ecopsychology, en 1992.

Il est l'auteur de plusieurs essais consacrés à l'information, la science, la culture, l'écologie, la psychologie, l'impérialisme américain. Il collaborait également au New York Times.

Biographie[modifier | modifier le code]

Theodore Roszak effectue de brillantes études, décrochant un doctorat en histoire anglaise de l'université de Princeton (1958). Il enseigne à l'université Stanford, puis successivement à l'université de la Colombie-Britannique et à l'université d'État de San Francisco. En 1963, il entre au département d'histoire de l'université d'État de Californie, où il deviendra professeur.

Au milieu des années 1960, il est à Londres. Il y devient le rédacteur en chef du journal Peace News, principal organe d'expression de la dynamique pacifiste et non-violente, créé en 1936. Il y publiera, en 1967, une étude intitulée « Mumford et la Mégamachine ».

Citation[modifier | modifier le code]

— Theodore Roszak,

"Pourtant, s’il doit y avoir une autre solution que la technocratie, il faut que soit mis en question ce rationalisme amoindrissant que dicte la conscience objective. Tel est, je l’ai dit, le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale.Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des hommes tels que Blake, à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.Au lieu de nous empresser de minimiser le témoignage de nos voyants enchantés et de l’interpréter au niveau le plus bas et le plus conventionnel, nous devons être prêts à admettre la scandaleuse possibilité que, partout où se manifestent l’imagination visionnaire, la magie – cette vieille ennemie de la science – renaît pour transmuer notre réalité quotidienne en quelque chose de plus grand, de plus effrayant peut-être mais sûrement de plus aventureux que le pauvre rationalisme de la conscience objective ne pourra jamais le concevoir[1]."

Œuvres[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse (The making of Counter Culture, 1970), Stock, 2001.
  • Où finit le désert : politique et transcendance dans la société post-industrielle (Where the Wasteland Ends: Politics and Transcendence in Post-Industrial Society, 1972), Stock, 1973.
  • L'Homme planète La désintégration créative de la société industrielle (Person/Planet: The Creative Disintegration of Industrial Society), 1979.
  • (en) The Voice of the Earth : An Exploration of Ecopsychology, New York, Simon & Schuster, 1992.
  • (en) Ecopsychology : Restoring the Earth, Healing the Mind (sous la direction de Theodore Rozak, Mary Gomes et Allen Kanner), San Francisco, Sierra Club Books, 1995.
  • La Menace américaine : Le triomphalisme américain à l'âge du terrorisme (World Beware! American Triumphalism in an Age of Terror), Paris, éditions Le Cherche midi, 2006.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Puces (Bugs, 1981), Robert Laffont, 1982.
  • La Conspiration des ténèbres (Flicker), traduit de l'anglais (États-Unis) par Édith Ochs, éditions Le Cherche midi, 1991.
  • Les Mémoires d'Elizabeth Frankenstein (The Memoirs of Elizabeth Frankenstein, 1995), traduit de l'anglais (États-Unis) par Édith Ochs, éditions Le Cherche midi - collection Néo, 2007.
  • Le Diable et Daniel Silverman (The Devil and Daniel Silverman), éditions Le Cherche midi, collection Néo, 2003.
  • L’Enfant de cristal, éditions Le Cherche midi, 2008.
  • L'Enfer des rêves, éditions Le Cherche midi, 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Theodore Roszak, Vers une contre-culture. Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse, Paris, Stock, , 318 p., pp. 266-267

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mohammed Taleb, Theodore Roszak, vers une écopsychologie libératrice, Neuvy-en-Champagne, Le Passager clandestin, coll. « Les précurseurs de la décroissance », 2015 (ISBN 978-2-3693-5027-9), 108 pages.
  • Mohammed Taleb, "Theodore Roszak, Visionnaire de la Contre-Culture" (pp. 209-212), In Nature vivante et Âme pacifiée, La Bégude de Mazence, Arma Artis, 2014, (ISBN 978-2-87913-166-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]