Syngnathidae

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Les Syngnathidae constituent une famille de poissons osseux, qui comprend notamment les hippocampes.

Description et caractéristiques[modifier | modifier le code]

Hippocampus bargibanti, une espèce inféodée au « corail chewing-gum » (genre Muricella).
Ces syngnathes (Nerophis lumbriciformis) sont mimétiques des algues qui les entourent, et difficilement repérables. (île de Batz, Bretagne).
Phycodurus eques imite les algues lancéolées du sud de l'Australie.

Cette famille regroupe les espèces de poissons appelés « syngnathes » et « hippocampes ». La différence se fait dans la posture : les syngnathes sont allongés et tubulaires, alors que les hippocampes ont le corps dressé, avec une queue généralement enroulée et préhensile. Certaines espèces arborent néanmoins des formes plus ou moins intermédiaires.

Le radical du nom de cette famille (et de son genre-type) est formé à partir des mots grecs « sun », ensemble, et « gnathos », mâchoire[1], pour désigner des familles de poissons aux mâchoires soudées formant un museau tubulaire au bout duquel se situe une petite bouche. Ainsi, plutôt que de mâcher, ces poissons aspirent généralement leur nourriture (souvent composée de plancton) par cette sorte de trompe.

Cette famille comporte environ 300 espèces actuelles[1].

Morphologie et anatomie[modifier | modifier le code]

Toutes les espèces ont une mâchoire soudée, modifiée en sorte de trompe aspirante plus ou moins longue, et possédant une petite mandibule inférieure pouvant se refermer comme un clapet. La nageoire dorsale est unique et courte, soutenue par 15 à 60 rayons mous, et peut vibrer très rapidement (elle est absente chez certains genres à l'âge adulte). La nageoire anale est très réduite, portée par 2 à 6 rayons ; les pectorales en comptent entre 10 et 23. Il n'y a pas de nageoire pelvienne, et la caudale est absente chez les hippocampes et certains syngnathes, parfois transformée en queue préhensile. Les plus grosses espèces atteignent 60 cm de long[1].

Presque tous arborent des formes et des couleurs mimétiques de leur environnement : leurs nageoires ne leur permettant pas de s'enfuir rapidement, ils se dissimulent aux yeux de leurs prédateurs en se faisant passer pour des algues ou d'autres êtres sessiles. Leur corps est également couvert de plaques osseuses, les rendant difficiles à manger pour les prédateurs. Certains arborent cependant des couleurs vives, soit pour se dissimuler dans un environnement coloré soit pour impressionner les éventuels prédateurs[1].

Biologie et écologie[modifier | modifier le code]

La plupart des espèces vivent à faible profondeur, rarement loin du fond ou des éléments fixes dans lesquels ils peuvent se protéger (principalement des algues)[1].

Ce sont essentiellement des poissons marins, même si quelques espèces supportent les eaux saumâtres[1]. On trouve la plupart des espèces dans les eaux tropicales des trois principaux bassins océaniques, mais certaines sont adaptées aux eaux tempérées (par exemple en Europe atlantique).

Sur le plan biologique, ces poissons sont notamment singularisés par le fait que ce sont les mâles qui effectuent la gestation des œufs pondus par les femelles dans leur poche ventrale[2],[1].


Liste des sous-familles et des genres respectifs[modifier | modifier le code]

Selon World Register of Marine Species (15 octobre 2014)[3] :



Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]