Fondation pour la mémoire de l'esclavage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
L'hôtel de la Marine à Paris, siège de la fondation pour la mémoire de l'esclavage.

La Fondation pour la mémoire de l'esclavage est une institution française projetée pour 2018 dont la vocation est de soutenir des projets ayant trait à :

  • l’histoire et la recherche sur les traites, l’esclavage et leurs abolitions ;
  • la pédagogie ;
  • la mémoire et à sa transmission ;
  • la lutte contre le racisme et au dialogue interculturel.

Elle apporte un soutien permanent au Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le , le président François Hollande annonce la création d'une « Fondation pour la mémoire des traites, de l’esclavage et de leurs abolitions », qui ne sera finalement pas créée dans le courant de l'année comme il l'avait annoncé[2]. Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin, préside la mission de préfiguration de cette fondation[3].

Un an plus tard, Français Hollande réitère le vœu que cette fondation soit mise en place par son successeur, et confie à Jean-Marc Ayrault, son ministre des Affaires étrangères, la présidence d'une nouvelle mission chargée de cette création[4]. En , le président Emmanuel Macron annonce la création officielle de la fondation pour le courant de l'année. Elle sera basée à l'hôtel de la Marine où a été signé le décret d'abolition de l'esclavage le , et présidée par Jean-Marc Ayrault[5].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le groupement d'intérêt public du réunit l’État, représenté par le Premier ministre et neuf ministres, la Banque de France à travers l’Institut d'émission des départements d'outre-mer, la Caisse des dépôts et consignations, le Conseil représentatif des Français d'outre-mer (CreFOM), la Fondation Esclavage et Réconciliation et l’association « La Route des Abolitions ».

Doté de moyens nouveaux apportés par l’État, le GIP fédère les acteurs de la mémoire de l’esclavage. Il doit travailler avec la Ville de Paris à la création d’un monument et d’un lieu muséal dédiés dans la capitale à cette mémoire et à son héritage. Pour mener à bien cette mission, Jean-Marc Ayrault a accepté de prendre la présidence du GIP. Il est accompagné par cinq personnes qualifiées : Doudou Diène, diplomate, initiateur des projets de routes interculturelles de l’UNESCO, Olivier Laouchez, PDG de Trace Urban, Leïla Sy, réalisatrice, Françoise Vergès, politologue, et Lionel Zinsou[6].

Le président Jean-Marc Ayrault.

Présidents[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Esclavage : la Fondation pour la mémoire de l'esclavage créée cette année », Le Point,‎ (lire en ligne)
  2. « Commémorations de l'esclavage : Hollande, Taubira et le révérend Jackson réunis », leparisien.fr,‎ 2016-05-10cest21:53:13+02:00 (lire en ligne)
  3. L'express : Hollande annonce une fondation dédiée à la mémoire de l'esclavage
  4. « Jean-Marc Ayrault présidera la Fondation pour la mémoire de l’esclavage », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  5. « Emmanuel Macron annonce la création de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage », francetvinfo.fr, 27 avril 2018.
  6. Création du GIP mission de la mémoire de l'esclavage, des traites et de leurs abolitions et Cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Le site : Mission de la mémoire de l'esclavage des traites et de leur abolitions