Siège d'Avaricum

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Siège d'Avaricum
Description de cette image, également commentée ci-après
Maquette du siège d'Avaricum
Informations générales
Date avril 52 av. J.-C.
Lieu Avaricum
Issue Victoire romaine
Belligérants
Celtes République romaine
Commandants
Vercingétorix (extérieur)Jules César
Forces en présence
40 000 soldats et civils
10 000 soldats arvernes à l'extérieur
entre 30 et 40 000 hommes
Pertes
40 000 morts, combattants et civils, selon Césarinconnues

Guerre des Gaules

Batailles

Coordonnées 47° 05′ 01″ nord, 2° 23′ 44″ est
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Siège d'Avaricum
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Siège d'Avaricum

Le siège d'Avaric (renommé Avaricum par les Romains), aboutit à la prise de la ville (l'actuelle Bourges) par les légions romaines lors de la guerre des Gaules. Cette victoire mit en échec la tactique de la terre brûlée prônée par Vercingétorix[1],[2],[3].

Le siège[modifier | modifier le code]

Les légions romaines qui commençaient à souffrir de la faim, mirent le siège devant Avaric, capitale des Bituriges Cubes qui ne l'avaient pas incendiée, la croyant imprenable. Les premiers assauts furent une série d'échecs pour les Romains : de nombreuses tours de siège furent incendiées ; les assiégés creusèrent également des galeries souterraines qui provoquèrent l'effondrement des rampes de siège. De son côté, Vercingétorix s'appliqua, avec sa cavalerie et son infanterie légère, à détruire tous les convois de ravitaillement destinés aux Romains. Mais après plusieurs jours d'échecs, les Romains, profitant du mauvais temps, parvinrent à entrer dans la ville et à s'en emparer.

Le massacre[modifier | modifier le code]

Au terme du siège, la population de la ville fut massacrée ; César déclara à ce propos : « Personne ne pensa au butin. Excités par le souvenir du carnage de Cénabum (aujourd'hui Orléans) et par la fatigue du siège, ils n'épargnèrent ni les vieillards, ni les femmes ni les enfants ». Seulement 800 des 40 000 habitants d'Avaricum sortirent vivants de la ville. Ce massacre de masse est toutefois remis en cause par certains archéologues, de même que l'importance des fortifications[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul-Marie Duval, « Une perspective nouvelle sur la guerre des Gaules et sur les Gaulois : Deuxième et dernier article - Michel Rambaud. L'art de la déformation historique dans les Commentaires de César (Annales de l'Université de Lyon, Belles-Lettres, fasc. 23) », Journal des savants,‎ , pages 78 et 79 (lire en ligne, consulté le ).
  2. Jérôme France, « Forêts et Peuples «forestiers» de Gaule Belgique d'après le Bellum Gallicum de César : Contribution à l'étude des divisions de la Gaule. », Revue archéologique de Picardie, nos 1-2,‎ , pages 15 et 19 (note 46) (DOI 10.3406/pica.1985.1457, lire en ligne, consulté le )
  3. Paul Marie Duval (dir.), « Autour de César : 2. La déformation historique dans les commentaires, d'après Michel Rambaud. », dans Paul-Marie Duval et al., Travaux sur la Gaule (1946-1986), vol. 116, Rome, École française de Rome, coll. « Publications de l'École française de Rome » (lire en ligne), page 155.
  4. « La bataille d'Avaricum », sur www.encyclopedie-bourges.com (consulté le )

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]