Malcolm Turnbull

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Malcolm Turnbull
Malcolm Turnbull en 2016.
Malcolm Turnbull en 2016.
Fonctions
Premier ministre d'Australie
En fonction depuis le
(10 mois et 13 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouverneur Peter Cosgrove
Gouvernement Turnbull
Coalition Libs-Nats
Prédécesseur Tony Abbott
Chef du Parti libéral australien
En fonction depuis le
(10 mois et 14 jours)
Prédécesseur Tony Abbott

(1 an 2 mois et 15 jours)
Prédécesseur Brendan Nelson
Successeur Tony Abbott
Ministre des Communications

(1 an 11 mois et 27 jours)
Premier ministre Tony Abbott
Gouvernement Abbott
Prédécesseur Anthony Albanese
Successeur Mitch Fifield (en)
Ministre de l'Environnement et de l'Eau

(10 mois et 3 jours)
Premier ministre John Howard
Gouvernement Howard IV
Prédécesseur Ian Campbell
Successeur Peter Garrett
Représentant de la circonscription de Wentworth
En fonction depuis le
(11 ans 9 mois et 19 jours)
Prédécesseur Peter King
Biographie
Nom de naissance Malcolm Bligh Turnbull
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Sydney (Nouvelle-Galles du Sud)
Nationalité Australienne
Parti politique Parti libéral
Diplômé de Université de Sydney
Université d'Oxford
Religion Catholicisme

Malcolm Turnbull
Premiers ministres d'Australie

Malcolm Bligh Turnbull, né le à Sydney, est un homme d'affaires et homme d'État australien, 29e et actuel Premier ministre d'Australie.

Ancien directeur général de Goldman Sachs Australia, il est plusieurs fois ministre et chef du Parti libéral. Il succède à la tête du gouvernement à Tony Abbott le 15 septembre 2015, puis est reconduit dans ces fonctions à la suite des élections fédérales de 2016.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Malcolm Turnbull naît à Sydney le 24 octobre 1954.

Sa mère, Coral Magnolia Lansbury (1929-1991), est une comédienne de radio, écrivaine et universitaire[1],[2] dont la mère est d'origine anglaise. Malcolm, son seul enfant, est issu de ses deuxièmes noces avec Bruce Blight Turnbull, un courtier immobilier.

C'est son père qui élève seul Malcolm à partir de ses neuf ans après que sa mère a quitté le ménage[2]. Sa mère conclut finalement un troisième mariage, en Nouvelle-Zélande, avec John Salmon, avant de partir aux États-Unis.

Du côté de sa mère, Malcolm Turnbull est d'origine juive[3]. Il participe à plusieurs événements culturels de la communauté juive australienne, mais le Haaretz le dit catholique pratiquant[3].

Malcolm Turnbull effectue toutes ses études à Sydney, à l'exception d'un passage à Oxford grâce à une bourse Rhodes. Il est d'abord journaliste, avocat, puis banquier, notamment directeur général de Goldman Sachs Australia de 1997 à 2001. Il défend notamment avec succès, dans les années 1980, l'ancien agent du renseignement britannique Peter Wright[2].

Sa fortune est estimée par le Business Review Weekly à 186 millions de dollars[3]. Il possède dans la banlieue de Sydney une grande maison (mansion) évaluée à plus de 50 millions de dollars[3].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Militant républicain[modifier | modifier le code]

Malcolm Turnbull est chef du Mouvement républicain australien (en) de 1993 à 2000. C'est sous sa direction que le mouvement républicain parvient à mettre la question républicaine au centre du débat, entraînant un référendum sur la question. Néanmoins, l'instauration d'une république est rejetée par 54,9 % des votants australiens, ce qui pousse Turnbull à démissionner. Il ne revient pas sur ce thème lors de la suite de sa carrière.

Débuts au Parti libéral[modifier | modifier le code]

Représentant libéral de la circonscription de Wentworth dans la banlieue est de Sydney depuis octobre 2004, il est, sous le quatrième gouvernement John Howard, ministre fédéral de l'Environnement et des Ressources en eau de janvier à décembre 2007. Il remplace à ce poste Tony Abbott, qui sera son rival après la fin de l'ère Howard.

Ascension vers le pouvoir[modifier | modifier le code]

Lorsque le gouvernement libéral-national (surnommé la Coalition) dirigé par John Howard perd les élections fédérales de novembre 2007, un vote pour la direction du Parti libéral est organisé quelques jours plus tard. Brendan Nelson est élu aux dépens de Turnbull par 45 voix contre 41. En septembre 2008, à la suite d'un second vote pour la direction du parti, c'est cette fois-ci Turnbull qui l'emporte par 45 voix contre 41 pour Nelson. Il est alors le premier républicain à la tête du Parti libéral fédéral.

Comme chef de l'opposition, Turnbull critique la réponse du Premier ministre Kevin Rudd à la crise financière, en particulier pour la vitesse avec laquelle le gouvernement a dépensé le grand surplus budgétaire dont il avait hérité du gouvernement de John Howard, mais il ne parvient pas à entamer la popularité de Kevin Rudd.

En 2009, il accuse injustement le Premier ministre et le ministre des Finances de corruption dans l'affaire du faux-email de Godwin Grech[4], surnommée « Utegate (en) », et sa propre popularité diminue nettement. Des collègues lui reprochent d'être autocratique[5] et les conservateurs du Parti libéral et du Parti national désapprouvent sa politique d'une bourse du carbone. Après une période de division pour les libéraux, Tony Abbott est élu chef du parti le , par 42 voix contre 41 à Turnbull[6].

Ministre des Communications[modifier | modifier le code]

Après la victoire des Libéraux aux élections fédérales de septembre 2013, Tony Abbott devient Premier ministre et le nomme malgré tout ministre des Communications dans son gouvernement.

Malcolm Turnbull reste solidaire du gouvernement et tente de ne pas faire de vagues.

Premier ministre d'Australie[modifier | modifier le code]

L’impopularité relative de Tony Abbott vaut à celui-ci d'être mis à l'épreuve par son parti. En février 2015, soit à peine plus d'un an après son entrée en fonction, Abbott demande à son parti six mois supplémentaires afin de s'éviter une élection interne (leadership spill) à laquelle Turnbull avait déjà annoncé sa candidature.

Le , Tony Abbott est mis en minorité par un vote des parlementaires de son propre parti, par 44 voix contre 54 à Turnbull, qui devient ainsi le nouveau chef des libéraux[7], et qui, le lendemain, est investi Premier ministre[8]. Deux différences majeures, outre son passé de militant républicain, séparent Turnbull de la ligne orthodoxe d'Abbott : son soutien au mariage homosexuel et à la lutte contre le changement climatique[9].

En mai 2016, le rejet par le Sénat d'une loi touchant au secteur du bâtiment et de la construction conduit Malcolm Turnbull à solliciter la dissolution de la Chambre des représentants et du Sénat. Après avoir été donné longtemps battu dans les enquêtes d'opinion[10],[11], il l'emporte en juillet avec 50,13 % des voix contre 49,87 % pour la coalition menée par le travailliste Bill Shorten[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Malcolm Turnbull Prime Minister: 11 things you should know about our 29th PM », sur www.dailytelegraph.com.au (Daily Telegraph),‎ (consulté le 11 juillet 2016)
  2. a, b et c Afp, « Australie: Victoire poussive du multimillionnaire Malcom Turnbull au poste de Premier ministre », sur www.levif.be,‎ (consulté le 11 juillet 2016)
  3. a, b, c et d (en) Dan Goldberg, Jewish Australians Welcome New PM, Malcom ‘Moishe’ Turnbull, Haaretz, 17 septembre 2015
  4. (en) Paul Maley, « "Why I faked OzCar email: Godwin Grech" », sur www.theaustralian.com.au (The Australian),‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  5. (en) Alexandra Kirk, « Coalition rift: Tuckey slams 'arrogant' Turnbull », sur www.abc.net.au (ABC News),‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  6. (en) Phillip Coorey, « Shock result as Abbott wins Liberal leadership by one vote ... ETS dead », sur www.smh.com.au (The Sydney Morning Herald),‎ (consulté le 14 septembre 2015)
  7. « Australie: un challenger conservateur renverse le premier ministre », sur www.lefigaro.fr,‎ (consulté le 14 septembre 2015).
  8. « Australie : le multimillionnaire Malcolm Turnbull investi Premier ministre », sur liberation.fr,‎ .
  9. (en) « Australia PM Abbott faces challenge from Turnbull », sur www.bbc.com (BBC News),‎ (consulté le 28 octobre 2015).
  10. (en) « 7 News - National Poll - 26 May 2016 », sur www.reachtel.com.au,‎ (consulté le 11 juillet 2016)
  11. (en) « The Essential Report 27 April 2016 »,‎ (consulté le 11 juillet 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Autres projets[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]