Saqāliba

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Saqāliba (سقالبة, sg. Siqlabi) est un terme désignant les Slaves, notamment les mercenaires et esclaves slaves dans la civilisation islamique classique (Ifriqiya, Sicile et al-Andalus), contemporaine de l'époque médiévale en Occident. Le terme arabe est emprunté au byzantin : saqlab, siklab, saqlabi viennent du grec Sklavinoi ("Slave").

Le chroniqueur arabe Ibn al-Faqih écrit qu'il y a deux types de saqāliba : ceux qui ont la peau sombre et les cheveux noirs qui vivaient par-delà les mers et ceux à la peau claire qui vivaient plus loin sur la même terre. Il était typique dans le monde arabe de n'avoir qu'une très vague idée des différences ethniques au sein des Slaves.

Théophane mentionne que le calife omeyyade Muʕāwīyah ibn Abū Sufyān mit en place en Syrie une armée de 5 000 mercenaires slaves dans les années 660.

Dans le monde musulman, il existait plusieurs routes principales pour le trafic des Slaves. À travers l'Asie centrale (Mongols, Tatars, Khazars, etc), la mer Méditerranée (Byzance), l'Europe Centrale et occidentale jusqu'en Espagne et au-delà en Afrique du Nord (Maroc, Égypte). D'après Ibrahim ibn Jakub, la route européenne était parcourue par des marchands juifs, les Radhanites.

Les Saqaliba occupaient des fonctions variées : serviteurs, eunuques, artisans, soldats et même gardes du calife. Nombre d'entre eux occupèrent des postes importants et à la différence des millions d'esclaves inconnus, leur sort est bien renseigné. En Ibérie, au Maroc, à Damas et en Sicile, leur rôle peut être comparé à celui qu'eurent les Mamelouks dans l'Empire ottoman. Certains Saqāliba devinrent même seigneurs de taïfas (principautés) en Ibérie après la chute du califat de Cordoue.

Controverse[modifier | modifier le code]

Comme mentionné précédemment, les arabes n'avaient qu'une notion très vague des différences ethniques des populations dont ils n'étaient pas voisins. Il est donc tout à fait possible que dans certains vieux textes, le terme "Saqualiba" fait référence à d'autres peuples. En particulier, Ibn Fadlan semble appeler "as-Saqāliba" les habitants de la Bulgarie de la Volga.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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