Saint-Marc Girardin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Girardin.
Saint-Marc Girardin
Description de cette image, également commentée ci-après
Saint-Marc Girardin photographié par Charles Reutlinger.
Naissance
Paris, Drapeau de la France France
Décès (à 72 ans)
Morsang-sur-Seine, Essonne, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Marc Girardin, dit Saint-Marc Girardin, né le à Paris et mort le à Morsang-sur-Seine (actuelle Essonne), est un universitaire, critique littéraire et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tombe de Marc Girardin à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

Récompensé par l'Académie française en 1822 et 1827, il est nommé professeur de Seconde au collège Louis-le-Grand à Paris en 1827 et commence à cette époque à écrire pour le Journal des Débats.

La Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Après la Révolution de Juillet, il est nommé maître des requêtes au Conseil d'État et est chargé de remplacer François Guizot, devenu ministre de l'Instruction publique, comme professeur d'histoire à la Sorbonne. En 1833, chargé par Guizot d'une mission d'observation sur l'enseignement dans les États du sud de l'Allemagne, il écrit le rapport De l'instruction intermédiaire et de son état dans le midi de l'Allemagne. En 1834, il est nommé professeur de poésie française à la Sorbonne.

Girardin est élu député de Saint-Yrieix (Haute-Vienne) en 1834, 1837 (mandat interrompu en 1839), 1842 et 1846 ; il siège au centre et soutient les gouvernements successifs.

Il est nommé ministre de l'Instruction publique dans le gouvernement envisagé en février 1848 pour remplacer celui de Guizot[1], mais la chute de Louis-Philippe entraîne son retrait de la vie politique. Il poursuit dès lors son activité professorale et journalistique.

Critique au Journal des Débats et collaborateur à la Revue des deux Mondes, il est élu membre de l'Académie française en 1844.

Le Second Empire et la Troisième République[modifier | modifier le code]

Saint-Marc Girardin se présente aux élections de 1863 (2e circonscription de la Haute-Vienne), mais est battu ; il est en revanche élu aux élections de février 1871. Il se sépare du Journal des Débats en 1872. Il meurt au cours de son mandat. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (75e division).

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Tableau de la littérature française au XVIe siècle, 1829.
  • Notices politiques et littéraires sur l'Allemagne, 1835.
  • Cours de littérature dramatique, ou De l'usage des passions dans le drame, 5 volumes, 1843-1868.
  • Essais de littérature et de morale, 2 volumes, 1845.
  • De l'Instruction intermédiaire et de ses rapports avec l'instruction secondaire, 1847.
  • Souvenirs de voyages et d'études, 2 volumes, 1852-1853.
  • Souvenirs et réflexions politiques d'un journaliste, 1859.
  • De la situation de la papauté au 1er janvier 1860, 1860.
  • Des Traités de commerce selon la Constitution de 1852, 1860.
  • La Syrie en 1861. Condition des chrétiens en Orient, 1862.
  • La Fontaine et les fabulistes, 2 volumes, 1867.
  • Jean-Jacques Rousseau, sa vie et ses ouvrages, 2 volumes, 1876.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ministre de l'Instruction publique « d'un cabinet qui ne put se constituer au mois de février 1848 ». Cf. Académie Française, « Marc GIRARDIN, dit SAINT-MARC GIRARDIN (1801-1873) », sur academie-francaise.fr, academie-francaise.fr, s.d. (consulté le 1er août 2010).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :