Philippe-Paul de Ségur

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Philippe-Paul de Ségur
Gérard - Philippe Paul comte de Ségur (1780-1873).jpg
Philippe-Paul, comte de Ségur (1780-1873), François Gérard (1770–1837), 1er quart XIXe siècle, Musée de l'Histoire de France (Versailles)
Fonctions
Conseiller général de Seine-et-Marne
-
Pair de France
-
Fauteuil 6 de l'Académie française
-
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
(à 92 ans)
Paris (France)
Sépulture
Nationalité
Allégeance
Activités
Famille
Père
Fratrie
Conjoint
Célestine de Vintimille (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Paul-Charles-Louis-Philippe de Ségur
Célestine Marie Amédée de Ségur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Cercle des chemins de fer (d)
Académie française (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinctions
Archives conservées par

Le comte Philippe Paul de Ségur, né le à Paris et mort le à Paris, est un général et historien français de la Révolution et de l’Empire, pair de France et académicien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe-Paul de Ségur est le fils du comte Louis-Philippe de Ségur et d'Antoinette Elisabeth Marie d'Aguesseau.

Engagé volontaire dans le corps des Hussards le , sous-lieutenant dès le dans l'armée du Rhin, il fait sous Moreau la campagne de Bavière et assiste à la bataille de Hohenlinden. Il passe avec le grade de lieutenant dans l'armée du général Macdonald en novembre de la même année, chargé de combattre les autrichiens dans le canton des Grisons. Il écrit à cette occasion son premier ouvrage: Lettre sur la campagne de Macdonald, paru à Paris en 1802. Il est nommé lieutenant aide de camp du général de Beurnonville le , capitaine le , adjoint à l'état-major du palais impérial le , puis officier d'état-major général de la Grande Armée en . Il assiste à la bataille d'Austerlitz puis fut choisi par Napoléon pour accompagner à Naples le roi Joseph. Il est chef d'escadron du 13e Chasseurs le , présent au siège de Gaète, puis rappelé à la Grande Armée pour les opérations en Prusse puis en Pologne, avant d'être fait prisonnier par les Russes le jusqu'à la paix de Tilsitt (). Rappelé à Paris, il y épouse la fille du comte de Luçay, premier préfet du Palais. Major le au 6e Hussards, blessé au combat de Somo-Sierra le , général de brigade le , aide de camp de l'Empereur, il l'accompagne lors de la campagne de Russie.

Il a laissé une Histoire de Napoléon et de la Grande Armée en 1812, précieuse pour les historiens. Les dernières campagnes de Napoléon y sont décrites avec un grand sens de l'épopée et du tragique. Sa vision des événements est cependant vivement contestée par les inconditionnels de Napoléon. Le général baron Gourgaud, en particulier, publie une réponse d'une telle violence que les deux hommes vont sur le terrain s'en expliquer. Philippe de Ségur y est blessé par le redoutable ancien compagnon d'exil de l'Empereur.

Le , il est mis à la tête du 3e régiment de gardes d'honneur de la Garde impériale. En 1814 lors de la campagne de France, il participe à la bataille de Reims le , à la tête d'une brigade de gardes d'honneur de la division de cavalerie du général Defrance, et il y reçoit une blessure. Lors de la première Restauration, il est fait Chevalier de Saint-Louis le , et le suivant il est chef d'état-major des corps royaux de cavalerie et de la 6e division militaire. Le , il est chargé de la défense de la rive gauche de la Seine, et il est mis en non activité le .

Le , il devient maréchal de camp au corps royal d'état-major, et il est mis en disponibilité le . Il devient membre de l'Académie française en 1830. Il est élevé au grade de lieutenant général le , pair de France le suivant, dans la fournée de trente-six pairs viagers destinée à permettre l'adoption à la Chambre haute du projet de loi abolissant l'hérédité de la pairie, et il est placé dans la section de réserve du cadre de l'état-major général le . Il est fait grand-croix de la Légion d'honneur le , et il est admis à la retraite le .

Il est administrateur de la Compagnie du chemin de fer du Centre et de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans.

Il meurt le à Paris.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

En 1806, il épouse en premières noces Antoinette Charlotte Le Gendre de Luçay, dame du palais de l'impératrice Joséphine, fille de Jean-Baptiste-Charles Legendre de Luçay et de Jacquette Félicité Papillon d'Auteroche (nièce de Denis Pierre Jean Papillon de La Ferté). Ils eurent :

  • Paul-Charles-Louis-Philippe (1809-1886), député, marié à Amélie Greffulhe
  • Marie Charlotte Antoinette Laure (1810-1883), mariée au marquis Oscar du Val de Bonneval
  • Napoléon (1812-1832)

Veuf, il épouse en secondes noces Célestine Gabrielle de Vintimille du Luc, veuve du comte Jean-Henry-Louis Greffulhe et fille du général Charles Félix René de Vintimille du Luc. D'où :

  • Célestine (1830-1918), mariée au comte de La Forest d'Armaillé
  • Marie-Laure (1832-1867), mariée au comte Louis de Galard de Saldebru.

Il est par ailleurs l'oncle par alliance de Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Portrait de Philippe Paul de Ségur en académicien.
  • Lettre sur la campagne du général Macdonald dans les Grisons. Paris et Strasbourg : chez Treutel et Würtz, 1802, in-8°, 120 p.
  • Histoire de Napoléon et de la Grande Armée, pendant l'année 1812. Paris : Baudouin frères, 1824. 2 vol. in-8°
  • Histoire de Charles VIII. Paris : Bellizard, 1835. 2 vol. in-8°
  • Histoire de la Russie et de Pierre le Grand. Paris : Baudouin frères, 1829. in-8°, 584 p.
  • Histoire et mémoires. Paris : Firmin-Didot frères, 1873. 7 vol. in 8°
  • Mélanges. Paris : Firmin-Didot frères, 1873. in-8°, 528 p. Le Comte de Ségur termine dans cet ouvrage (tomes 10 et 11) Les Œuvres complètes écrites par son père Louis-Philippe, Comte et Marquis de Ségur (1753 - 1830).
  • De 1800 à 1812. Un aide de camp de Napoléon. Mémoire du général Comte de Ségur. Paris : Firmin-Didot frères, 1894-1895. 3 vol. in-8°. Le 3e vol. est consacré à la période 1813-1814-1815 : Du Rhin à Fontainebleau. Cette édition a été publiée par les soins de son petit-fils le Comte Louis de Ségur.
  • La campagne de Russie, récit dédié à ses compagnons d'armes, fût publié en 1825 et le succès en fût si grand que de nombreuses éditions tant en France qu'à l'étranger n'ont pas lassé la curiosité du public[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Général Comte Philippe de Ségur, La campagne de Russie, Paris, Editions R. Simon, , 288 p., p. 7 préface de l'éditeur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]


Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]