Jacques-François Ancelot

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Jacques-François Ancelot
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Jacques-François Ancelot
Naissance
Le Havre
Décès
Paris
Activité principale

Jacques-Arsène-François-Polycarpe Ancelot, né au Havre le et mort le à Paris, est un dramaturge et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un greffier du tribunal de commerce du Havre, Ancelot fait ses études au collèges du Havre et de Rouen, et obtient, en 1813, une place comme employé à la préfecture maritime de Rochefort — où son oncle est préfet — puis, en 1815, au ministère de la Marine[1].

En 1816, sa pièce Warwick est acceptée par le Théâtre-Français, mais ne sera jamais produite. Trois ans plus tard, une tragédie en cinq actes, Louis IX, est mise en scène qui connaîtra cinquante représentations et lui rapportera une pension de 2 000 livres de Louis XVIII. Trois éditions de la pièce sont rapidement épuisées. Son œuvre suivante, Le Maire du palais est jouée en 1825 avec moins de succès, mais lui vaut la croix de chevalier de la Légion d'honneur. En 1824, il produit Fiesque, une adroite adaptation du Fiesco de Schiller. En 1828, paraît Olga ou l’Orpheline russe dont l’intrigue lui a été suggérée par un voyage effectué en Russie en 1826. Vers la même période, il produit Marie de Brabant (1825), un poème en six chants ; l’Homme du monde (1827), un roman en quatre tomes, porté par la suite à la scène avec succès et, en 1829, une pièce, Élisabeth d’Angleterre.

À la Révolution de Juillet, il perd à la fois sa pension et ses postes de conservateur honoraire de la bibliothèque de l'Arsenal et de bibliothécaire du roi. Privé de revenus, il emploie, non par goût, mais par nécessité, les dix années à venir à écrire principalement des vaudevilles, des drames et des comédies légères. Une tragédie, Maria Padilla (1838), lui vaut un siège à l’Académie française en 1841.

En 1849, il est envoyé par le gouvernement à Turin, Florence, Bruxelles et d’autres capitales, pour négocier le sujet des copyrights internationaux. Les traités qu’il a conclus peu après sont, dans une large mesure, le résultat de son tact et de son intelligence.

Il était l’époux de l’écrivaine Virginie Ancelot qui tenait un célèbre salon littéraire. Leur fille Louise Ancelot (1825-1887) épouse en 1844 Charles Lachaud (1817-1882), célèbre avocat bonapartiste qui défendra notamment Marie Lafarge. De cette dernière union, sont issus, leur petit-fils Marc Sangnier, journaliste, parlementaire et fondateur du Sillon, et leur arrière-petit-fils Jean Sangnier (1912-2011), patron de presse et Résistant.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  • Joseph Morlent, Antoine Maurin, Aglaé de Corday, Ancelot devant ses concitoyens : notice biographique, Paris, Jullien, 1855
  • Henri Frère, Ancelot, sa vie et ses œuvres, Rouen, Le Brument, 1862
  1. Joseph Marie Quérard, Félix Bourquelot, Charles Louandree, Louis-Fernand-Alfred Maury: La littérature française contemporaine, volume 1, Daguin frères, 1842, p. 37 (lire en ligne)

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Magen, Notice sur la vie et les travaux de J.-A.-F. Ancelot, de l'Académie française 1794-1854, p. 381-399, Recueil des travaux de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, 1854, tome 7 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]