Landaman

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Landaman ou Landamann ou Landammann de l'allemand Land (état / pays) et Amtmann (secrétaire / officiel).

Dans de nombreux cantons suisses alémaniques, il s'agit du titre donné au président du gouvernement cantonal.

Cantons[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, le titre de Landammann est toujours utilisé dans les cantons suivants:

Confédération[modifier | modifier le code]

Bien que de nombreux titres évoquant la présidence aient été attribués au Chef de la Confédération, ce titre fut celui de Landamann.

Le landamann est le chef officiel de la confédération des XIX sous protectorat français, il a sa fonction à vie et est libre de désigner son successeur faisant de lui un « monarque fédéral ». Cependant le régime étant sous contrôle français, les pouvoirs du landamann sont limité. Bien qu'à sa mort le landamann peut désigner son successeur, ce choix ne peut être valider que si l'empereur Napoléon donne son consentement. La fonction fut en place de 1803 à 1814, ce qui correspond à la durée du protectorat français sur la Suisse. Durant cette période, se succédèrent à ce poste :

Portrait Nom Règne Notes
Bild Louis d Affry.jpg Louis d'Affry

(1743-1810)

landamann de Suisse

1803 - 1810 Opposé à la République helvétique, il fait partie de la classe aristocratique suisse. Après la mise en place du protectorat français par Napoléon, il est choisi par celui-ci comme landamann. Fidèle aux français, il respecte l'acte de médiation et déclare la guerre aux ennemis de la France. A sa mort, il désigne le général Niklaus Rudolf von Wattenwyl comme son successeur. Un choix que l'empereur confirme par décret impérial.
Niklaus Rudolf von Wattenwyl.jpg Niklaus Rudolf von Wattenwyl

(1760-1832)

landamann de Suisse

1810 - 1811 Général suisse, opposé au protectorat français. Membre du gouvernement d'Affry, il est choisi par celui-ci à sa mort comme landamann. L'empereur le confirme dans ses fonctions par décret impérial. Wattenwyl va très vite signer des accords secrets avec les britanniques et les autrichiens pour mettre fin au protectorat. Mais Napoléon, qui apprend la conspiration qui se prépare, fait destituer Wattenwyl et l'envoie en exil. Après la chute de l'empereur et la fin du protectorat, il dirigea la Suisse jusqu'en 1831.
Hans Reinhard.jpg Hans Reinhard

(1755-1835)

landamann de Suisse

1811 - 1814 Favorable au protectorat et à l'acte de médiation, il est désigné landamann par décret impérial en 1811 après la destitution de Wattenwyl. Après la fin de l'acte de médiation en 1813, il assiste impuissant au départ des troupes françaises et au massacres de certains soldats. Le protectorat français prend définitivement fin avec la chute de Napoléon en 1814. Reinhard est alors écarté de la scène politique et traduit devant un tribunal pour avoir soutenu les français durant l'occupation. Acquitté en 1815, il se retire à Zurich où il meurt en 1835.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]