Saburo Teshigawara

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Saburo Teshigawara
Naissance (63 ans)
Tokyo au Japon
Activité principale Chorégraphe, danseur
Style Danse contemporaine
Activités annexes Professeur de danse, Photographe, cinéaste, poète
Années d'activité Depuis 1981
Collaborations Kei Miyata
Élèves Hiroaki Umeda
Récompenses Bessie Award

Œuvres principales

Mirror and Music
Darkness is hiding black horses
Solaris

Scènes principales

Opéra national de Paris

Saburo Teshigawara (勅使川原三郎) né le à Tokyo, est un chorégraphe et scénographe japonais de danse contemporaine. Il est l'un des plus grands chorégraphes contemporains[1],[2].

Son style et ses œuvres ont bouleversé la danse contemporaine[3],[4].

Formation[modifier | modifier le code]

Formé au mime et à la danse classique, Saburo Teshigawara fait des études de peinture, avant de s'orienter définitivement, à 20 ans, vers la danse[5],[6].

Il est également photographe, cinéaste et poète[6].

Chorégraphe[modifier | modifier le code]

Saburo Teshigawara décide en effet d'utiliser, parfois jusqu'à l'extrême (enterrement, danse sur du verre cassé), son corps comme mode d'expression. Il réalise en 1981 ses premières créations chorégraphiques sous forme de solos.

En 1985, Saburo Teshigawara fonde sa compagnie, appelée Karas signifiant « corbeau » en japonais avec la danseuse Kei Miyata[5]. Une année plus tard, en 1986, il fait des débuts remarqués lors du Concours de Bagnolet où il remporte un deuxième prix.

Invité aux grandes compagnies[modifier | modifier le code]

Saburo Teshigawara est invité aux grandes compagnies de ballet telles que le Ballet de l'Opéra de Paris[7],[8],[9], le Nederlands Dans Theater et le Ballet de Francfort.

À l'Opéra national de Paris, il a y une collaboration étroite avec les étoiles Aurélie Dupont, Nicolas Le Riche[10] et Jérémie Bélingard.

Style[modifier | modifier le code]

Saburo Teshigawara conçoit en général ses créations dans tous leurs aspects que ce soit la danse, la scénographie proche de la performance plastique, aux costumes, en attachant un soin particulier à l'aspect visuel et surtout aux lumières souvent très travaillées. Il réalise souvent ses pièces dans des lieux insolites en rapport avec leurs sujets comme des sites industriels ou des musées[11].

La lumiére joue dans ses chorégraphies un rôle décisif en permettant aux spectateurs de percevoir le temps, le moment, l'éternel, ce qui crée un effet magique[12].

Aurélie Dupont est fortement touchée lors des répétations de « Darkness is hiding black horses » en octobre 2013 à l'Opéra de Paris sous les yeux de Saburo Teshigawara[3] décrivant sa façon de la manière suivante:

« Saburo est mystique à sa façon et dans la pureté du mouvement. Travailler avec lui, c’est comme revenir à la source. Saburo obtient des choses de moi que je n’imaginais pas pouvoir donner. »

Pour Saburo Teshigawara la respiration est fondamentale. La façon dont une danseur respire est très importante. Un être humain ne soit pas une statue, il respire[13].

Un bon danseur doit être lui et aussi avoir beaucoup de détermination[13].

Professeur[modifier | modifier le code]

Saburo Teshigawara est aussi professeur de l'université Rikkyō et a fondé en 1995 le « Saburo Teshigawara Education Project » (STEP) un projet pédagogique aux jeunes danseurs[14].

Récompenses[modifier | modifier le code]

En 2007, Saburo Teshigawara remporte un Bessie Award à New York pour « Bones in Pages ».

Chorégraphies[modifier | modifier le code]

  • 1986 : Kaze no sentan
  • 1989 : Ishi-No-Hana
  • 1991 : Dah-Dah-Sko-Dah-Dah
  • 1991 : Bones in Pages (solo)
  • 1992 : Noiject
  • 1994 : White Clouds Under the Heels pour le Ballet de Francfort
  • 1995 : Here to Here (solo)
  • 1996 : I Was Real - Documents
  • 1998 : Absolute Zero (solo)[15]
  • 2000 : Modulation
  • 2001 : Luminous
  • 2003 : Air pour le ballet de l'Opéra de Paris
  • 2004 : Kazahana
  • 2005 : Scream and Whisper
  • 2006 : Air
  • 2007 : Glass Tooth
  • 2007 : Miroku (solo)
  • 2009 : She solo pour Rihoko Sato
  • 2010 : Œuvre sans titre sur la Symphonie no 6 du compositeur Giya Kancheli
  • 2011 : Mirror and Music en collaboration avec Karas
  • 2013 : Darkness Is Hiding Black Horses (trio) pour le ballet de l'Opéra de Paris, interprété par Aurélie Dupont, Nicolas Le Riche, Jérémie Bélingard[7]
  • 2014 : Dah Dah Sko Dah Dah, au théâtre Chaillot

Opéra[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • « Saburo Teshigawara, Dancing the invisible » par Elisabeth Coronel, 58 min[4]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les grands chorégraphes du XXe siècle par Gérard Mannoni, Buchet-Chastel, Paris, 2015, 397 pages, (ISBN 978-2-283-02811-7).
  2. Èmission Encore heureux du 10 octobre 2013, Nicolas Le Riche, qui est interviewé dans l'émission par Arthur Dreyfus, dit ça sur Saburo Teshigawara.
  3. a et b La belle étoile d’Aurélie Dupont, interview mèné par Philippe Noisette, publié dans Paris-Match le 17 juillet 2014.
  4. a et b (de) [1], extrait de l'article « Der Atem tanzt den Körper », Akiko Tachiki, „tanz“ 07/2011 quant à „Mirror and Music“ de Saburo Teshigawara; (également) annonce du documentaire « Saburo Teshigawara, Dancing the invisible » par Elisabeth Coronel, 58 min.
  5. a et b « Panorama de la danse contemporaine. 90 chorégraphes », par Rosita Boisseau, Éditions Textuel, Paris, 2006, (ISBN 2-84597-188-5), p. 555.
  6. a et b Dessiner et danser, flux de vie pour Saburo Teshigawara par Rosita Boisseau dans Le Monde du 6 novembre 2010.
  7. a et b (en)Fiche Darkness is hiding black horses sur le site de Karas.
  8. Rehearsal Saburo Teshigawara, répétitions de Darkness is hiding black horses, création de Saburo Teshigawara pour l'Opéra de Paris, le 17 octobre 2013; 9:06 min.
  9. Darkness is hiding black horses - Saburo Teshigawara (Ballet de l'Opéra), extrait, 1:40 min.
  10. Nicolas le Riche, Saburo Teshigawara - Solaris, Nicolas Le Riche explique la façon de Saburo Teshigawara, 3:47 min.
  11. Livret du spectacle « Miroku » donné au Théâtre de Chaillot en octobre 2009
  12. (en) Mirror and Music - interview Saburo Teshigawara Chaillot 2012, sous-titrée en français, 26:01 min
  13. a et b Mirror and Music au Théâtre des Champs-Élysées, cinq questions à Saburo Teshigawara par Amélie Bertrand du 5 novembre 2015.
  14. Profil Saburo Teshigawara du magazine Elle.
  15. Cette pièce décidera de la carrière artistique de Hiroaki Umeda qui l'ayant vu décide de délaisser la photographie pour se consacrer à la danse.