Service central de renseignement criminel

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Le Service central de renseignement criminel (SCRC), anciennement Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD)[1], est un organisme central de police judiciaire de la Gendarmerie nationale française formant avec l'Institut de Recherches Criminelles de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) et l’observatoire central des systèmes de transports intelligents (OCSTI), le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale. Créé le , il est implanté, depuis l'été 2015, à Pontoise dans le Val-d'Oise[2]. Il était situé précédemment au fort de Rosny, à Rosny-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Sa compétence s'étend sur l'ensemble du territoire national.

Échelon national de l'intelligence judiciaire, le SCRC a pour mission de centraliser et d'exploiter les informations judiciaires relatives aux crimes et délits ainsi qu'aux recherches de personnes et de véhicules qui lui sont transmises par l'ensemble des unités de la Gendarmerie. Ces informations sont recueillies dans le but de recenser les phénomènes criminels afin notamment de procéder à des rapprochements en matière de modes opératoires ou de typologie criminelle, pour permettre leur résolution. Le SCRC gère par ailleurs les bases de données de la gendarmerie et entretient des relations avec de multiples acteurs publics (police nationale, douanes, Interpol, Europol, etc.) ou privés (associations de victimes, constructeurs automobiles, centres de recherches, etc.), nationaux ou internationaux.

De renommée internationale, le SCRC reçoit fréquemment les visites des polices étrangères dont le FBI en 2013, afin de partager ses techniques et son expertise.

Il constitue en outre le point central de référence pour la gendarmerie nationale en matière d'analyse criminelle ou comportementale (profiling). Il effectue enfin une mission de police sur le réseau internet pour lutter contre la cybercriminalité, notamment dans le domaine de la pédopornographie, des escroqueries, contrefaçons, racisme et xénophobie[3].

Le département de répression des atteintes aux mineurs sur Internet est composée de gendarmes qui endossent légalement de fausses identités sur internet pour confondre les criminels[4].

Le SCRC abrite également le Centre national d'analyse des images de pédopornographie (CNAIP).

Le SCRC dépend du parquet de Pontoise mais a une compétence judiciaire nationale.

Organigramme[modifier | modifier le code]

Le Service central de renseignement criminel (SCRC) dispose d'une section commandement et pilotage (SCP) qui comprend un Groupe de Permanence Opérationnelle (GPO), une Cellule Formation Assistance (CFA) et un Secrétariat (SET).

Viennent ensuite s'y rattacher 4 divisions[5]:

  1. La Division Administration des Applications Judiciaires (D2AJ) composée de plusieurs départements :
    • Le Département du Fichier d'Antécédents Judiciaires (DFAJ)
    • Le Département des Fichiers de recherches (DFRE)
    • Le Département du Fichier Automatisé des Empreintes Digitales (DFAED)
    • Le Département du Droit d'Accès Indirect (DAI)
  2. La Division Analyse et Investigations Criminelles (DAIC) composée de plusieurs départements :
    • Le Département Atteintes aux Personnes (DAP)
    • Le Département Atteintes aux Biens (DAB)
    • Le Département Délinquance Économique, Financière et Stupéfiants (DEFS)
    • Le Département Exploitation Renseignement et Analyse Stratégique (DERAS)
    • Le Groupe Relations Internationales (GRI)
  3. La Division Opérations et Appuis Spécialisés (DOAS) composée de plusieurs départements :
    • L'Unité Nationale d'Appui Judiciaire (UNAJ)
    • Le Département Sciences du Comportement (DSC)
    • Le Département Science de l'Analyse Criminelle (DSAC)
  4. La Division Lutte Contre la Cybercriminalité (DLCC) composée de plusieurs départements :
    • Le Département Coordination et Appuis Numériques (DCAN)
    • Le Département Investigations sur Internet (D2I)
    • Le Département Prévention et Suivi des Phénomènes sur Internet (DPSPI)
    • Le Département Répression des Atteintes aux Mineurs sur Internet (DRAMI) qui intègre
      • Le Centre National d'Analyse des Images de Pédopornographie (CNAIP)

Technologie[modifier | modifier le code]

Anacrim est l'un des outils du SCRC. Il utilise aussi les bases d'analyse sérielle de police judiciaire (BASe PJ) autorisées par un décret de novembre 2013.

Le SCRC utilise ou a utilisé depuis 2008 le logiciel AdvertiSearch (de la société Advestigo) qui détecte automatiquement les copies ou adaptations non autorisées de contenus protégés ou interdits[6].

Volume des activités[modifier | modifier le code]

En 2008, le centre de la gendarmerie à Rosny-sous-Bois a effectué 600 procédures, dont 500 de pédopornographie[7]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Décret n° 2015-1805 du 28 décembre 2015 modifiant le code de procédure pénale (partie règlementaire) et relatif aux unités de la gendarmerie nationale au sein desquelles les officiers et agents de police judiciaire exercent leurs fonctions habituelles », sur le site Legifrance.gouv.fr, (consulté le 17 mai 2016).
  2. « Les experts déménagent (archive) », sur Crime-expertise.org, (consulté le 17 mai 2016).
  3. « Recherches et documentation (STRJD) (archive) », sur le site du Sirpa Gendarmerie, (consulté le 17 mai 2016).
  4. Christophe Cornevin, « La gendarmerie infiltre le web pour traquer les pédophiles », sur le site du Figaro.fr, (consulté le 17 mai 2016).
  5. « Organigramme du STRJD », sur http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr
  6. Ariane Beky, « Le STRJD, gendarme du web, adopte AdvestiSearch », sur le site Clubic.com, (consulté le 17 mai 2016).
  7. « Pédophilie: ne laisser "aucun répit" (MAM) », sur le site du Figaro.fr, (consulté le 17 mai 2016).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]