Robert Malone

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Robert Malone
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Robert Wallace Malone est un biologiste moléculaire, épidémiologiste, spécialiste des maladies infectieuses. Il a travaillé sur l’ARN messager. Lors de la pandémie de Covid-19, il est critiqué pour la diffusion de désinformation sans base scientifique démontrées, notamment relative aux vaccins.[1],[2],[3]

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Malone étudie la médecine à l'université Northwestern au sein de laquelle il obtient un doctorat de médecine. L'ARN messager est découvert en 1961,[4] permettant à Malone, de travailler sur ce sujet dans les années 80.[5],[4]

Malone estime être à l'origine des vaccins à ARN qui sont utilisés lors de la pandémie de Covid-19 des années 2020 et 2021. Bien que Malone fût l'un des premiers à publier un article sur l'ARN messager à la fin des années 1980[4] il n'a plus travaillé sur ce sujet ensuite. La communauté scientifique continue ses recherches, l'invention des vaccins à ARN est généralement attribuée à Katalin Karikó, qui la première a eu l'idée d'utiliser l'ARN messager à des fins thérapeutiques[6],[5].

Position concernant le vaccin à ARNm contre la Covid-19[modifier | modifier le code]

En , il s'exprime sur la toxicité de la protéine Spike utilisée dans le vaccin à ARNm contre la Covid-19, en se basant sur une étude de l'institut Salk[7], et demande à ce que l'innocuité de la version utilisée dans ce dernier soit démontrée. Ses propos sont largement repris et déformés[réf. nécessaire] sur les réseaux sociaux, pointant une hypothétique cytotoxicité de la protéine Spike vaccinale là où le contenu original de l’étude spécifie précisément que « Cette conclusion suggère que les anticorps générés par la vaccination et/ou des anticorps exogènes contre la protéine S protègent non seulement l’hôte de l’infectivité du SARS-CoV-2 mais inhibent également les lésions endothéliales causées par la protéine S » (« This conclusion suggests that vaccination-generated antibody and/or exogenous antibody against S protein not only protects the host from SARS-CoV-2 infectivity but also inhibits S protein-imposed endothelial injury »).

L'affirmation circulant sur les reseaux sociaux d'une toxicité des protéines de surface est qualifiée par plusieurs organisations de vérfication de fausse par absence de preuve.[8],[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Tom Bartlett, « The Vaccine Scientist Spreading Vaccine Misinformation », sur The Atlantic, (consulté le )
  2. (en) « Flawed scientific papers fueling Covid-19 misinformation », sur France 24, (consulté le )
  3. (en) « Fact Check-COVID-19 vaccines are not ‘cytotoxic’ », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. a b et c Felicia Sideris, « L'inventeur de l'ARN messager a-t-il vraiment reconnu la dangerosité de cette technologie ? », sur LCI, (consulté le ).
  5. a et b Vincent Coquaz, « Robert Malone, présenté comme l’inventeur des vaccins à ARN messager, s’oppose-t-il à la vaccination des plus jeunes ? », Libération, (consulté le ).
  6. (de) Thorsten Fuchs, « mRNA-Entdeckung: Wem gebührt der Preis? », sur RedaktionsNetzwerk Deutschland, .
  7. (en) Institut Salk, « SARS-CoV-2 Spike Protein Impairs Endothelial Function via Downregulation of ACE 2 », sur ahajournals.org, .
  8. (en-US) « PolitiFact - No sign that the COVID-19 vaccines’ spike protein is toxic or ‘cytotoxic’ », sur @politifact (consulté le )
  9. (zh-HK) « 【誤導內容】Robert Malone是mRNA疫苗發明者?|Factcheck Lab », sur Factcheck Lab 事實查核實驗室,‎ (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]