Raoul Hedebouw

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Raoul Hedebouw
Illustration.
Raoul Hedebouw, en 2019.
Fonctions
Chef de groupe PTB à la Chambre des représentants de Belgique
En fonction depuis le
(1 an, 5 mois et 1 jour)
Législature 55e
Député fédéral à la Chambre des représentants
En fonction depuis le
(6 ans, 5 mois et 2 jours)
Élection 25 mai 2014
Réélection 26 mai 2019
Circonscription Province de Liège
Législature 54e et 55e
Conseiller communal à la ville de Liège
En fonction depuis le
(8 ans, 1 mois et 7 jours)
Élection 14 octobre 2012
Réélection 14 octobre 2018
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Liège (Province de Liège, Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique PTB-PVDA

Raoul Hedebouw, né le à Liège, est un homme politique belge.

Il est, depuis 2008, porte-parole du Parti du travail de Belgique (PTB-PVDA, gauche) et conseiller communal à la ville de Liège ainsi que député fédéral depuis les élections législatives du 25 mai 2014.

Parcours[modifier | modifier le code]

Raoul Hedebouw naît le à Liège[1] et grandit à Herstal, une banlieue ouvrière de Liège. Ouvriers sidérurgistes, ses parents sont militants à la Confédération des syndicats chrétiens (CSC). Après des études secondaires à l'Athénée de Herstal, il effectue des études de botanique à l'université de Liège.

Son engagement militant débute en 1996[2]. Pendant les grèves étudiantes contre le ministre Michel Lebrun, il anime le Comité herstalien étudiant. Il s'engage ensuite au Parti du travail de Belgique (PTB) et joue un rôle non négligeable dans la montée en puissance de ce parti au sein du paysage politique belge.

En 2001, alors que se tient un sommet du Conseil pour les affaires économiques et financières à Liège, Raoul Hedebouw est mis sur écoute par la justice belge. Il découvre cette surveillance quelques années plus tard et gagne un procès contre l'État belge[3].

En 2009, il publie avec Peter Mertens Priorités de gauche, aux éditions Aden[4]. Bien que le président de son parti soit Peter Mertens, Raoul Hedebouw, qui s'exprime aussi aisément en français qu'en néerlandais[5], est régulièrement invité pour débattre à la télévision ou donner des interviews à la presse belge, tant francophone que néerlandophone.

Aux élections communales de 2012, le PTB réalise un bon score et obtient des conseillers communaux dans la plupart des grandes villes belges[6]. À la suite de ce scrutin, Raoul Hedebouw devient conseiller communal à Liège.

Aux élections fédérales 2014, la coalition PTB-GO obtient pour la première fois de son histoire deux élus à la chambre des représentants. Raoul Hedebouw siége donc avec Marco Van Hees comme député fédéral.

Raoul Hedebouw reverse les trois-quarts de ses 6 000 euros de rémunération de parlementaire au PTB. Il estime anormal que les hommes politiques puissent s'enrichir et se détacher de la population grâce à leurs mandats[7].

Il est victime d'une agression au couteau lors d'un discours prononcé à l'occasion du [8].

Il est réélu conseiller communal à Liège lors des élections communales de 2018.

Il est réélu lors des élections fédérales de 2019 et devient chef de groupe PTB à la Chambre.

Activités parlementaires[modifier | modifier le code]

Le , Hedebouw est parmi un petit groupe de huit députés qui s'abstiennent lors du vote sur la reconnaissance du génocide arménien[9]. Il jugeait en effet que le texte n'allait pas assez loin dans cette reconnaissance[10].

Le , Hedebouw, de concert avec les groupes PTB, N-VA et Vlaams Belang à la Chambre des représentants, a voté contre la confiance au Gouvernement Wilmès II[11],[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « RAOUL HEDEBOUW », sur liege.be (consulté le 20 février 2019)
  2. http://www.ptb.be/wie-zijn-we/partijbureau/raoul-hedebouw.html
  3. « 450 Belges sur écoute chaque mois »
  4. « Aden Editions +++ Priorité de gauche »
  5. « Raoul Hedebouw, député fédéral :: « Wij zijn één, nous sommes un ! » »
  6. En région liégeoise, à Seraing, il devient le deuxième parti, juste derrière le PS. Cfr. www.7sur7.be
  7. « Le Che Guevara wallon », sur Reporters, RTL, (consulté le 5 novembre 2017)
  8. « En Belgique, un dirigeant de la gauche radicale agressé au couteau », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  9. https://www.lalibre.be/belgique/la-reconnaissance-du-genocide-armenien-adoptee-par-la-chambre-55b1141f3570b54652e0ad78 La Libre Belgique: La reconnaissance du génocide arménien adoptée par la Chambre
  10. La Libre.be, « La reconnaissance du génocide arménien adoptée par la Chambre », sur www.lalibre.be, (consulté le 7 mai 2020)
  11. « Le Parlement accorde sa confiance au gouvernement Wilmès II », sur RTBF Info, (consulté le 20 mars 2020)
  12. « Le gouvernement Wilmès II obtient la confiance de la Chambre: 9 partis pour, 3 contre », sur Le Soir, (consulté le 20 mars 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]