Raoul Hedebouw

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Raoul Hedebouw
Illustration.
Raoul Hedebouw, en 2021.
Fonctions
Président du Parti du travail de Belgique
En fonction depuis le
(5 mois et 24 jours)
Élection
Prédécesseur Peter Mertens
Chef de groupe PTB à la Chambre des représentants de Belgique

(2 ans, 6 mois et 30 jours)
Législature 55e
Successeur Sofie Merckx
Député fédéral à la Chambre des représentants
En fonction depuis le
(8 ans et 6 jours)
Élection 25 mai 2014
Réélection 26 mai 2019
Circonscription Province de Liège
Législature 54e et 55e
Conseiller communal à la ville de Liège
En fonction depuis le
(9 ans, 8 mois et 11 jours)
Élection 14 octobre 2012
Réélection 14 octobre 2018
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Liège (Province de Liège, Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique PTB-PVDA

Raoul Hedebouw, né le à Liège, est un homme politique belge.

Il est, porte-parole à partir de 2008, puis président du Parti du travail de Belgique (PTB-PVDA) depuis 2022, conseiller communal de Liège ainsi que député fédéral depuis les élections législatives du 25 mai 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Raoul Hedebouw naît le à Liège[1] et grandit à Herstal, une banlieue ouvrière de Liège. Ouvriers sidérurgistes, ses parents sont militants à la Confédération des syndicats chrétiens (CSC)[2]. Après des études secondaires à l'Athénée de Herstal, il effectue des études de botanique à l'université de Liège[2]. Raoul Hedebouw s'exprime aussi aisément en français qu'en néerlandais[3].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Son engagement militant débute en 1996[4]. Pendant les grèves étudiantes contre le ministre Michel Lebrun, il anime le Comité herstalien étudiant (CHE). Il fait également une intervention remarquée en 1997 durant la marche multicolore pour l'emploi organisée à Clabecq par le syndicaliste Roberto D'Orazio[2]. Il s'engage ensuite au Parti du travail de Belgique (PTB) et participe à la montée en puissance de ce parti au sein du paysage politique belge[5].

En 2001, alors que se tient un sommet du Conseil pour les affaires économiques et financières à Liège, Raoul Hedebouw est mis sur écoute par la justice belge. Il découvre cette surveillance quelques années plus tard et gagne un procès contre l'État belge[6].

En 2009, il publie avec Peter Mertens, président du PTB, Priorités de gauche, aux éditions Aden[7].

Aux élections communales de 2012, le PTB réalise un bon score et obtient des conseillers communaux dans la plupart des grandes villes belges[8]. À la suite de ce scrutin, Raoul Hedebouw devient conseiller communal à Liège.

Aux élections fédérales 2014, la coalition PTB-GO obtient pour la première fois de son histoire deux élus à la chambre des représentants. Raoul Hedebouw siège donc avec Marco Van Hees comme député fédéral.

Il est victime d'une agression au couteau lors d'un discours prononcé à l'occasion du [9],[10].

Il est réélu conseiller communal à Liège lors des élections de 2018.

Il est réélu lors des élections fédérales de 2019 et devient chef de groupe PTB à la Chambre.

Le 19 janvier 2022, Sofie Merckx lui succède comme cheffe de groupe PTB à la Chambre[11].

Activités parlementaires[modifier | modifier le code]

Raoul Hedebouw reverse les trois-quarts de ses 6 000 euros de rémunération de parlementaire à son parti, le PTB. Il estime anormal que les hommes politiques puissent s'enrichir et se détacher de la population grâce à leurs mandats[12].

Le , Hedebouw est parmi un petit groupe de huit députés qui s'abstiennent lors du vote sur la reconnaissance du génocide arménien[13]. Il jugeait en effet que le texte n'allait pas assez loin dans cette reconnaissance[14].

Le , Hedebouw, de concert avec les groupes PTB, N-VA et Vlaams Belang à la Chambre des représentants, vote contre la confiance au gouvernement Wilmès II[15],[16].

Le , dans un discours à la Chambre des représentants, à l'occasion de la visite en Europe du président américain Joe Biden, Raoul Hedebouw, député et porte-parole du PTB, dénonce « la guerre froide que Biden veut mener contre la Chine ». « Qu'on arrête de pointer du doigt les Chinois. L'impérialisme américain instrumentalise les droits humains pour dénigrer la Chine », s'est insurgé le député. Hedebouw critique également la demande qui est faite de relancer la partenariat européen avec les États-Unis, considérant que ceux-ci se comportent en « puissance dominante » dans le monde[17],[18].

Président du PTB[modifier | modifier le code]

Le , Raoul Hedebouw est élu président du PTB-PVBA, après une élection dont il était le seul candidat et qu'il a remporté avec 94,1 % des voix. Il prend ses fonctions le [19].

Considérant que l'obligation vaccinale n'est pas une solution, il a cependant refusé de se rendre à la manifestation du à Bruxelles contre les mesures sanitaires. « Je comprends grandement cette colère, mais il y a là-bas des orateurs qui sont anti-science. Et moi je crois en la science. » précise-t-il. Concernant le passage de la TVA de 21 % à 6 %, il considère que la TVA est l'impôt le plus payé par la classe ouvrière. Le prix de l'énergie est donc pour lui et son parti de l'ordre du fondamental[20],[21].

A la question : faut-il envoyer des armes à l'Ukraine ? le président du PTB répond en qu'il faut "laisser place à fond à la diplomatie". Il ne voit pas d'un bon œil "les interventions militaires, l'augmentation des budgets militaires", notamment le point de vue de l'OTAN. La diplomatie lui parait comme une évidence, car "il y a deux solutions pour finir une guerre : soit on arrive à abattre complètement l'une des parties, soit on négocie. Moi, je ne crois pas à la possibilité qu'on abatte la Russie". Il y voit un parallèle avec la situation en Afghanistan ou en Irak : "On sait ce que ça a donné 20 ans de guerre en Afghanistan, ça a détruit tout le pays". " Vous avez vu la situation dans ces pays-là ? On devrait avoir honte de nos interventions là-bas". À ses yeux, "c'est un bilan de nos interventions occidentales, et je voudrais un esprit autocritique en Occident pour dire que si nous voulons arriver à la paix, on va devoir mettre les différents partis autour de la table"[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « RAOUL HEDEBOUW », sur liege.be (consulté le )
  2. a b et c Thomas Lemahieu. Un Marx Brother chez les Belges. L'Humanité Magazine, n°797, 10 mars 2022, pp. 24-25.
  3. « Raoul Hedebouw, député fédéral :: « Wij zijn één, nous sommes un ! » »
  4. http://www.ptb.be/wie-zijn-we/partijbureau/raoul-hedebouw.html
  5. Nidal Taibi, « Rencontre avec Raoul Hedebouw, le leader de la gauche radicale en Belgique », sur https://www.lesinrocks.com/,
  6. « 450 Belges sur écoute chaque mois »
  7. « Aden Editions +++ Priorité de gauche »
  8. En région liégeoise, à Seraing, il devient le deuxième parti, juste derrière le PS. Cfr. www.7sur7.be
  9. « En Belgique, un dirigeant de la gauche radicale agressé au couteau », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  10. Marc Gerady, « Hedebouw en retire de la publicité! lance un avocat », sur sudinfo.be, .
  11. « Sofie Merckx succède à Raoul Hedebouw comme cheffe de groupe PTB à la Chambre », sur RTBF (consulté le )
  12. « Le Che Guevara wallon », sur Reporters, RTL, (consulté le )
  13. La Libre.be, « La reconnaissance du génocide arménien adoptée par la Chambre », sur LaLibre.be,
  14. La Libre.be, « La reconnaissance du génocide arménien adoptée par la Chambre », sur www.lalibre.be, (consulté le )
  15. « Le Parlement accorde sa confiance au gouvernement Wilmès II », sur RTBF Info, (consulté le )
  16. « Le gouvernement Wilmès II obtient la confiance de la Chambre: 9 partis pour, 3 contre », sur Le Soir, (consulté le )
  17. « Document de la séance plénière du mercredi 30 juin 1921/Intervention du député Raoul Hedebouw à n° 04:03 et n° 04:05 en français et en néerlandais et sous-titres », la chambre des représentants (consulté le )
  18. Claude Demelenne, « Pour en finir avec la bêtise de l'extrême gauche », Le Vif, (consulté le )
  19. « Raoul Hedebouw élu président du PTB à une très large majorité », sur rtbf.be (consulté le )
  20. « R Hedebouw se confie sur les ambitions du PTB », RTL info,
  21. Sylvia Falcinelli, « des dizaines de milliers de manifestants », Rtbf, (consulté le )
  22. RTL Info avec Fabrice Grosfilley, publié le 01 avril 2022 à 08h27/ https://www.rtl.be/info/belgique/politique/raoul-hedebouw-n-est-pas-d-accord-avec-les-demandes-de-zelensky-ca-nous-menera-en-ligne-droite-vers-une-troisieme-guerre-mondiale--1367452.aspx

Liens externes[modifier | modifier le code]