Quiberville

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Quiberville
Quiberville
La plage.
Blason de Quiberville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité CC Terroir de Caux
Maire
Mandat
Jean-François Bloc
2020-2026
Code postal 76860
Code commune 76515
Démographie
Gentilé Quibervillais
Population
municipale
541 hab. (2019 en diminution de 1,64 % par rapport à 2013)
Densité 161 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 57″ nord, 0° 55′ 13″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 58 m
Superficie 3,35 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Dieppe
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dieppe-1
Législatives 6e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
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Quiberville

Quiberville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Quiberville, 2019.

Quiberville est une commune littorale de la côte d'Albâtre, située sur l'estuaire de la Saâne, entre Saint-Aubin-sur-Mer et Sainte-Marguerite-sur-Mer.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 877 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Dieppe », sur la commune de Dieppe, mise en service en 1949[7] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 798,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, mise en service en 1968 et à 60 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 11 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Quiberville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dieppe, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 62 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[19]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,1 %), zones urbanisées (25,1 %), zones humides intérieures (11,6 %), zones agricoles hétérogènes (10,8 %), prairies (5,7 %), zones humides côtières (1,7 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclessia de Guibervilla vers 1240 ; Apud Gibervillam XIIIe siècle[24] ; Guiberville 1319[25] ; Guibervilla 1337 (Longnon) ; Quiberville 1380[26] ; Quiberville sur Saenne en 1397[27] ; Guiberville en 1398, 1403[25] ; Quiberville en 1419[28] ; Eglise de Quimberville sur la mer en 1419 et 1420[29] ; Guiberville en 1422[30] ; Guiberville en 1431 (Longnon) ; Saint Valery de Guiberville en 1500[31] ; Fief de Quiberville en 1503, en 1550 et en 1615[32] ; Eglise paroissiale de Saint Valery de Quiberville en 1587[33] ; Seigneurie de la prévôté de Quiberville sur la mer en 1600[34] ; en 1670[35] et en 1742[36] ; Saint Valery de Guibervilleen 1714[37] ; Guiberville en 1715 (Frémont) ; Quiberville en 1757 (Cassini) ; Guiberville en 1738 (Pouillé)[38].

Guiberville signifie le « domaine de Guibert » de Gislebertus, nom d’un homme germanique et du latin villa (domaine rural).

Histoire[modifier | modifier le code]

« Le Port de Quiberville à 300 toises de la vallée de Saenne, communique à la mer par un chemin praticable aux voiliers en 1762 »[39].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[40]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1795   François Lavenu    
1808   Antoine Leclerc    
1840   Félix Faucon    
1852   Julien-Guillaume Grenet    
1853   Antoine-Thomas Leclerc    
1871   Louis-Henri Leclerc    
1879   Augustin Samson    
1881   Louis-Henri Leclerc    
1882 1897 François-Hippolyte Grenet    
1897   Olivier Legras    
1899   Auguste Lavenu    
1900 1910 François-Hippolyte Grenet    
1910   Jacques Dumont    
1919   Augustin Guilbert    
1932   Jean-Henri Grenet    
1947   Yvonne Colange    
1953   Léon Guérout    
1953   Yvonne Colange    
1959   Jean Grenet    
Les données manquantes sont à compléter.
1983 En cours
(au 10 août 2020)
Jean-François Bloc[41] UDI Retraité
Président de la CC Saâne et Vienne (2008 → 2016 )
Vice-président de la CC Terroir de Caux (2017 → )
Conseiller régional de Normandie (2015 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[42],[43]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[45].

En 2019, la commune comptait 541 habitants[Note 8], en diminution de 1,64 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
282245242335311303621637285
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
297280293242257243240271269
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
279287267243260255241273331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
405362399427429467506506549
2015 2019 - - - - - - -
547541-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Valery
  • Hameau Levassor

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ranavalona III[48], Reine détrônée de Madagascar, passe l'été 1913 à Quiberville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Quiberville

Les armes de la commune de Quiberville se blasonnent ainsi :

d’azur à trois navettes de tisserand d’or posées 2 et 1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Dieppe - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Quiberville et Dieppe », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Dieppe - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Quiberville et Boos », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dieppe », sur insee.fr (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  20. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. Archives départementales de la Seine-Maritime, 26 H.
  25. a et b Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3267.
  26. Archives départementales de la Seine-Maritime, 24 H.
  27. Archives départementales de la Seine-Maritime, tab. Rouen.
  28. Archives nationales, P. 303-533.
  29. Archives départementales de la Seine-Maritime, tab. Rouen reg. 19 f. 159.
  30. Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3268.
  31. Archives départementales de la Seine-Maritime, G 8109 sq.
  32. Archives départementales de la Seine-Maritime, C 2798.
  33. Archives départementales de la Seine-Maritime, G 1692.
  34. Archives départementales de la Seine-Maritime, II B 387.
  35. Archives départementales de la Seine-Maritime, G 8484.
  36. Archives départementales de la Seine-Maritime, II B 388.
  37. Archives départementales de la Seine-Maritime, G 738.
  38. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 826.
  39. Archives départementales de la Seine-Maritime, C 879.
  40. « Quiberville », sur http://seine76.fr (consulté le ).
  41. Emmanuelle Réju, « À Quiberville, le maire se bat contre la montée des eaux : Le réchauffement climatique augmente les risques d’érosion des côtes. « La Croix » et France Inter se penchent sur ce défi à l’occasion de la « marée du siècle » », La Croix,‎ (lire en ligne).
  42. « Municipales 2020. Le maire sortant de Quiberville, Jean-François Bloc présente sa liste », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  43. « Municipales 2020. Jean-François Bloc entame son 7e mandat de maire à Quiberville-sur-Mer », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  44. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  45. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  46. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  47. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  48. Henry Daniel, Quiberville-sur-Mer, d'Hier à Aujourd'hui, Luneray, Bertout, , 296 p. (ISBN 2-86 743-068-2), p. 221.