Quasimodo (fête)

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Le Quasimodo, aussi appelé deuxième dimanche de Pâques, dimanche in albis, dimanche de Saint-Thomas ou Pâques close, est une fête ayant lieu le premier dimanche après Pâques, dans le calendrier chrétien. Dans l'Église catholique romaine, depuis la canonisation de Faustine Kowalska en 2000 par le pape Jean-Paul II, ce dimanche est devenu la fête de la divine Miséricorde.

Différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Extrait du Liber usualis contenant les premières notes et premiers mots de l'introït en chant grégorien de la quasimodo, qui lui donnent son nom.

L'expression quasimodo est formée à partir des premiers mots latins qui commencent l'introït de ce jour, « Quasi modo geniti infantes, alleluia: rationabile, sine dolo lac concupiscite, ... » (« Comme des enfants nouveau-nés, alleluia : désirez ardemment le pur lait spirituel, ... »), tirés de la Première épître de Pierre (2,2). Une étymologie populaire attribue ce nom au fait qu'il désigne la fête la plus rapprochée de Pâques, qui est donc pour ainsi dire (quasi modo) une deuxième Pâques[1]. Le mot quasimodo est de genre féminin, mais devrait être de genre masculin selon le linguiste Kristoffer Nyrop[2].

C'est aussi le jour où on lit le récit de l'apôtre Thomas refusant de croire à la résurrection de Jésus.

Ce jour est encore appelé dimanche in albis (sous entendu : depositis, « dimanche aux aubes déposées »), car, ce jour-là, les néophytes (adultes baptisés durant la vigile pascale), entrent à la messe vêtus de leurs habits ordinaires, ayant quitté, la veille (samedi in albis deponendis : « samedi aux aubes à déposer »), le vêtement blanc qu'ils portaient depuis leur baptême.

La fête est parfois nommée « Pâques closes » puisque c'est ce jour là que s'achève l'octave de Pâques. L'expression octave de Pâques désigne en général la période de huit jours qui va du dimanche de Pâques au dimanche suivant inclus. Elle est parfois employée pour indiquer le dernier jour de cette période[réf. nécessaire].

Inspirations[modifier | modifier le code]

La fête donne son nom au personnage de Quasimodo dans Notre-Dame de Paris, le roman de Victor Hugo. C'est en effet un dimanche de quasimodo que le prêtre Claude Frollo le recueille sur le parvis de la cathédrale.

On dit aussi « renvoyer à la Quasimodo » pour renvoyer à un terme très éloigné[2],[3],[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Huot, « Des calendes, du calendrier et des calendes grecques et, incidemment, de la dénomination de quelques fêtes catholiques », Revue d'Alsace, 2e série, vol. 5,‎ , p. 372–373 (lire en ligne).
  2. a et b Kristoffer Nyrop, Grammaire historique de la langue française, t. 3, Copenhague, Gyldendalske boghandel, Nordisk forlag, , p. 376–377 [lire en ligne].
  3. Claude Duneton et Sylvie Claval, Le bouquet des expressions imagées : Encyclopédie thématique des locutions figurées de la langue française, Seuil, , 1375 p. (ISBN 2-02-009958-6).
  4. Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, t. 13 : POUR-R, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, , p. 503 [lire en ligne].