Pierre Morel-À-L'Huissier

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Pierre Morel-À-L'Huissier
Illustration.
Pierre Morel-À-L'Huissier en 2016.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(19 ans, 6 mois et 29 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 2e de la Lozère (2002-2012)
CU de la Lozère (2012-)
Législature XIIe, XIIIe, XIVe, XVe
(Ve République)
Groupe politique UMP (2002-2015)
LR (2015-2017)
LC (2017)
UAI (2017-2019)
UDI (depuis 2019)
Prédécesseur Jacques Blanc
Maire de Fournels

(16 ans, 4 mois et 24 jours)
Successeur François Bichon
Conseiller général de la Lozère

(17 ans et 7 jours)
Élection 22 mars 1998
Circonscription Canton de Fournels
Prédécesseur Lucien Vidal
Successeur Canton supprimé
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Strasbourg (Bas-Rhin)
Nationalité Française
Parti politique DL (1998-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2019)
Profession Avocat

Pierre Morel-À-L'Huissier, né le à Strasbourg (Bas-Rhin), est un avocat et homme politique français.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Né en 1958 à Strasbourg, avocat spécialisé en droit public, Pierre Morel-À-L'Huissier s'engage dans la vie politique en 1986 en tant que collaborateur du président du conseil régional de Languedoc-Roussillon Jacques Blanc[1]. Il devient en 1993 directeur de cabinet de la région Languedoc-Roussillon. Impliqué sur les sujets agricoles, il est médaillé de la MSA (Mutualité sociale agricole)[réf. nécessaire].

Auteur d'un rapport sur la reconnaissance internationale des anciens combattants, il a reçu la médaille d'or de l'ONAC (Office national des anciens combattants)[réf. nécessaire].

Initiateur de la loi sur les sapeurs-pompiers volontaires en 2011, il est gratifié de la médaille d'or de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France et élevé au grade de caporal d'honneur[réf. nécessaire].

En 2016, au regard de ses activités d'avocat et de ses nombreux travaux législatifs, il est élevé au grade de colonel de réserve de la Gendarmerie nationale[réf. nécessaire].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Au niveau national[modifier | modifier le code]

Pierre Morel-À-L'Huissier est élu député au premier tour des élections législatives, le 9 juin 2002, dans la 2e circonscription de la Lozère. Il fait partie du groupe Union pour un mouvement populaire (UMP) et est membre du Club de la boussole[2]. Il est réélu député sous l'étiquette UMP, pour la XIIIe législature (2007-2012) dans la même circonscription, au premier tour, avec 63,9 % des suffrages.

Il intervient régulièrement sur la question de la ruralité (adaptation des normes nationales aux territoires ruraux, agriculture de montagne, télétravail, soutien à l’artisanat, etc.). Au sein de l'Assemblée nationale française, il est membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République.

Il est rapporteur de plusieurs lois :

  • création du CDI dans la fonction publique (2005)
  • défenseur des droits (2011)
  • sapeurs-pompiers volontaires (2011)
  • télétravail (2011)
  • précarité dans la fonction publique (2012)
  • définir et protéger le « patrimoine sensoriel » des campagnes françaises (2020)[3].

Le 17 juin 2012, il est réélu député avec 50,52 % des voix au second tour face à Sophie Pantel dans la désormais unique circonscription de la Lozère.

Le 21 janvier 2015, il est nommé, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, secrétaire national thématique à la ruralité[4].

Le 18 juin 2017, il est réélu député avec 56,61 % des voix au second tour face à Francis Palombi[5]. Il intègre le groupe Les Constructifs (LC) et affirme son indépendance par rapport à Laurent Wauquiez[6].

Fin octobre 2017, il relaie à l'Assemblée nationale, avec des députés Les Républicains, un amendement portant sur la fiscalité des entrepôts et fourni « clé en main » par le Medef et la Confédération des petites et moyennes entreprises[7],[8],[9].

Il rend le 17 octobre 2018 un rapport sur les fichiers mis à la disposition des forces de sécurité[10]. Quelques semaines plus tard, il est chargé d'évaluer la médiation entre l'administration et les citoyens. Jusque-là apparenté, il rejoint le groupe UDI et indépendants (ex-Les Constructifs) le [11].

Sur le plan local[modifier | modifier le code]

Pierre Morel-A-L'Huissier en juin 2010 à l'ouverture du 16e parlement des enfants.

En mars 1998, Pierre Morel-À-L'Huissier est élu conseiller général du canton de Fournels, en Haute-Lozère. Il met en place en janvier 1999 la communauté de communes des Hautes Terres composée de 10 communes, dont il devient président.

En mars 2001, il est élu maire de Fournels puis réélu en mars 2008 avec 88,72 % des voix et en mars 2014 avec 68,91 % des voix. Il démissionne en application de la loi interdisant le cumul des mandats.

Membre du conseil général de la Lozère de 1998 à 2015, Pierre Morel-À-L'Huissier a développé une expertise aujourd'hui reconnue sur les politiques d’aménagement du territoire[réf. nécessaire]. Dans cette optique, il prône la création de dispositifs nationaux et communautaires spécifiques pour les zones à handicaps naturels permanents.

Il réalise plusieurs projets sur la commune de Fournels (ZAE, maison de retraite, bureau de poste, village de vacance, etc.). Il préside deux Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), l'un à Fournels et l'autre à Saint-Alban-sur-Limagnole. Il prône la certification des comptes des collectivités locales et participe à l'expérimentation lancée en 2016 par le ministère de l'Économie et des Finances et la Cour des Comptes sur 25 collectivités locales en France.

Lors des élections départementales de 2015, il est battu au second tour dans le canton de Chirac avec 45,24 % des voix face à Henri Boyer et Sophie Malige.

Controverses[modifier | modifier le code]

Proposition de loi[modifier | modifier le code]

En mars 2008, il suscite la polémique en proposant une loi visant à réduire les dépenses en communication des collectivités territoriales à moins de 0,3% de leur budget global[12].

Affaire Bygmalion[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l’affaire Bygmalion, qui concernerait un système de fausses facturations établi au sein de l’UMP pour couvrir d’éventuels dépassements de dépenses électorales durant la campagne présidentielle de 2012, Pierre Morel-À-L'Huissier et d’autres députés déposent plainte contre X, estimant qu’il y a « un préjudice moral et financier »[13],[14].

Affaire des frais de déplacement[modifier | modifier le code]

En octobre 2019, le journal Mediapart fait état d'un système de remboursement de faux frais de déplacement s'étalant sur plusieurs années. L'article évoque des remboursements pour des déplacements en Lozère, alors que Pierre Morel-À-L'Huissier se trouvait au même instant à l'Assemblée nationale, en 2012, à l'époque où il était à la fois conseiller général et député. Des remboursements au profit de ses collaborateurs parlementaires depuis le compte de frais de mandat pour des kilomètres non-parcourus, reversés ensuite en liquide au député, sont également mentionnés[15]. Dans la foulée, Midi libre publie le témoignage d'un ancien attaché parlementaire allant dans ce sens[16]. Le député nie ces accusations auprès de Mediapart puis de la presse locale[17]. Le 28 janvier 2020, Midi libre dévoile un enregistrement dans lequel Pierre Morel-À-L'Huissier tenterait de dissuader un ancien collaborateur de confirmer ces informations[18].

Plaque en l'honneur de Pierre-Morel-À-l'Huissier à Fournels.

L’association anti-corruption Anticor indique en janvier 2020 qu’elle « étudie » le dossier et qu'elle n’a pas déposé plainte à ce stade[19].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Être député aujourd'hui, Les Éditions du fil rouge, 2015.
  • Argent et politique : vers quelle transparence ?, Les Éditions du fil rouge, 2014.
  • Le télétravail en France. Les salariés sont prêts !, Pearson, 2010.
  • Du télétravail au travail mobile. Un enjeu de modernisation de l'économie française. La Documentation française, 2007
  • La reconversion des anciens combattants en période de sortie de crise. La Documentation française, 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Qui suis-je ? | Pierre Morel A l'Huissier », sur www.pierre-morel.fr (consulté le )
  2. « Rapport d'activité du club de la boussole 2007/2008 »
  3. Gabriel Libert, « Chant du coq préservé par la loi : "La vie dans nos campagnes devrait s’en trouver pacifiée" », sur Marianne,
  4. « Organigramme des Républicains. », sur republicains.fr, .
  5. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le ).
  6. Alexandre Sulzer, « Les Constructifs de l'Assemblée ne veulent pas croire à leur destruction », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « Quand le Medef livre des amendements clé en main aux députés LR et Modem », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « Ces amendements "made in" Medef présentés par les députés », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « Assemblée nationale ~ PLF POUR 2018(no 235) - Amendement no 293 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  10. Assemblée Nationale, « Justice : fichiers mis à la disposition des forces de sécurité », sur Assemblée nationale (consulté le )
  11. « Modifications à la composition des groupes », sur Assemblée nationale (consulté le ).
  12. proposition de loi sur le site de l'assemblée nationale
  13. « Bygmalion : Pierre Morel-A-L'Huissier va déposer plainte au nom des militants UMP », sur France 3 Occitanie (consulté le )
  14. « A l'UMP, « il faut que ceux qui ont fauté paient » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. Antton Rouget, « Les frais imaginaires du «chevalier blanc» de l’Assemblée nationale », sur Mediapart (consulté le )
  16. Caroline Gaillard, « Le député lozérien Morel-à-l’Huissier mis en cause : un ancien collaborateur confirme »
  17. « Abus financiers : le député lozérien Pierre Morel-à-l'Huissier "réfute tout en bloc" », sur midilibre.fr (consulté le )
  18. Caroline Gaillard, « L’enregistrement qui trahit le député lozérien Pierre Morel-à-l’Huisssier »
  19. « Affaire du député Morel-à-l’Huissier : Anticor étudie », sur sfrpresse.sfr.fr (consulté le )