Pierre Morel-À-L'Huissier

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Pierre Morel-À-L'Huissier
Pierre Morel-À-L'Huissier en juin 2010.
Pierre Morel-À-L'Huissier en juin 2010.
Fonctions
Député de la Lozère
En fonction depuis le
(15 ans, 6 mois et 29 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 2e, puis CU (à partir de 2012)
Législature XIIe, XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique UMP (2002-2015)
LR (2015-2017)
LC (depuis 2017)
Prédécesseur Jacques Blanc (UDF)
Maire de Fournels
En fonction depuis le
(16 ans, 9 mois et 24 jours)
Élection 19 mars 2001
Conseiller général de la Lozère
élu dans le canton de Fournels

(17 ans et 7 jours)
Élection 22 mars 1998
Prédécesseur Lucien Vidal (DVD)
Successeur Fonction supprimée
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Strasbourg (Bas-Rhin)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains (depuis 2015)
Profession Avocat
Résidence Fournels (Lozère)

Pierre Morel-À-L'Huissier, né le à Strasbourg (Bas-Rhin), est un avocat et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1958, avocat spécialisé en droit public, lozérien, Pierre Morel-À-L'Huissier s'engage dans la vie politique en 1986 en tant que collaborateur du président du conseil régional de Languedoc-Roussillon Jacques Blanc[1]. Il devient en 1993 directeur de cabinet de la région Languedoc-Roussillon. Implique sur les sujets agricoles, il est médaillé de la MSA (Mutualité sociale agricole).

Auteur d'un rapport sur la reconnaissance internationale des anciens combattants, il a reçu la médaille d'or de l'ONAC (Office national des anciens combattants).

Initiateur de la loi sur les sapeurs-pompiers volontaires en 2011, il est gratifié de la médaille d'or de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France et élevé au grade de caporal d'honneur.

En 2016, au regard de ses activités d'avocat et de ses nombreux travaux législatifs, il est élevé au grade de colonel de réserve de la Gendarmerie nationale.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Il est élu député au premier tour des élections législatives, le 9 juin 2002. Il s'attache alors à défendre les intérêts de la circonscription de Marvejols (Lozère), une des moins peuplée de France, en promouvant la mise en place d’une politique publique en faveur de la montagne et de la ruralité. Il entame son mandat le 19 juin, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 2e circonscription de la Lozère. Il fait partie du groupe UMP et est membre du Club de la boussole.

Il est réélu député sous l'étiquette UMP, pour la XIIIe législature (2007-2012) dans la même circonscription, au premier tour avec 63,89 % des suffrages.

Pierre Morel-À-L'Huissier s’est engagé sur les problèmes de la ruralité, notamment sur l’adaptation des normes nationales aux territoires ruraux au travers un rapport qu'il a remis au président de la République. Il s'est aussi mobilisé en faveur de l'agriculture de montagne, du télétravail, de la démographie médicale, du développement des nouvelles technologies, notamment du très haut débit, contre l'exploitation du gaz de schiste, pour le développement et le soutien aux petites et moyennes entreprises et à l’artisanat.

Au sein de l'Assemblée nationale, il est membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République. Il a été président du Groupe élevage, et de la Droite rurale.

Il est également membre du Conseil national de Sécurité civile, conseiller exécutif de l'UMP, secrétaire national de l'UMP chargé des services publics en milieu rural.

Il est aussi rapporteur et membre du comité directeur de la « Commission Communes et Territoires ruraux » de l'Association des maires de France. Il est membre du comité directeur de l'Association des Communautés de France (ADCF).

Il a été chargé de plusieurs missions :

  • mission sur la reconversion des Anciens combattants des pays en sortie de crise auprès du ministère délégué aux Anciens combattants (2004) ;
  • mission sur le développement du télétravail auprès des ministères de l'Économie, de la Réforme de l'État et de l'Emploi et de la Cohésion sociale (2006) ;
  • mission sur la ruralité auprès du ministère de l'Agriculture et de la Pêche (2006) ;
  • mission sur le bilan de la politique de la montagne et ses évolutions souhaitables aux niveaux national et communautaire (2008).
  • mission auprès du président de la République sur la simplification des normes pour les territoires ruraux (2011).

Il a été rapporteur de plusieurs lois :

  • création du CDI dans la fonction publique (2005)
  • défenseur des droits (2011)
  • sapeurs-pompiers volontaires (2011)
  • télétravail (2011)
  • précarité dans la fonction publique (2012)

Il est réélu avec 50,52 % des voix le 17 juin 2012 dans la désormais unique circonscription de la Lozère. Sa suppléante est Sabine Dalle.

Le 21 janvier 2015, il est nommé, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, secrétaire national thématique à la ruralité[2].

Il est réélu avec 56,61 % des voix le 18 juin 2017. Il intègre le groupe Les Constructifs (LC) et se pose en opposant de Laurent Wauquiez, déclarant dans L'Express : « Si Wauquiez m'emmerde, je me casse »[3].

Fin octobre 2017, il relaie à l'Assemblée nationale, avec des députés LR, un amendement portant sur la fiscalité des entrepôts et fourni par le Medef et la Confédération des petites et moyennes entreprises[4],[5],[6].

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

En mars 1998, il est élu conseiller général du canton de Fournels, en Haute-Lozère, aux confins du massif granitique de la Margeride et du plateau volcanique de l’Aubrac. Convaincu que l’intercommunalité permettra aux petites communes rurales de se doter des moyens nécessaires à leur développement, il met en place une communauté de communes en janvier 1999 : la communauté de communes des Hautes Terres composée de 10 communes, dont il devient président.

En mars 2001, il est élu maire de Fournels puis réélu en mars 2008 avec 88,72 % des voix et en mars 2014 avec 68,91 % des voix.

Membre du conseil général de la Lozère de 1998 à 2015, Pierre Morel-À-L'Huissier a développé une expertise aujourd'hui reconnue sur les politiques d’aménagement du territoire[réf. nécessaire]. Dans cette optique, il prône la création de dispositifs nationaux et communautaires spécifiques pour les zones à handicaps naturels permanents.

Il réalise plusieurs projets sur la commune de Fournels (ZAE, maison de retraite, bureau de poste, village de vacance, etc.).

Il préside deux EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), l'un à Fournels et l'autre à Saint Alban sur Limagnole. Il prône la certification des comptes des collectivités locales et participe à l'expérimentation lancée en 2016 par le ministère de l'Économie et des Finances et la Cour des Comptes sur 25 collectivités locales en France.

Lors des élections départementales de 2015, Pierre Morel-A-L'Huissier est battu sur le canton de Chirac ne récoltant que 45,24 % des voix contre Henri Boyer et Sophie Malige.

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Être député aujourd'hui, Les Éditions du fil rouge, 2015.
  • Argent et politique : vers quelle transparence ?, Les Éditions du fil rouge, 2014.
  • Le télétravail en France. Les salariés sont prêts !, Pearson, 2010.
  • Du télétravail au travail mobile. Un enjeu de modernisation de l'économie française. La documentation Française, 2007
  • La reconversion des anciens combattants en période de sortie de crise. La documentation Française, 2004.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Qui suis-je ? | Pierre Morel A l'Huissier », sur www.pierre-morel.fr (consulté le 15 février 2017)
  2. Organigramme des Républicains., republicains.fr, mars 2016.
  3. « Les Constructifs de l'Assemblée ne veulent pas croire à leur destruction », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  4. « Quand le Medef livre des amendements clé en main aux députés LR et Modem », Challenges,‎ (lire en ligne)
  5. « Ces amendements "made in" Medef présentés par les députés », Marianne,‎ (lire en ligne)
  6. « Assemblée nationale ~ PLF POUR 2018(no 235) - Amendement no 293 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 22 novembre 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]